Jeudi saint, jour de séparation

Lavement-des-pieds-Arcabas.

“Le Jeudi Saint est un jour de séparation mais aussi de consolation. Trois moments le rythment de leur sobre profondeur : l’annonce du passage vers le Père, l’annonce du don de soi par le lavement des pieds, et l’invitation à l’humilité.

Sous la discrète formulation d’un dernier repas, d’un geste attentif de serviteur, d’un dernier conseil à des amis, d’une sanctification du corps, s’offre tout le dévoilement du mystère de l’Incarnation : ce déploiement de miséricorde de Dieu venu à nous sous l’humble vêtement d’humanité du Christ.”

Extrait de Vigiles, Nathalie Nabert, Ad Solem, mars 2011.

Colloque : Des poètes et Dieu

Une journée de rencontre-lecture se déroule ce vendredi  18 mars 2011, à l’Institut Catholique de Paris, à l’initiative de l’Académie Catholique de France, de l’Institut Catholique de Paris et du Printemps des Poètes. Cet événement, initié par Nathalie Nabert et Colette Nys-Mazure, écrivains membres de l’Association des Ecrivains croyants, a pour thème « Des poètes et Dieu ».


des poètes et Dieu
Dieu est-il toujours une source d’inspiration ? C’est à partir du travail de quelques auteurs que la question sera posée au cours de la journée, avec un hommage tout particulier à deux grands poètes contemporains, l’un catholique, Jean Mambrino, l’autre juif, Claude Vigée. « Art inutile, car non rentable, art doublement inutile lorsqu’il s’approche de Dieu dont la modernité s’est désencombrée, la poésie élève le signe à la dignité de l’expression de l’ineffable et veille dans les marges de la littérature », confie Nathalie Nabert qui inscrit le débat dans une actualité réelle, alors que la société lui apparaît « plus soucieuse de son bien être que de son Etre, et paradoxalement hantée par l’oubli de Dieu. »

Pour sa part, Colette Nys-Mazure souligne que, « bien avant le vibrant Indignez-vous de Stéphane Hessel, la poésie s’est  manifestée comme résistance essentielle. Elle a permis à nombre de poètes, non seulement de refuser l’intolérable, mais de survivre dans les pires conditions, grâce aux poèmes qu’ils se récitaient à eux-mêmes, partageaient entre eux. C’est en allant au plus vif de soi, au plus creux que le poète s’ouvre à la Présence au cœur de tout être. »

La journée débute à 9h30, à l’Institut catholique de Paris, rue d’Assas, avec la présentation des œuvres de Jean Mambrino et Claude Vigée, ainsi que des lectures. Pendant l’après-midi deux tables rondes sont organisées. L’une à 14 h, donnera la parole à des poètes d’inspiration chrétienne : “Dieu peut-il être un thème poétique ?” La seconde, animée par Christophe Henning, président de l’Association des Ecrivains croyants, est intitulée « Urgence et nécessité de la poésie aujourd’hui » et rassemble des éditeurs et des directeurs de Revues de poésie.

Tous renseignements sur le site de l’Institut catholique de Paris.