La nuit de la poésie d’Écritures & Spiritualités

Samedi 18 Janvier à 19h – Espace Poveda 75014 Paris

Entrée libre – Réservation souhaitée

Écritures & Spiritualité est heureux de vous convier à cet événement. Venez nombreux !

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Quelques échos du salon du livre E&S 2019

Ce dimanche fut une fête pour tous, lecteurs, auteurs, visiteurs, adolescents, scouts, parents, animateurs. Le lectorat était attentif et sensible à cette expérience unique de Lire ensemble  et à l’ouverture à ce qui nous dépasse.

Les auteurs ont aimé : 

 « « …Nous avons eu le bonheur de beaucoup d’échanges très féconds entre auteurs, bien sûr, mais aussi avec un lectorat attentif et bienveillant. 

Rarement la nef des Bernardins aura autant aimablement résonné et bruissé dans l’amitié partagée… 

« « …un  moment de partage, d’échanges d’informations . Une belle illustration du vivre ensemble. De belles rencontres.  Merci à tous.  Un message fort qui vient au bon moment…

…un beau moment d’œcuménisme qui facilite le vivre ensemble et ouvre la porte à ce qui nous dépasse… »

Vivre l’équilibre entre le commun et le singulier

Samuel Gzybowski,  co-fondateur du mouvement Co-exister a à sa manière appelé les générations nouvelles à « ne pas choisir » :  

« S’il devait y avoir une adresse à vous faire, une question, un vœu de ma génération : aidez-nous à ne jamais choisir, c’est-à-dire à ne jamais exclure, entre l’unité et la diversité, entre l’identité et l’altérité, entre la ressemblance et la différence, entre les racines et les branches. Aidez-nous à toujours choisir les deux pour ne pas être dans une injonction plutôt qu’une autre, à être capable de vivre cet équilibre entre le commun et le singulier. »

1er décembre 2019 : Salon du livre organisé par “Ecritures et Spiritualités”, association d’écrivains inspirés par le souffle de la dimension spirituelle. Cette année, le salon est placé sous le signe du chant de la terre pour une rencontre fructueuse entre écologie et spiritualité. Collège des Bernardins, Paris (75), France.

Eric de Rus – Anthropologie phénoménologique et théorie de l’éducation dans l’œuvre de Edith Stein

Le mot de l’auteur :

À partir d’une analyse de la personne, où l’intériorité de l’âme tient une place essentielle, nous cherchons à rendre compte de l’éducation comme « façonnement de l’être humain dans sa complétude pour qu’il devienne ce qu’il doit être », c’est-à-dire « un homme véritable » et « authentiquement lui-même ».

La théorie steinienne de l’éducation apparaît comme une doctrine compréhensive de l’être humain et du sens de son existence qui porte le sceau de l’orientation métaphysique de sa recherche philosophique.

Extrait :

Une œuvre, en tant que produit matériel rempli d’esprit, est la manifestation temporelle d’un cosmos de valeurs. Comprendre une œuvre c’est participer intérieurement au cosmos de valeurs qui en constitue le noyau vivant et le sens spirituel. C’est à ce sens que s’ordonnent les éléments matériels de l’œuvre. Édith Stein indique que ces éléments matériels et leur mise en forme sont au service d’une réalisation spirituelle qui consiste dans la réception de la vie intime de l’œuvre dans une âme où elle devient opérante. Car une œuvre « demande à acquérir de la vie dans une âme ».  L’interprétation d’une œuvre est une manifestation particulière du sens compris, un déploiement singulier de sa richesse inépuisable. Pour Édith Stein l’interprète est un serviteur de la vie intime de l’œuvre, sa mission est de prêter voix à la plénitude inépuisable de sens dont l’œuvre est comme la vibration.

Éditions du Cerf, 2019

Éric de Rus est marié, agrégé et docteur en philosophie, auteur de publications sur la pensée d’Édith Stein, la démarche artistique et la quête spirituelle, ainsi que de recueils de poèmes.

Christian Ernst : La conversation – style du chrétien

Le mot de l’auteur :

Le style de communication d’un chrétien fait référence à sa manière d’être dans sa relation aux autres. L’auteur décrit de façon pédagogique les différentes étapes du processus de communication pouvant conduire un chrétien à témoigner de sa foi : rencontrer, écouter, dialoguer, témoigner.

Dans ce processus, un chrétien se distingue par un style de communication qui lui est propre : une centration sur des dispositions intérieures qui favorisent une écoute attentive de son interlocuteur, une décentration sur celui-ci afin de déceler dans la conversation une clé d’ouverture à la transcendance, l’art de répondre à des interrogations d’ordre existentiel en montrant un visage de Dieu dans un langage accessible même à des non-croyants

Extrait :

La maîtrise d’un langage parabolique est un art. Il s’agit d’un langage imagé qui a recours aux paraboles mais également à toute expression (métaphore, analogie) permettant d’établir dans une conversation spirituelle une union parfaite entre des réalités d’ordre matériel et des réalités d’ordre spirituel. Ces expressions, en établissant un rapprochement entre l’univers visible et l’univers invisible, fournissent des clés d’accès à la connaissance de choses divines. Elles ont pour but d’atteindre les sens de son interlocuteur, de provoquer son imagination et rendre ainsi le dialogue plus concret et plus vivant. En rapprochant deux réalités au départ éloignées, la métaphore fait surgir un nouveau sens qui ouvre son interlocuteur à des réalités qui lui été jusqu’ici inconnues.

Éditions Mediaspaul, 2019

Christian Ernst est professeur honoraire des universités, spécialiste en sciences et technologies de l’information et de la communication. Il fait part dans cet ouvrage de sa réflexion et de son expérience sur la manière de vivre sa foi en relation aux autres.

Salon du livre 2019 Écritures & Spiritualités: Mot de la Présidente de l’association et photos du Salon.

Un grand Merci au public d’être venu aussi nombreux, à l’occasion du Salon du livre 2019 d’Écritures & Spiritualités!

Belle et savoureuse  célébration du chant des écrivains,  ce dimanche 1er décembre, dans la nef si accueillante du Collège des Bernardins, pour  104 écrivains et plusieurs milliers de lecteurs, réunis à l’initiative de Ecritures&spiritualités.

              Côte à côte, livre à livre,  écrivains juifs, musulmans, chrétiens, bouddhistes, chercheurs de vie, parlaient et s’écoutaient en toutes leurs langues, Babel heureuse. 

Poètes, essayistes, témoins, romanciers, historiens des religions ont eu le bonheur de rencontrer visage à visage leurs très nombreux lecteurs, de toutes  générations et traditions. 

               Merci aux scouts et guides, aux amis bénévoles,  musulmans, protestants, juifs, catholiques,  qui ont éclairé la journée de leurs sourires et de leurs gâteaux. 

              Aux enfants présents dans les ateliers,  avec Agnès Charlemagne, à l’écoute des questions spirituelles  les uns des autres.

               Aux trois magnifiques voix de Valerie Zenatti, Marion Muller-Colard et cheikh Bentounès, dont le chant de la terre continue de résonner à nos coeurs.  A Samuel Grzybowski,  qui a ouvert ce chant par une parole personnelle.  A Christine Kristof-Lardet qui a fait découvrir les lieux spirituels ancrés dans une écologie authentique.  A Sophie Chergui, attentive à repérer les plus beaux ouvrages spirituels pour les enfants, à Marie-Aude et aux conteuses.

              Merci à nos partenaires, Laurent Landete et au Collège des Bernardins pour leur accueil chaleureux, à Gad Ibgui de l’institut Elie Wiesel et Chiheb Mnasser de la Fondation de l’islam de France.  Merci à tous !    Que les livres nous nourrissent  et nous élèvent,  à l’écoute de la clameur de la terre.   

Christine Ray, présidente

La nef des Bernardins

En fête ce dimanche

Les livres dansent

Sous les hautes voûtes.

Froufrou d’ailes

Vol de colombes

Entre les colonnes.

Ils chantent et dansent

Ivres de tant de sollicitudes

Feuilletés  de pleins regards.   

Quel vertige tous ces livres !

Doute, reflux puis désir

Un seul livre suffira.

Un seul. Longtemps bu.

Tous ces livres que je n’ai pas lus.

Réjouissez-vous Ils sont devant vous !

Sur les tables du festin

Saisis par de pleines mains

Les tâtant comme du  bon pain

Hésitantes à en payer le prix

En deniers ou en temps,

En solitude, en silence.

L’objet remue l’écharde :

Aurais-je le courage de me livrer ?

Karima Berger

Élisabeth Smadja – Prier Le Notre père

Le mot de l’auteur :

C’est la Prière d’un juif nommé Yéshoua, il y a deux mille ans, il l’a donné à ses disciples, une prière aujourd’hui murmurée, chanté, prié dans le monde entier par plus de deux milliards de personnes qu’on appelle des «chrétiens».
Chrétiens qui vient du mot Grec « Khristos » qui traduit le mot hébreu maschia’h, «messie» en français.
C’est une véritable rencontre avec une prière qui nous ramène dans les racines juives de la foi chrétienne. Élisabeth Smadja a médité des mois sur les mots du Notre Père, ils se sont emparés d’elle, en réfléchissant sur chacun d’eux, il lui apparaît qu’ils sont à mettre sut toutes les lèvres car ils concernent tous les hommes
Prière Juive
Prière Chrétienne
Prière « adamique »


EMETH ÉditionsJuin 2019