Lettres de captivité de Thomas More – Commentaires de Jacques Mulliez et Xavier de Bengy

Les éditions Nouvelle Cité ont le plaisir de vous présenter le tout dernier texte travaillé par Jacques Mulliez sur Thomas More (en compagnie de Xavier de Bengy), texte qu’il avait expédié la veille de sa mort, survenue brutalement le 6 avril dernier.
C’est donc aussi un livre-hommage dont nous vous annonçons la parution :

Lettres de captivité
de THOMAS MORE
Commentaires de Jacques Mulliez et de Xavier de Bengy

  Jacques Mulliez                                  Xavier de Bengy

On peut y voir un clin d’oeil de Jacques : il s’agit là des toutes dernières lettres de Thomas More à sa famille et à ses amis, tandis qu’il vivait ses derniers mois de captivité – texte dont la traduction a été remaniée par Jacques, aidé de sa fille Carole, et auquel ont été ajoutés des commentaires.

Parution le 20 septembre, Les éditions Nouvelle Cité

Xavier de Bengy poursuit l’œuvre de Jacques Mulliez pour faire connaître et aimer Thomas More. Dirigeant dans l’industrie, il se rend néanmoins disponible pour des interventions sur cette grande figure : xavier.de.bengy@libertysurf.fr

Hommage à Jacques Mulliez

Adieu Jacques.

Notre ami Jacques Mulliez est décédé le 6 avril dernier.

 

Le vide est immense
Aussi grand que sa foi
Aussi grand que sa joie.

Il nous reste sa joie. Contagieuse. Lumineuse.
Car il avait embrassé dans ses dernières années cette vocation rare, inestimable, celle du « passeur de joie » :

« Pourquoi cette joie m’habite-t-elle chaque jour un peu plus au crépuscule de mon existence, attendant dans la paix intérieure, d’accueillir l’aube de ma nouvelle naissance ?
Je devrais être mélancolique puisque je vieillis seul depuis que j’ai trouvé avec effroi dans notre cuisine, un matin d’octobre 2012, mon épouse Céliane décédée brusquement. D’autres êtres qui me sont très chers sont morts. J’ai vécu des épreuves lourdes, physiquement, psychologiquement et affectivement.
Et pourtant, je me sens de plus en plus porteur-passeur-semeur de joie dans une société blasée, sceptique, égoïste, avide de richesses matérielles. (…) Je n’avais pas le droit de garder ce don que Dieu a mis en moi : aimer donner la joie de la Vie ! »

Ces mots sont ceux de Jacques pour présenter son livre Passeur de Joie, (2016) qui a reçu le Grand Prix Témoignage de RCF.

Pour nous , membres d’Écritures&spiritualités,
il était un compagnon de route généreux, convaincu de la force de notre communauté d’écriture, toujours présent à chacun.
Il avait choisi de se mettre au service de l’association avec humilité en se chargeant des relances et des adhésions. Il le faisait avec conviction, humour, gentillesse, drôlerie.
Merci Jacques,
Toto corde !

Les obsèques auront lieu mercredi 11 avril, à 14h30, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Peronne (80).

Jacques Mulliez, Passeur de joie

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Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Et pourquoi ce titre : Passeur de joie ? Pourquoi cette joie m’habite-t-elle chaque jour un peu plus au crépuscule de mon existence, attendant dans la paix intérieure, d’accueillir l’aube de ma nouvelle naissance

Je devrais être mélancolique puisque je vieillis seul depuis que j’ai trouvé avec effroi dans notre cuisine, un matin d’octobre 2012, mon épouse Céliane décédée brusquement.

D’autres êtres qui me sont très chers sont morts. J’ai vécu des épreuves lourdes, physiquement, psychologiquement et affectivement.

Et pourtant, je me sens de plus en plus porteur-passeur-semeur de joie dans une société blasée, sceptique, égoïste, avide de richesses matérielles. Pourquoi ai-je fini par accepter, après m’être  débattu plusieurs mois, la demande de mon éditeur : parler des questions qui me tiennent le plus à cœur ?

En définitive ce sont les paroles de deux personnes qui m’ont dit avec force que j’aimais donner le goût de la vie qui ont fait émerger en moi le sentiment que je n’avais pas le droit de garder ce don que Dieu a mis en moi, aimer donner la joie de la Vie. Et le titre du livre devient évident.

Extrait 

La confiance est dynamisme de vie pour les personnes, les groupes, les entreprises, la société tout entière. Elle ouvre le champ des possibles. Mais c’est aussi ne pas craindre la réalité, dire la vérité quand elle est un peu rude, autoriser la critique, l’encourager.

C’est accepter de lâcher prise, réduire les sécurités, faire un pas dans le vide, prendre des risques.

Les hommes poussent comme les roses. Pour devenir ce qu’ils sont, donner le meilleur parfum de ce qu’ils portent en eux, ils ont besoin de beaucoup d’attention et de soins.

Je crois, pour l’avoir expérimenté, que dire et redire avec amour à ceux que l’on aime :

« J’ai confiance en toi » est source de vie. Cette confiance exprimée est vitale pour construire et faire croître une amitié et a fortiori un amour, comme l’exige le soin quotidien de la rose pour exhaler son parfum.

Chacun doit se sentir accueilli, appelé, aimé, reconnu dans ce qu’il est, et pas seulement dans ce qu’il sait faire. Chacun doit sentir sur lui un regard de confiance, d’attente, d’encouragement.

La rose ne sera jamais que rose. L’homme peut devenir bien plus que lui-même. Il porte en lui une forte puissance qui le pousse toujours plus loin, plus haut, qui le pousse à se dépasser, à transcender ses limites.

Or, c’est toujours l’autre qui me rend la possibilité de revivre. Je suis toujours dépendant d’un jardinier qui me regarde et croit en moi. Et nous sommes tous jardiniers de l’autre. C’est pourquoi l’homme est premier, seule finalité qui ait un sens, car elle s’inscrit dans l’infini du temps, dans l’éternité.

La confiance en l’autre, elle est aussi celle que l’on fait à la vie.

Éditions Nouvelle cité, 6 Avril 2017

Auteur :  Prier 15 jours avec Thomas More et de Thomas More, au risque de la conscience. Commentateur de La Tristesse du Christ de Thomas More

Jacques Mulliez. Traité de la Sainte communion de Thomas More

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Lorsque j’ai découvert ce texte voici une vingtaine d’années, il a complétement modifié mon rapport avec l’Eucharistie. Je rêvais de le faire publier; c’est chose faite. De très nombreux encouragements ont salué sa sortie, tant de la part de clercs que de laïcs.

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En résumé 

Après une introduction où j’explique quand et pourquoi Thomas More a écrit ce texte, je présente le texte de T.More accompagné de quelques commentaires. On y rencontre la foi d’un croyant qui s’émerveille de l’amour fou d’un Dieu qui s’est fait homme par amour pour chaque être humain.Une dernière partie est un condensé de l’enseignement de l’Eglise catholique depuis le catéchisme de Jérusalem jusqu’au pape François sur la Présence réelle de Dieu dans l’Eucharistie.

Un court extrait 

“Ayant reçu Notre Seigneur, l’ayant présent dans notre corps, n’allons pas le laisser tout seul pour nous occuper d’autre chose sans plus faire aucun cas de lui : seul un malappris traiterait de la sorte le dernier des invités. Qu’il soit notre unique occu­pation. C’est le moment de nous adresser à lui par une fervente prière, de nous entretenir avec lui par de ferventes méditations. Disons avec le psalmiste : J’écouterai les paroles que le Seigneur me dira au creux du coeur (Ps 84,9). Car si nous nous arrachons à toute autre besogne pour lui réserver toute notre attention, il ne manquera pas de prononcer au-dedans de nous, sous forme d’inspirations, telle ou telle parole destinée à nous apporter un grand réconfort spirituel, et à être profitable pour notre âme.”

Jacques Mulliez. Traité de la Sainte communion de Thomas More. Ed. Nouvelle Cité