Marie Vidal – “Les deux rouleaux de Jérémie” , “The two Jeremiah’s scrolls”

Pourquoi j’ai écrit ce livre (ainsi que sa traduction anglaise):

  C’était un jour d’hiver à la fin d’un cours d’hébreu où j’avais expliqué au petit groupe les mots répétés dans le texte. Par exemple, le souhait confié au Prophète par le Seigneur, Peut-être.

  C’était aussi le premier anniversaire de la sortie de mon dernier livre Les aventures de Jérémie racontées en temps de crise. Les jours anniversaires, l’air respiré donne quelque chose au plus profond de l’être.

   Instantanément, l’évidence d’une nouvelle écriture à tracer monta en moi, telle une lampe sur mon chemin. Oui, aussitôt, je sus profondément que je devais matérialiser le cours que nous venions de vivre avec ce chapitre essentiel du Prophète Jérémie, le trente-sixième.

   L’histoire serait écrite sur un rouleau et raconterait les oreilles des personnes humaines. Interrogatives, écoutantes, sensibles aux sons des urgences, les oreilles raidiraient parfois les gens de pouvoir qui se mettraient à ricaner, voire à lacérer la précieuse peau tannée.

   Sur ce rouleau, un ami de Jérémie jouerait un grand rôle, nommé Barouk Ben Nérî, Barouk Fils de Lampe. Et le Grand Intervenant, Lui, rappellerait et exigerait la Justice en faveur de tous les contemporains dans le Pays.

À l’avenir, l’histoire des deux rouleaux successifs de Jérémie pourrait être lue par des jeunes de tous âges. Un regard étonné et assoiffé n’habite-t-il pas chaque personne, grande ou petite ?

Extrait :

(de la Colonne 4)

   Bien avant de naître et bien avant d’être tout petit dans le ventre de sa maman, Jérémie a été choisi et voulu par Quelqu’un. Jérémie vit chaque jour en Sa Présence. Il L’aime, c’est le Seigneur !

   Le Seigneur a donné à Jérémie une place spéciale. Pour les nations et pour son peuple, il est Prophète. Le Seigneur lui a ordonné de parler. Il lui a interdit de trembler et d’avoir peur.

   Le Seigneur a confié Son Secret à Jérémie. Il ne veut pas la calamité contre le roi, ni contre le peuple. Il désire pardonner. Et Il lui a dit : « Peut-être écouteront-ils et reviendront-ils chacun de sa route calamiteuse. Alors, Je pardonnerai leur usurpation et leur faute ! »

(de la Colonne 5, en Anglais)

There is the Hebrew name of Baruch, « Blessed ». And there is the Hebrew name of Jeremiah, « The Lord will raise up ».

 

Éditions du Cosmogone. Parution  2018

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Marie Vidal, Les aventures du prophète Jérémie

Pourquoi j’ai écrit ce livre
                Comment communiquer ce qui me donne vie et que j’aime ? Comment faire aimer les Paroles qui me régalent ? Voilà pourquoi j’ai écrit ce livre sur le Prophète Jérémie dont la vocation et l’itinéraire m’ont permis de discerner et de vivre mon chemin particulier. Parce que je pense que je ne suis pas seule à être aidée par les événements que Jérémie a dû affronter, j’ai écrit. Il me souvient, même si cela est rare, qu’un évêque français avait choisi la vocation de Jérémie pour son ordination épiscopale. Ce jour-là, les écoutants s’interrogèrent sur la proximité de deux personnes, comme une rencontre.
La Bible, je l’aime, et je l’ai beaucoup lue. Elle offre trois parties aux oreilles et aux yeux qui la lisent, la Torah, les Prophètes, et les Écrits. Mais la première est unique, les deux suivantes n’existant que pour enseigner et mettre en pratique la première, la Torah. Tel a été le travail de Jérémie en son temps, temps de guerre, de réforme, de réflexions et de décisions. Un prophète n’annonce pas l’avenir. Il se tient là pour faire entrer ses contemporains et ses contemporaines de tous niveaux dans l’écoute immédiate des appels de l’Éternel.
Alors, j’ai convoqué huit hommes et huit femmes, en parité, pour discuter avec Jérémie, comme une nouvelle communication en amitié, en confiance.

Aventures du Prophète Jérémie Marie Vidal

Extraits : 
“Le code, le voici. Quand l’Éternel crie : « Je ne te veux plus », Il dit simultanément : « Je te veux ! » Il faut avoir des oreilles… […] Notre cri sonne comme une sirène. Il résonne comme le cor. Ensuite, il diminue de tonalité et vous devenez capables d’entendre, au centre et sommet de nos discours, l’espérance à venir….”
“Jérémie, lorsque tu racontais la tragédie de Jérusalem et afin de mieux comprendre ton analyse des événements, nous avons décidé de lire les Dix plaies d’Égypte. […] Nous avons remarqué les trois mots répétés par la Torah écrite dans le Livre de l’Exode à propos du cœur de Pharaon. Nous savons par ailleurs que l’hébreu et le français ne donnent pas les mêmes significations au cœur. Pour nous, les Francophones, le cœur montre la charité, l’amour et les émotions. Pour vous, en hébreu, le cœur manifeste la raison, le raisonnement, la faculté de décider, la volonté, et l’intelligence.”

 

Marie Vidal a écrit
Un ressuscité nommé Lazare, Cosmogone, Lyon, 2013
Les Sept Prophétesses, Cosmogone, Lyon, 2006
Un Juif nommé Jésus, Albin Michel, Paris, 1996 et Poche en 2000
http://www.sgdl-auteurs.org/marie-vidal

 

 

 

Marie Vidal : Un ressuscité nommé Lazare

Pourquoi j’ai écrit ce livre

“Habituée aux pages denses de la Torah écrite et simultanément tenante d’une logique occidentale, je désirais un long temps pour lire les deux chapitres au centre de l’Évangile de Jean. Soixante et seize versets après lesquels certains enseignants concluent que Lazare n’est pas vraiment ressuscité ce jour-là, mais seulement réanimé. Cela m’interrogeait puisque je savais que Lazare signifie en hébreu « Dieu secourt ».

Je n’ai pas été déçue. Bien sûr, j’ai d’abord trouvé les deux sœurs de Lazare, Marie et Marthe, que j’ai écoutées dans leurs paroles et leurs gestes, leurs silences et leur proximité avec Jésus. Celui-ci entonna un jour chez elles une réponse que les femmes de tous les siècles eurent souvent des difficultés à entendre. Lisant l’Évangile de Jean, je fus invitée par Luc et Paul, lesquels me donnèrent des clefs de compréhension quant à l’appel à vivre la Résurrection. Telle est l’icône de l’Anastasis écrite sur la première de couverture du livre.”

Marie Vidal


 En résumélazare

Deux séries de dix mouvements, chacune commençant par la lecture de l’Évangile et finissant sur une notion de temps suspendu. Il convient en effet de souligner la particularité de cette fratrie de Lazare, Marie et Marthe ; elle n’est située ni par une ascendance, ni par une descendance, ce qui est rare dans la Bible et dans les Évangiles.

La première série introduit dans des recherches longues alors que la deuxième présente des personnages ou des lieux de façon brève. Après certains mouvements, des versets de Psaumes invitent à la mémorisation de chants où l’Éternel est nommé Secours. Ces chants furent autant d’appuis pour les générations. Le Secours en vis-à-vis, Paul le donne dans l’Esprit Saint, et une vitalité intime existe entre Lazare et l’Esprit Saint.

 Extrait

Le Lazare de l’exemplaire lucanien est un témoin discret. Il est réservé afin de ne pas suspendre la conversion de ceux et celles qui vivent sur la terre : qu’ils se convertissent sans attendre, ici et maintenant ! Il est vu de loin par ceux qui sont à la torture et tous les lecteurs de l’Évangile le voient consolé dans « leur » monde à venir. Oui, consolé parce qu’Abraham l’a inclus en ses « nous » et « vers nous ».

Le Lazare johannique est vraiment ressuscité. Mais à la suite de l’exemplaire donné, il reste discret. Il obéit à l’impératif qu’une expérience plénière ne peut être transmise à l’avance sans abîmer le projet de Dieu. Il est pourtant en dehors du tombeau. Il est étonné et il étonne. Mais il ne peut obstruer l’étonnement intime et particulier réservé à chaque personne dont le parcours n’est pas encore terminé.

Un ressuscité nommé Lazare, Marie Vidal, Editions Cosmogone, novembre 2013, 17,60 €.