Barbara Lecompte – Lourdes, de roc et d’eau. Préface du père André Cabes

Le mot de l’auteur :

BAPTISTE, MIKAËL, SANTINE, PAULINE, JOSEPH, AYMÉ, PADRE MARIO, LUCIE et RAPHAËL, se nomment dans la vie : Anastasia, père André, Anthony, Bertil, Charles, Clotilde, Earvin, France, Geneviève, Jean-Baptiste, Janine, Karine, Kévin, Marie-Laure, père Pascal, Pauline, Philippe, Rémi, père Romain, Sébastien. Ils sont hospitaliers, feutier, bénévoles, religieux, pèlerins valides ou invalides. Leurs témoignages, d’hier et d’aujourd’hui, m’ont guidée dans mon chemin d’écriture.

Extrait :

“À cet endroit, la roche est tapissée de verdure. Lierre, églantier et plantes sauvages. BAPTISTE a une pensée pour les racines enfouies dans de petites failles, au cœur de la pierre dure. Il s’enfonce dans la grotte, et sa main effleure la pierre veinée comme un marbre, lissée par les caresses de milliards de pèlerins. Il se recueille un instant tout au fond de la cavité, là où coule la source protégée par une vitre. Derrière lui, le feutier de garde s’approche du grand buisson de cierges. Ganté de cuir et protégé d’un bleu de chauffe, il commence à nettoyer la cire coulée pendant la nuit, avant de ranimer une à une les flammes. Les deux hommes se saluent mutuellement de la tête, chacun profitant du précieux silence. À cette heure matinale de l’ouverture du sanctuaire, la grotte est à eux.”

Éditions Parole et silence, 16 Janvier 2020

Barbara Lecompte – Madeleine ou l’incandescence

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Une femme brune est assise dans la nuit, éclairée par la flamme d’une bougie. C’est Madeleine. Mystérieuses toiles que celles du peintre Georges de La Tour, représentant Sainte Marie-Madeleine ; elles recèlent un secret, celui de l’atelier lorrain de l’artiste, celui d’une obsession, méditative, artistique et spirituelle.

Extrait :

Vingt ans se sont écoulés depuis l’éblouissante exposition « Georges de La Tour » au grand Palais. À quand la prochaine réunion des Madeleine ? Quand pourrons-nous cheminer à nouveau d’une toile à l’autre, de station en station, de chandelle en lumignon, de veilleuse en flamme filante, comme le voulut le fier Lorrain, maître des nuits ? Contempler Madeleine, « la Tour de la foi », et méditer sur sa radieuse oraison, son tête à tête mystérieux avec l’Impalpable.
Madeleine ou l’incandescence. Noirceur de notre temps. Ténèbres d’aujourd’hui. Comme ils rassurent ces calmes visages tournés vers l’invisible et l’essentiel ; comme elles apaisent, ces petites lumières, qui jamais ne s’éteignent, couvées des yeux avec amour.

Éditions Arléa
Parution le 24 Mai 2018

Barbara Lecompte, L’Encrier de Madame de Sévigné

L'Encrier de Madame de Sévigné (1)

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Le mystérieux bureau chinois de la marquise de Sévigné est conservé au Musée Carnavalet à Paris. En Bretagne, dans l’ancienne résidence de l’épistolière, au château des Rochers, une vitrine abrite un petit encrier à décor oriental. À partir des objets d’écriture de la marquise, le fil de son histoire se déroule ; ses voyages, sa correspondance, ses amis et sa chère fille ! Aussi friande de lectures au coin du feu que d’invitations royales, elle se révèle entre les pleins et les déliés de ses lettres autographes.

Extrait

” Nous faisons des lectures toutes divines, mais j’avoue qu’encore que mon esprit soit parfaitement convaincu de toutes les grandes vérités, mon cœur n’est pas touché comme je le voudrais ” écrit-elle. Foi de charbonnier n’est point celle de marquise… Ni pèlerine, ni béguine, l’épistolière à la dévotion un peu feinte, à la piété relative, ne rêve point de stigmates ni d’extase, mais se reconnaît frustrée de quelque chose qui lui échappe, une chaleur dont il pourrait être doux de s’envelopper.

Éditions Arléa, Janvier2017

Auteur : L’Encrier de madame de Sévigné est son quatrième roman.

Barbara Lecompte, Marquise au portrait

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Lorsque je viens au Louvre, je vais le plus souvent dans les salles de penture française du XVIII eme siècle ; et je ne manque pas d’aller saluer le portrait de madame de Pompadour, ce pastel époustouflant de Maurice Quentin de La Tour. Un artiste atypique qui avait déjà éveillé mon intérêt lors de la belle exposition consacrée à ses œuvres au château de Versailles. La Tour et la Pompadour, passionnants personnages de roman pour caracoler au siècle de Louis XV !

barbara

Extrait

Rassurez-vous, Dieu ne m’oublie pas et sait comment refréner mon orgueil. Ainsi a t Il missionné un de ses anges pour se placer sur mon chemin et me faire un croche-pied. L’ange, des plus charmants, est madame de Pompadour. Et le croche-pied ? Ce portrait d’elle que j’ai accepté d’exécuter pour mon malheur. Les proportions en sont enivrantes, la difficulté déconcertante. J’ai passé le stade du chatouillement de satisfaction que procure une grande commande, je me dérobe. Vous voici dans la confidence, Maurice Quentin Delatour est devenu plus humble qu’un pénitent, craintif et désespéré devant l’épreuve à venir. La marquise s’impatiente, me harcèle de billets. Peut-on refuser quoi que ce soit à l’ensorcelante et puissante favorite ?

Éléments biographiques


Barbara Lecompte vit dans le sud.
Marquise au portrait est son troisième roman.
Publication à venir : L’encrier de Madame se Sévigné, Editions Arlea, le 5 janvier 2017.

 

Barbara LecompteMarquise au portrait, Editions Arlea, 2014.