Sylvie Monpoint – Les sentiers oubliés de la beauté

Le mot de l’auteure : 

L’homme post-moderne, propulsé sur les autoroutes de la consommation et de l’expansion technologique, a peu à peu déserté les sentiers mystérieux de la beauté, jusqu’à en perdre la trace. Cet essai, dont chaque chapitre est introduit par un petit texte de prose poétique, évoque la puissance bienfaisante de la beauté, tant au plan physique, psychique que spirituel. Il est une invitation à la redécouvrir et à vivre en « pleine conscience » de la beauté. Que l’on soit athée ou cueilleur de ciel, en écoutant la vie palpiter sous son aile, on ne peut que grandir.

Extrait :          

C’était au temps où toute chose était belle. La Beauté se tenait partout, dans chaque objet, dans chaque visage, dans chaque paysage. Chacun la voyait et lui faisait louange. Puis, un jour, les hommes se lassèrent, la trouvèrent « moins belle », moins puissante, contestable. Ils se mirent à penser qu’ils pouvaient être plus forts que la Beauté. N’étaient-ils pas de leur liberté de choisir ce qui est beau ou pas ? Alors l’universelle Beauté, au lieu de briller en lumière à la surface des choses, ainsi qu’elle l’avait toujours fait, se mit en retrait et, comme un caméléon, elle se farda de leur apparence et se tapit discrètement dans leur ombre. Les hommes, sevrés de cette lumière éclatante, comprirent leur erreur, mais il était trop tard. Ils eurent beau supplier la Beauté, la proclamer « déesse » et lui élever d’immenses statues d’or et de jade, elle demeura retranchée. C’est pourquoi, aujourd’hui, seul celui qui sait voir et lui porter une attention véritable peut en cueillir les bienfaits. Mais elle n’est pas rancunière, la Beauté, et, à celui-là, elle offre sans retenue les mille et un trésors dont elle a le secret.

EDITEUR : Lazare et Capucine. Sortie le 11 mars 2020

Contact : s.monpoint@wanadoo.fr

Sylvie Monpoint est docteur en Médecine, écrivain et conférencière. Elle signe là son troisième essai, après une approche sur la dimension spirituelle de la peau : « La Peau dévoilée » et une réflexion sur l’initiation « Zorro, un initié sous le masque ».

“TISSER LES COULEURS DU SILENCE” Poèmes de Jean-Pierre Boulic _ Aquarelles de Marie-Gilles Le Bars

Le mot de l’auteur :

Recueil à deux voix (le poème et l’aquarelle) où s’exprime le langage de la beauté, cet ouvrage de contemplation et d’émerveillement est un éloge du vivant et offre au lecteur, dégagé de la pesanteur des heures, un véritable espace de créativité et de liberté.

Reproduite au format original, chaque aquarelle (avec rehauts de pastel à la cire d’abeille) se fait l’écho d’un poème.

Extrait  :

Alors

          D’un cœur étonné
          Sur ce vieux versant du monde

          Butiner
          Les couleurs du silence
          Effleurer le secret

          Balbutier
          Le chant nouveau de la terre.

Editions L’Enfance des arbres – février 2020

Marie-Gilles Le Bars, diplômée des Beaux-Arts de Rennes, est présente au nom de la France dans des salons internationaux de l’aquarelle.

Jean-Pierre Boulic, né en 1944, vit en Pays d’Iroise. Il a publié une trentaine de recueils. Il est aussi auteur de motets et de livrets de cantates.

http://perso.numericable.fr/npodt

Colette Nys-Mazure : Un livre et un colloque

Nous vous invitons à découvrir la dernière parution, ainsi que le colloque auquel participera prochainement Madame Colette Nys-Mazure.

Un livre : ” Le jour coude-à-coude” éditions esperluète

Un colloque : les Rencontres de La Tourette (du 20 au 22 mars)

Poésie moderne et transcendance : l’absolu au cœur de l’humain

Barbara Lecompte – Lourdes, de roc et d’eau. Préface du père André Cabes

Le mot de l’auteur :

BAPTISTE, MIKAËL, SANTINE, PAULINE, JOSEPH, AYMÉ, PADRE MARIO, LUCIE et RAPHAËL, se nomment dans la vie : Anastasia, père André, Anthony, Bertil, Charles, Clotilde, Earvin, France, Geneviève, Jean-Baptiste, Janine, Karine, Kévin, Marie-Laure, père Pascal, Pauline, Philippe, Rémi, père Romain, Sébastien. Ils sont hospitaliers, feutier, bénévoles, religieux, pèlerins valides ou invalides. Leurs témoignages, d’hier et d’aujourd’hui, m’ont guidée dans mon chemin d’écriture.

Extrait :

“À cet endroit, la roche est tapissée de verdure. Lierre, églantier et plantes sauvages. BAPTISTE a une pensée pour les racines enfouies dans de petites failles, au cœur de la pierre dure. Il s’enfonce dans la grotte, et sa main effleure la pierre veinée comme un marbre, lissée par les caresses de milliards de pèlerins. Il se recueille un instant tout au fond de la cavité, là où coule la source protégée par une vitre. Derrière lui, le feutier de garde s’approche du grand buisson de cierges. Ganté de cuir et protégé d’un bleu de chauffe, il commence à nettoyer la cire coulée pendant la nuit, avant de ranimer une à une les flammes. Les deux hommes se saluent mutuellement de la tête, chacun profitant du précieux silence. À cette heure matinale de l’ouverture du sanctuaire, la grotte est à eux.”

Éditions Parole et silence, 16 Janvier 2020

Eric de Rus – Anthropologie phénoménologique et théorie de l’éducation dans l’œuvre de Edith Stein

Le mot de l’auteur :

À partir d’une analyse de la personne, où l’intériorité de l’âme tient une place essentielle, nous cherchons à rendre compte de l’éducation comme « façonnement de l’être humain dans sa complétude pour qu’il devienne ce qu’il doit être », c’est-à-dire « un homme véritable » et « authentiquement lui-même ».

La théorie steinienne de l’éducation apparaît comme une doctrine compréhensive de l’être humain et du sens de son existence qui porte le sceau de l’orientation métaphysique de sa recherche philosophique.

Extrait :

Une œuvre, en tant que produit matériel rempli d’esprit, est la manifestation temporelle d’un cosmos de valeurs. Comprendre une œuvre c’est participer intérieurement au cosmos de valeurs qui en constitue le noyau vivant et le sens spirituel. C’est à ce sens que s’ordonnent les éléments matériels de l’œuvre. Édith Stein indique que ces éléments matériels et leur mise en forme sont au service d’une réalisation spirituelle qui consiste dans la réception de la vie intime de l’œuvre dans une âme où elle devient opérante. Car une œuvre « demande à acquérir de la vie dans une âme ».  L’interprétation d’une œuvre est une manifestation particulière du sens compris, un déploiement singulier de sa richesse inépuisable. Pour Édith Stein l’interprète est un serviteur de la vie intime de l’œuvre, sa mission est de prêter voix à la plénitude inépuisable de sens dont l’œuvre est comme la vibration.

Éditions du Cerf, 2019

Éric de Rus est marié, agrégé et docteur en philosophie, auteur de publications sur la pensée d’Édith Stein, la démarche artistique et la quête spirituelle, ainsi que de recueils de poèmes.

Christian Ernst : La conversation – style du chrétien

Le mot de l’auteur :

Le style de communication d’un chrétien fait référence à sa manière d’être dans sa relation aux autres. L’auteur décrit de façon pédagogique les différentes étapes du processus de communication pouvant conduire un chrétien à témoigner de sa foi : rencontrer, écouter, dialoguer, témoigner.

Dans ce processus, un chrétien se distingue par un style de communication qui lui est propre : une centration sur des dispositions intérieures qui favorisent une écoute attentive de son interlocuteur, une décentration sur celui-ci afin de déceler dans la conversation une clé d’ouverture à la transcendance, l’art de répondre à des interrogations d’ordre existentiel en montrant un visage de Dieu dans un langage accessible même à des non-croyants

Extrait :

La maîtrise d’un langage parabolique est un art. Il s’agit d’un langage imagé qui a recours aux paraboles mais également à toute expression (métaphore, analogie) permettant d’établir dans une conversation spirituelle une union parfaite entre des réalités d’ordre matériel et des réalités d’ordre spirituel. Ces expressions, en établissant un rapprochement entre l’univers visible et l’univers invisible, fournissent des clés d’accès à la connaissance de choses divines. Elles ont pour but d’atteindre les sens de son interlocuteur, de provoquer son imagination et rendre ainsi le dialogue plus concret et plus vivant. En rapprochant deux réalités au départ éloignées, la métaphore fait surgir un nouveau sens qui ouvre son interlocuteur à des réalités qui lui été jusqu’ici inconnues.

Éditions Mediaspaul, 2019

Christian Ernst est professeur honoraire des universités, spécialiste en sciences et technologies de l’information et de la communication. Il fait part dans cet ouvrage de sa réflexion et de son expérience sur la manière de vivre sa foi en relation aux autres.