LE 9 MAI, CÉLÉBRONS ENSEMBLE LES PEUPLES MIGRATOIRES.

Un festival 100% virtuel avec la participation de scientifiques, artistes, intellectuels, militants …

Nous vous invitons à suivre ce festival 100% virtuel et riche de sens.

“Une journée inédite, une alternance de rythmes, des espaces musicaux , des tables rondes qui vont ouvrir nos esprits et nos cœurs pour que nous puissions tous migrer vers une société où il fait bon vivre les Biens Communs.une société où il fait bon vivre les Biens Communs.”Parmi les nombreuses personnalités mobilisées pour le festival : Christine Ray (Présidente d’Écritures et Spiritualités), Karima Berger , Marc Bouriche…

Plus dinfos: https://www.facebook.com/events/243376260339675/

Marc Bouriche – ” Éclaircies en haute mer – Lettres d’escale” Cinquième édition augmentée enrichie de soixante-quinze illustrations d’artiste

Le mot de l’auteur :

L’autre cet inconnu. Aventure, mystère, crainte, tendresse, accompagnent le pèlerin  vers les lisières, le rivage. Au-delà c’est la nage, il faut perdre pied. Le visage hors de l’eau, le souffle, le ciel nous sont repères. Le ciel de l’autre, il est sûr, nous l’avons en partage. La rencontre ourdit la trame, noue le drame de nos vies. Par-delà l’enchaînement de perspectives grandioses sur des paysages versatiles, inattendus, imprenables, l’œil attentif distinguera les imperceptibles brisures, les discontinuités, les terres meubles, instables, les obscurités qui font de la vie des hommes la merveille d’une argile en devenir dans les mains du potier.

Cette cinquième édition augmentée poursuit à son rythme les élans, les sécheresses, les égarements, les aurores d’une quête ancestrale vers l’au-delà du voile et des images…. et la mer, toujours, laisse enfler ses rumeurs, annonce les éclaircies.

Extrait :

Muse et maîtresse, la nave partage ses joies, ses misères, ses caresses, ses ébats. Elle est vivante, animée, elle répond dans une langue d’initié aux questions sans réponses, elle est l’amie du nautonier, l’intermédiaire entre l’homme et les dieux, Femme parmi les femmes. Sa présence de médium compose la symphonie de vivre, celle des lumières et des choses, des êtres et des silences, des mots imprononçables tant ils couvent de secrets dans le dénuement où rien ne manque d’un océan sans horizon que l’océan.

L’âme du nocher tisse de neuf le canevas de ses liens, ses affections, féconde de sang bleu l’instant du passage, de seconde en seconde, le maillage de ses errances, de ses joies. L’ancienne vie se dissout, une autre attend dans l’antichambre.

Exilé de sa nave le timonier s’égare, se noie, rejoint les abysses… devra renaître de la mer par le chant ou le poème, le vin ou la vertu.

Éditions complicités, collection l’art de transmettre, 10 Mai 2020

Disponible exclusivement sur le site de l’éditeur : www.editions-complicites.fr

Plus d’infos:

https://www.facebook.com/marc.bouriche

http://leconcertdelilyrose.fr/

VIDEO A VOIR :

Cliquez ci-dessous pour découvrir en vidéo l’intervention de l’auteur, suivie d’autres intervenants au cours de ce festival riche de sens.

https://www.youtube.com/watch?v=IBPxTUKNtgw&feature=youtu.be

Prochaine rencontre littéraire E&S : 13 Mars 2020

Rencontre avec Marguerite Kardos et Jean-Philippe de Tonnac : 19 h – Espace Poveda -Paris 75014

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Nuit de la Poésie d’Écritures & Spiritualités : Photos de l’événement

Cliquez sur les images pour agrandissement

Notre nuit de la Poésie a été un bel événement. Découvrez-le en images.

Lire ci-après le préambule du récital poétique de la Nuit de la Poésie :

Marc Bouriche – Éclaircies en haute mer, Lettres d’escale, 4ème édition revue et augmentée.

Le mot de l’auteur :

Peur, beauté, poésie, la cathédrale du cœur, content la saga de nos temps incertains. Assoupies sous le boisseau, des lettres se découvrent, quatre visages au féminin. Du secret d’alchimiste nous retenons la force du vivant, sa fragilité. La Sérénissime laisse voir dessous son voile ce qui survit au temps. Par la plume de Matthieu, l’ange  exhorte à entrer en poésie. Des vents de mer prémonitoires annoncent les piliers innombrables, les voutes formidables, le miracle de la vierge à l’enfant survivant au brasier brûlant la France au cœur.

Extrait :

…Il reste aux apôtres des mots la langue des lisières et des sous-bois à l’écart des allées cavalières, la langue des marges et des marches, la langue sauvage ou espiègle, les musiques de l’ineffable, la capture en plein vol de l’éclair ; ils sont les oiseleurs du monde, mais chérir les oiseaux ne leur suffit plus, ils les accompagnent dans leur vol, ils sont l’air qui les porte, ils se font langue amoureuse célébrant d’orphiques agapes. Sauvez l’oiseau ! Quand ils tentent l’écriture ils cherchent la trace du feu puisqu’il faut vivre, le goût de l’air puisqu’il faut voler, les fragrances de l’humus puisqu’il faut marcher, la bénévole gravité de la terre-mère puisque ils la chérissent de les avoir portés, mis au monde et nourris….

…Nous sommes tous poètes à naître ; c’est une élongation infinie des abîmes jusques aux cimes, des terreurs souterraines parvenues à leur point de fusion dans le cratère des volcans jusqu’à se faire arôme, cette délicate mosaïque olfactive de suavité et d’âcreté. Le long apprentissage de mourir vivant.

Éditions Complicités, collection l’art de transmettre, Sept. 2019

Ouvrage disponible chez l’éditeur : https://www.editions-complicites.fr/librairie/

Ou auprès de l’auteur.

Marc Bouriche est médecin-psychothérapeute, écrivain-conférencier et guide de haute mer.

Marc Bouriche – Éclaircies en haute mer – Lettres d’escale 3ème édition augmentée

Le mot de l’auteur :

Deux chemins d’écriture se présentent au pèlerin en quête de réel. Le premier investit l’espace-temps, il requiert la mémoire du chercheur et les jambes du marcheur, c’est la voie du géographe, du naturaliste et de l’historien. Le second est une sente buissonnière qui interroge ce bref segment du temps qu’est l’instant dans sa fulgurance. La méthode est toute autre, de narrative elle se fait visionnaire et poétique, elle n’est plus  vassale du temps chronologique mais se met au service d’un temps polyphonique, stéréoscopique ; elle est celle du peintre qui tente de capturer la lumière dans son passage – Claude Monet dans sa maturité – d’en saisir les miroitements et les traces de feu sur la cire d’une mémoire effervescente aux surgissements imprévisibles. Le naturaliste récolte une riche moisson de livres, l’enfant sauvage plante un seul grand chêne de papier que chaque printemps régénère. C’est ce dernier sentier que les Lettres d’escale empruntent au fil des ans. Le paysage des Lettres change, l’air qu’on y respire est invariable.

Extrait :

Comment vivre ! Danser peut-être…

 …à l’affût du Oui vigoureux qui s’annonce… ou s’éclipse sous le couvert des futaies, les jours d’orage, les petits matins froids d’hiver ensanglanté de bruits et de fureurs… ou se nimbe d’un voile de brume quand la manne se fait rare. Le Oui plonge son rhizome dans toutes les parcelles du corps, fleurit plus gaiement sur l’adret, dans le brasier d’un cœur échappé des torpeurs; tourné vers le septentrion il se teinte d’ocres et perd de son éclat, apprend la grisaille boréale des territoires glacés du pergélisol, des ritournelles d’une cervelle engourdie. Sa culture n’a pas de terme et le jardinier continue d’arpenter son sol, poursuit sa quête d’humus à féconder, verdoie la fange des limons desséchés, réinvente son lopin  dans le sillage des tornades, l’enrichit de nouvelles essences. Il porte son râteau en bandoulière et se prend à choyer ses semis en vue de printemps à venir. Il habite son terroir d’un souffle tranquille pour l’avoir irrigué de ses terreurs et de ses ravissements, il s’abîme à contempler le ciel, ses nuages vagabonds dansant sur la crête du vent, glissant inexorablement vers leur dissolution, évanescents, confiants,  silencieux, accomplis. Sans réserve, il se livre à l’azur.

Éditions Complicités, collection l’art de transmettre, Mars 2019 https://www.editions-complicites.fr/