Eric de Rus – Anthropologie phénoménologique et théorie de l’éducation dans l’œuvre de Edith Stein

Le mot de l’auteur :

À partir d’une analyse de la personne, où l’intériorité de l’âme tient une place essentielle, nous cherchons à rendre compte de l’éducation comme « façonnement de l’être humain dans sa complétude pour qu’il devienne ce qu’il doit être », c’est-à-dire « un homme véritable » et « authentiquement lui-même ».

La théorie steinienne de l’éducation apparaît comme une doctrine compréhensive de l’être humain et du sens de son existence qui porte le sceau de l’orientation métaphysique de sa recherche philosophique.

Extrait :

Une œuvre, en tant que produit matériel rempli d’esprit, est la manifestation temporelle d’un cosmos de valeurs. Comprendre une œuvre c’est participer intérieurement au cosmos de valeurs qui en constitue le noyau vivant et le sens spirituel. C’est à ce sens que s’ordonnent les éléments matériels de l’œuvre. Édith Stein indique que ces éléments matériels et leur mise en forme sont au service d’une réalisation spirituelle qui consiste dans la réception de la vie intime de l’œuvre dans une âme où elle devient opérante. Car une œuvre « demande à acquérir de la vie dans une âme ».  L’interprétation d’une œuvre est une manifestation particulière du sens compris, un déploiement singulier de sa richesse inépuisable. Pour Édith Stein l’interprète est un serviteur de la vie intime de l’œuvre, sa mission est de prêter voix à la plénitude inépuisable de sens dont l’œuvre est comme la vibration.

Éditions du Cerf, 2019

Éric de Rus est marié, agrégé et docteur en philosophie, auteur de publications sur la pensée d’Édith Stein, la démarche artistique et la quête spirituelle, ainsi que de recueils de poèmes.

Christian Ernst : La conversation – style du chrétien

Le mot de l’auteur :

Le style de communication d’un chrétien fait référence à sa manière d’être dans sa relation aux autres. L’auteur décrit de façon pédagogique les différentes étapes du processus de communication pouvant conduire un chrétien à témoigner de sa foi : rencontrer, écouter, dialoguer, témoigner.

Dans ce processus, un chrétien se distingue par un style de communication qui lui est propre : une centration sur des dispositions intérieures qui favorisent une écoute attentive de son interlocuteur, une décentration sur celui-ci afin de déceler dans la conversation une clé d’ouverture à la transcendance, l’art de répondre à des interrogations d’ordre existentiel en montrant un visage de Dieu dans un langage accessible même à des non-croyants

Extrait :

La maîtrise d’un langage parabolique est un art. Il s’agit d’un langage imagé qui a recours aux paraboles mais également à toute expression (métaphore, analogie) permettant d’établir dans une conversation spirituelle une union parfaite entre des réalités d’ordre matériel et des réalités d’ordre spirituel. Ces expressions, en établissant un rapprochement entre l’univers visible et l’univers invisible, fournissent des clés d’accès à la connaissance de choses divines. Elles ont pour but d’atteindre les sens de son interlocuteur, de provoquer son imagination et rendre ainsi le dialogue plus concret et plus vivant. En rapprochant deux réalités au départ éloignées, la métaphore fait surgir un nouveau sens qui ouvre son interlocuteur à des réalités qui lui été jusqu’ici inconnues.

Éditions Mediaspaul, 2019

Christian Ernst est professeur honoraire des universités, spécialiste en sciences et technologies de l’information et de la communication. Il fait part dans cet ouvrage de sa réflexion et de son expérience sur la manière de vivre sa foi en relation aux autres.

Élisabeth Smadja – Prier Le Notre père

Le mot de l’auteur :

C’est la Prière d’un juif nommé Yéshoua, il y a deux mille ans, il l’a donné à ses disciples, une prière aujourd’hui murmurée, chanté, prié dans le monde entier par plus de deux milliards de personnes qu’on appelle des «chrétiens».
Chrétiens qui vient du mot Grec « Khristos » qui traduit le mot hébreu maschia’h, «messie» en français.
C’est une véritable rencontre avec une prière qui nous ramène dans les racines juives de la foi chrétienne. Élisabeth Smadja a médité des mois sur les mots du Notre Père, ils se sont emparés d’elle, en réfléchissant sur chacun d’eux, il lui apparaît qu’ils sont à mettre sut toutes les lèvres car ils concernent tous les hommes
Prière Juive
Prière Chrétienne
Prière « adamique »


EMETH ÉditionsJuin 2019

Élisabeth Smadja : Je suis un livre – Récit autobiographique

Le mot de l’auteur :

La relecture de ma vie m’a fait découvrir que j‘étais un livre, un livre vivant dont
on tourne chaque jour une page, comme tout un chacun, avec sa propre histoire.
Des épreuves ont jalonné ma vie : divorce avec la perte momentanée des enfants,
maladie invalidante…
Ce livre vivant m’a ouvert des horizons insoupçonnés, de questions en recherches, il
m’a conduit au plus grand livre de la vie, jamais Écrit : La Bible, le plus grand
bestseller du monde.
Un livre Saint qui interpelle, bouscule, bouleverse et s’amalgame à notre vie en nous
inspirant à faire de notre livre, c’est à dire de notre histoire personnelle – un livre
saint, dont émanerai une bonne nouvelle
C’est le cheminement de cette quête-enquête qu’Élisabeth Smadja propose à travers
ce livre autobiographique, relecture d’un passage de vie ou tout a basculé…

LES EDITIONS SYDNEY LAURENT juin 2019


Élisabeth Smadja, 64 ans, divorcée est mère de 7 enfants. Juive orthodoxe en
recherche, elle découvre le Christianisme en 1999 et se fait baptiser. Depuis elle
Partage son chemin de conversion en paroisse, à travers ses ouvrages et ses
conférences, démontrant ainsi qu’il n’y a pas rupture entre judaïsme et
christianisme, entre la Torah et les évangiles, mais continuité etaccomplissement en la parole des saintes écritures.
Elle a publié : Bénis soit celui qui vient au nom de Seigneur, (FX de Guibert, 2007), Les fruits d’une conversion, (FX de Guibert, 2007), Éclats de voix (Publibook,2011), Prier avec le Cantique des Cantiques, (Salvador,2015) Prier le verbe, (Medispaul, 2017), Je suis un livre, (Éditions Sydney Laurent,2019), En collaboration : Aux sources hébraïques de la foi chrétienne, (Salvador,2014).

Véronique Saint-Aubin Elfakir – Nom nomade

Le mot de l’auteur :

J’ai voulu dans ce recueil rendre hommage à cette grâce salvatrice du nom. Un nom qui serait toujours nomade par définition, en exil de toute complétude mais qui donne ainsi toute sa place à l’altérité. Ainsi dans cette lumière du verbe peut s’esquisser la vertu d’un don et d’une ouverture à l’Autre. Car si la langue est un mirage, tournant autour de l’inaccessible, pour écrire quelques paroles de sable et de vent, elle trace ainsi, en son intensité furtive, les contours d’un manque qui donne forme au désir. Le langage devient alors notre seul guide pour éclairer ce qui nous déchire et nous éblouit : pétales, ailes, tendresse, séparation, perte, quelques insigne de beauté au sein de la douleur pour que s’opère une possible métamorphose.

Extrait :

« Beauté fulgurant l’existence,

Chaque moment est extase de finitude.

Du manque à vivre,

Au reste à dire.

L’univers est cette langue oubliée,

Oraison de nos voix brèves,

Adossées à l’impossible.

Mots à la racine fragile,

Soleils nocturnes de l’illimité,

Sur la pierre du temps,

Je m’étoffe en vous,

Semeurs infatigables. »

Éditions Unicité, 2019

Véronique Saint-Aubin Elfakir est Philosophe de formation et docteur en littérature comparée, enseignante à Brest, poète et essayiste. Un premier recueil publié chez L’Harmattan intitulé Dire cela dans la collection Poète des cinq continents et un essai sur la poésie intitulé Le ravissement de la langue : la question du poète.

https//parolesnomades.blogspot.com

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Aïcha Dupoy de Guitard. Gilles Baudry – Eaux intérieures

Le mot des auteurs :

Si chacun pouvait chanter la mélodie secrète de sa vie… ! Ce livre de résonances rêve de vous la faire entendre dans l’inouï de cette cantate des Eaux intérieures à deux voix. Humble splendeur des mots et des couleurs. On est convoqué à chaque bruissement de page au meilleur de soi-même. Livre fermé à regret, la sève en nous poursuit son cours, irrigue encore ce sentiment d’harmonie, de calme et de gratitude. Le temps s’arrête.

Extrait :

« Ode à l’inaperçu »

Combien nous gagnerions

parfois

à perdre notre temps

à contempler

les petits riens

des jours les plus quotidiens

nous accordons

si peu d’estime

à ce qui nous entoure

il y a tant à découvrir

dans tout ce qui nous semble

aller de soi

Éditions Poésie de l’instant – 2019

https://aicha.photos/

Les auteurs :

Moine à l’abbaye de Landévennec, Gilles Baudry est aussi poète de l’intime. Publié depuis 40 ans et en plusieurs langues, il a notamment reçu le prix Antonin-Artaud pour son recueil Il a neigé tant de silence.  Aïcha Dupoy de Guitard, elle, est artiste peintre et fait de la photographie pour le plaisir. Elle expose régulièrement ses travaux en Bretagne.

Aïcha et Gilles sont voisins, et partagent le même regard sur la vie, la nature, les éléments qui les entourent. Le silence et la solitude sont leur source d’inspiration. Après le succès de leur première collaboration  Matin des Arbres, ils nous offrent un nouveau travail sur le même diapason, Eaux intérieures, à la recherche de la source secrète de notre vie.