Guy Aurenche – Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun

Pourquoi j’ai écrit ce livre : 

La Déclaration universelle des droits de l’homme a 70 ans. Innombrables sont celles et ceux qui, à travers le monde, s’y réfèrent pour défendre les plus fragiles et exiger davantage de justice. Et pourtant, chaque jour, dans le monde ses principes sont bafoués: guerres, tortures, exclusion, misère et discrimination. Certains n’hésitent pas à mettre en cause le « droit de l’hommisme » et ses dérives supposées (individualisme, ingérence, domination …)

Pourtant ce message, lancé après l’horreur de la seconde guerre mondiale reste bien utile, surtout aux plus pauvres. Il peut aussi servir d’idéal, de boussole à une humanité confrontée à des défis nouveaux et redoutables : dérèglement écologiques, Trans humanisme, perte de sens, crise du Politique… Les droits de l’homme peuvent, non pas proposer des solutions toutes faites, mais organiser un débat pluraliste, au-delà ou plutôt grâce à la richesse de nos différences pour affronter ces « crises » comme de nouvelles naissances. Le partage des souffles, le trésor de nos spiritualité est convié à ce débat et à proposer des racines  à ce combat pour la dignité de tous et de chacun. 

Extrait :

«  Les droits humains nous redisent que l’essentiel passe avant urgent. Ils nous invitent à « reprendre souffle » au cœur des bourrasques, ni par un retour au passé, ni en ayant recours aux vieilles recettes, mais en osant libérer l’énergie créatrice, celle de la dignité, de toute personne : la nôtre.

Aujourd’hui, la boussole des droits humains peut nous aider à poser les bonnes questions et à dessiner ensemble  des voies « navigables ”  en accord avec la dignité. » 

Éditions Temps Présent 
Octobre 2018

 

Vincent Morch – À la recherche du Dieu vivant

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Le sens de toute existence tient à la quête de la vie en plénitude. Ce que, tous, nous recherchons, c’est de nous sentir pleinement vivants.

Mais, immédiatement, des questions surgissent. Qu’est-ce qu’être pleinement vivant ? Comment se fait-il que nous n’ayons pas accès à cet état de façon spontanée ? Et, surtout, comment l’atteindre ?

Depuis que les êtres humains ont accédé à la conscience d’eux-mêmes, ils ont apporté à ces questions des réponses très variées. La culture occidentale contemporaine, comme toutes les autres, tente de répondre à ces interrogations. Comme toutes les autres, elle valorise tel ou tel aspect de l’existence, telle ou telle expérience, et les désigne comme des clés, ou des portes d’entrées, vers l’expérimentation de la vie absolue.

Néanmoins, à mon sens, deux grandes caractéristiques la distinguent : elle s’est détachée de tout référent transcendant et place son espérance dans les progrès des technologies.

Autrement dit, le salut ne peut que s’accomplir ici-bas, et il prend de plus en plus la forme d’une sacralisation absolue de la subjectivité. Comme un petit dieu aristotélicien, il s’agit de jouir de soi-même sans entrave, dans une pleine transparence de soi à soi. Tout ce qui peut venir troubler cette jouissance narcissique doit être, d’une manière ou d’une autre, congédié.

Quant au second point, il engendre désormais des comportements hautement contestables : les progrès des biotechnologies permettent désormais d’appliquer sur l’enfant à naître, dès le premier stade de sa conception, des grilles de lecture permettant de juger a priori ce que serait son « potentiel de bonheur » – de décréter s’il a, ou non, le droit de voir le jour.

Mais qu’en sait-on en réalité ?

Au nom de quoi s’arroger ce droit de vie et de mort ?

Car, au fond, la conception de la vie qui permet de trancher si radicalement le fil d’existences n’ayant pas même eu le temps de prendre forme reste largement non questionnée.

Plutôt que de me consacrer à une entreprise critique, j’ai préféré m’atteler à une tâche qui me paraissait beaucoup plus belle, et plus constructive : m’interroger sur la manière dont la tradition judéo-chrétienne conçoit la vie du Dieu qu’elle révère, ce Dieu qu’elle désigne régulièrement comme le « Dieu vivant ». Car s’interroger sur la manière dont ce Dieu est vivant, c’est s’interroger sur la vie que, selon cette tradition religieuse, nous sommes tous appelés à partager – une vie qui accomplit notre dimension relationnelle.

Extrait :

La source de notre personne n’est pas en nous-mêmes : elle est dans ce regard d’amour que rien ne peut rebuter, dégoûter ou décourager. Fonder l’universalité de la réalité personnelle des humains ne réside donc pas dans la simple croyance que tout être humain est une personne – car il est en effet, dans certains cas, bien difficile de le croire – mais dans la croyance que quelqu’un portera toujours sur lui un regard d’amour inaltérable. S’ancrer dans cette croyance fait que si nous pouvons douter que tel ou tel est une personne, nous ne doutons pas qu’un autre que nous le (re)suscite en permanence ainsi. Cet « Autre » constitue le principe et la source de tout « être en relation », quand bien même il n’aurait jamais pu articuler la moindre parole, ou conçu la moindre pensée.

Éditions Salvator, Août 2018

Assemblée Générale d’Écritures & Spiritualités – 10 Décembre 2018

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ASSOCIATION

Lundi 10 Décembre 2018 à 20 h précises

Au FORUM 104, 104 rue de Vaugirard 75006 Paris – M° Saint-Placide

Nous serons ravis de vous accueillir à l’occasion de notre assemblée générale, ouverte à tous. Ce sera une belle occasion pour découvrir ou retrouver les personnes qui toute l’année font vivre Écritures & Spiritualités. Mais aussi de nous faire part de votre avis, de vos suggestions, et de votre engagement. Ils seront appréciés et bienvenus !…

Venez nombreux !

Téléchargez ici l’invitation pour l’Assemblée Générale d’Écritures & Spiritualités 2018

 

 

Jean Lavoué – Quatre recueils poétiques

 

Pourquoi ces recueils :

Ces quatre recueils rassemblent les poèmes partagés au jour le jour sur les réseaux sociaux et sur mon blog L’enfance des arbres www.enfancedesarbres.com ces dernières années.

Levain de ma joie

…est une sorte de journal poétique de l’année 2017-2018. Ce recueil est enrichi de pastels de Nathalie Fréour. Il est préfacé par Yves Fravalo.

Fraternité des lisières

…rassemblent des « poèmes pour la paix » faisant référence aux attentats qui depuis 2015 ont marqué la France, à la question des migrants, à l’avenir de la planète… Ce recueil est illustré de gravures de Mary-Françoise Hachet de Salins

Chant ensemencé

…est le récit, au cours de l’année 2017, d’un apprivoisement de la maladie. Ce recueil est accompagné d’une lecture, poème par poème, d’Yves Fravalo. Des dessins noirs de Nathalie Fréour illustrent ce recueil.

Nous sommes d’une source

…est un parcours poétique et spirituel inspiré par la source évangélique. Ce recueil est enrichi de gravures de Serge Marzin.

Extraits :

Quand tu reviens de loin
Telle une arche sauvée
Dans la sève des arbres
Le ciel est toujours bleu
(Levain de ma joie)

J’aime les sourciers
Qui percent le secret des mondes
Echappent aux croûtes mortelles
Aux rigidités stériles
Aux sécheresses exemplaires
(Chant ensemencé)

Si tu veux fleurir au printemps
Ô mon frère
Fais comme l’arbre en hiver
Assouplis tes croyances
Allège ton credo
(Nous sommes d’une source)

S’ils t’amenaient à douter
De l’humanité qui est en toi
Alors ils auraient réussi leur crime
(Fraternité des lisières)

Éditions L’enfance des arbres, 2018

Vidéo de présentation :

 

Quelques échos…

Pierre Tanguy 

C’est encore une fois le Chant qui domine dans ce livre, chant synonyme de vie en plénitude que le poète François Cheng salue chez Jean Lavoué. « Ce vrai chantre, ce grand témoin, à l’heure indécise, bien avant l’aube, nous arrache à notre sommeil ». 

Geneviève de Simone-Cornet

Un livre bouleversant de lucidité et d’abandon. Jean Lavoué est fragile mais vivant encore, et il nous donne «jusqu’au chant du silence/le grain de la parole/en semence de vie/en levain de la joie». A nous de tendre l’oreille. 

Sylvie Reff

Un grand merci de votre bouleversant Chant ensemencé ! J’avoue que cette lecture m’a renversée…Vous avez rédigé en état d’incandescence, offert à la pureté de cette parole qui vous traverse. Cruel de songer au prix de sa beauté. 

Jean-Claude Coiffard

Oui, l’essentiel, voilà ce à quoi nous nous amène toute la poésie de Jean LAVOUE. Voilà vers quels signes nous entraînent les mots du poète, vers les graffitis de la joie. Vers la clameur des sources. Vers l’eau pure des fontaines. Vers les larmes de l’enfance éclairant les jardins de la nuit. 

Yves Fravalo

L’écriture pour Jean Lavoué, on le voit, n’est pas une occupation seconde, une occupation de loisir, elle est au cœur de sa vie, elle est le cœur de sa vie, elle constitue proprement sa façon d’être au monde.

Joseph Thomas 

Poète et sourcier de l’âme, Jean Lavoué est une plume fraternelle, toujours transparente. Il vous rejoint dans vos propres fragilités, inquiétudes et doutes. Il vous embarque dans la belle fraternité des poètes… C’est ainsi qu’il célèbre la vie quotidienne  et éternelle.

Gilles Baudry

Tu es un écrivain majeur en Bretagne. Ce qui me touche, c’est que c’est le poème (et non la prose) qui vient te prendre par la main… La poésie est vraiment ce qui demeure quand tout semble s’amenuiser et qui nous arrache à l’inessentiel.

 

Sophie Barut – Je rentrerai avant la nuit

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Croire en l’avenir. Aimer l’instant que nous vivons. Comprendre les règles du jeu. Beaucoup de mystères que je tente d’aborder dans ce témoignage. Vingt-cinq ans, jeune mariée et architecte d’intérieur, l’avenir était tracé. Jusqu’à ce que mon mari Cédric, parti à vélo, percute une Corsa noire…. « Je rentrerai avant la nuit » m’avait dit Cédric. Il est rentré oui, à l’hôpital et dans le coma. Une nouvelle vie à accepter, à reconstruire, à espérer… un second souffle à demander ! Je  raconte ainsi comment notre vie conjugale a repris avec un mari au comportement différent certes, mais profondément le même. « J’essaie de me battre contre les handicaps de mon mari, avec lui, non pas me battre contre lui, voilà l’enjeu ! » Des moments de doute, de colère, de révolte, qui toujours ont pu déboucher sur un chemin d’espérance, de patience et de confiance. « Tu vas te battre pour moi et je me battrai pour toi ».

« J’aurais aimé entendre une épouse de traumatisé crânien expliquer que le bonheur est encore possible, que l’amour peut tout […] Et aussi que Dieu ne nous abandonne jamais, qu’il faut apprendre à ne jamais lâcher sa main, jamais, que la vie reste belle au milieu de cette terrible épreuve, qu’il faut laisser le temps au temps et ne pas s’angoisser pour un avenir qu’on ne tient pas »

Extrait :

«  Cet accident nous a fauchés en plein vol, stoppés net dans notre histoire d’amour naissante. Il a fallu construire sur de nouvelles bases, tellement inattendues et déroutantes. Tout était à découvrir.

Pas à pas nous avons avancé. Main dans la main. Yeux dans les yeux. Jour après jour.

Lorsque tu voulais tout laisser tomber, je te suppliais de te battre par amour pour moi, parce que nos vies étaient inexorablement liées et que mon bonheur était de te voir sourire. Ton désespoir m’aurait submergée. Alors tu te relevais et par amour tu reprenais le combat, pour me donner une belle vie, pour nous donner une belle vie.

Si nous avions su ! Si nous avions su il y a vingt ans toutes les batailles qui nous attendaient, nos nuits sans sommeil, notre énergie dépensée, notre travail remis cent fois sur le métier, nous serions peut-être tombés d’épuisement avant même de commencer. Mais nous aurions surtout sauté de joie en voyant quels cadeaux la vie nous réservait, et quelles belles victoires nous allions remporter…

Si nous avions pu voir où ce combat allait nous mener, nous l’aurions sans doute remporté avec plus d’ardeur et de force encore. 

C’est cette ardeur, c’est cette force que j’aimerais transmettre maintenant, pour que jamais ne s’éteigne la petite flamme de l’espérance. »

Éditions Nouvelle Cité, 1er mars 2018

Sophie BARUT, architecte d’intérieur, épouse de Cédric, devenu handicapé à la suite d’un traumatisme crânien. Elle signe ici son premier livre. Elle apporte régulièrement sa contribution à l’Office Chrétien des personnes Handicapées (OCH).

Lire ci-après le communiqué de presse des Éditions Nouvelle Cité concernant ce livre :

Communiqué de Presse

 

Rencontre avec Charles Juliet

Lundi 10 décembre 2018, à 18 h 

Au forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006, PARIS

“L’écriture et les mystiques : une voie d’approche de soi”

Echange animé par Claude Plettner (journaliste, éditrice, membre du CA d’Écritures & Spiritualités)

Charles Juliet. Poète et écrivain. Prix Goncourt de la poésie pour Moisson en 2013. Grand Prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre en 2017.

Téléchargez ici l’invitation