Bernard Grasset : De loin, Nébo

Pourquoi j’ai traduit ce livre ?

“Lorsque j’étudiais l’hébreu par correspondance avec l’Institut de la connaissance hébraïque, au cours de la dernière étape, “Initiation à la littérature hébraïque de la Bible à nos jours”, j’avais été frappé par la beauté des poèmes de Rachel que j’avais eus à traduire. Après une thèse sur “les Pensées de Pascal et l’Ecriture”, je suis revenu à la poésie de Rachel dont j’ai commencé à traduire le premier recueil, Regain. La publication d’extraits en revues suscita l’intérêt de lecteurs qui avaient soif de mieux connaître cette poétesse. Ainsi parut, aux Editions Arfuyen, la première traduction de Rachel en français et la première publication d’un recueil à part de celle-ci en traduction sous le titre de Regain. Rachel a écrit trois recueils. La publication de De loin suivi de Nébo présente aux lecteurs francophones les deux derniers recueils de Rachel et doit permettre une connaissance plus complète de cette grande et noble figure de la poésie juive contemporaine.”

Bernard Grasset

En résuménebo

Née en Russie en 1890, Rachel est morte à Tel-Aviv en 1931. Après avoir rêvé de devenir peintre, elle se consacre aux tâches agricoles sur la terre de ses ancêtres. En 1913, elle séjourne à Toulouse pour y étudier l’agronomie. De retour en Palestine en 1919, après avoir travaillé au service de réfugiés à Odessa, elle vit parmi les pionniers au sein du kibboutz de Degania près du lac de Tibériade. Exclue du kibboutz en raison de sa tuberculose, elle deviendra la grande pionnière de la poésie hébraïque contemporaine.

Ses poèmes, proches du chant, nourris de la Bible, peignent la condition humaine en même temps qu’ils racontent d’intenses expériences intérieures. Très largement accueillie au sein du peuple, la poésie de Rachel aura joué un rôle essentiel dans l’adaptation de la langue hébraïque au monde moderne. De loin et Nébo constituent les deux derniers recueils de Rachel et témoignent d’une forte et noble parole poétique.


De loin, Nébo Rachel, traduit par Bernard Grasset, Arfuyen, mai 2013, 212 p., 14 €.

 

Bernard Grasset : Chemin de feu

 Pourquoi j’ai écrit ce livrechemin de feu

En lisant des textes poétiques de Glef Roch, j’avais été sensible à l’authenticité de son regard sur l’être humain, à la finesse et à l’intensité de son style, à son ouverture pleine de retenue sur l’infini. J’avais pour ma part souvent écrit sur des peintres qui avaient comme point commun d’être tous morts. Glef Roch était aussi, de manière essentielle, peintre et, bien vivante, avait depuis longtemps le projet de réaliser avec un(e) poète un livre associant poèmes et peintures. C’est ainsi qu’est né ce livre, dans un constant respect de la liberté de l’autre, avec lenteur et ténacité. Chemin de feu se dévoile comme un contrepoint entre univers pictural et univers poétique. Journal d’un dialogue, il porte la trace d’un chemin d’amitié, d’un chemin d’humanité.

Bernard Grasset


 En résumé

Chemin de feu est né d’une rencontre et d’un dialogue entre peintre et poète. Deux univers, deux langages, celui des couleurs, celui des mots, sont entrés en harmonie pour donner à lire et contempler des paysages singuliers, des fragments d’existence ouverts sur l’infini. Peindre la condition humaine, écrire la profondeur des jours en attente d’un ailleurs. Le lecteur, en allant des tableaux aux poèmes, des poèmes aux tableaux, se trouve invité à un voyage au cœur du monde et de l’homme. Tableaux et poèmes tracent un chemin, un chemin de feu, de ferveur, un chemin qui mène de la nuit silencieuse à l’étincelante aurore.


 Extrait

C’était toujours à ce chemin que tu revenais. Peintre des lointains. Comme une coulée de braises descendant des cimes. À la lisière des vents. Tu retrouvais un pan de ciel bleu profond. Une terre à habiter.

Tu t’attardes sur le chemin. Poète des présences. Comme un escalier rouge qui mène aux blanches fenêtres. Lumière dans les champs de blé. Écrire et peindre – peindre et écrire. La langue de feu apprend les ultimes paroles.

Chemin de feu, Peinture et poésie, peintures Glef Roch, poèmes Bernard Grasset, Paris, Editions Le Lavoir Saint-Martin, 2013, 87 p., 20 €.

 

Bernard Grasset : Louis Lavelle, chemins de sagesse

Pourquoi j’ai écrit ce livre

 Après plusieurs essais à propos des Pensées de Pascal, une interprétation de l’Ecriture et Vers une pensée biblique, j’ai fait paraître fin 2012 Bible, sagesse et philosophie, étude dans laquelle la thématique de la sagesse occupe une place essentielle. Ma réflexion ne cesse de chercher à conjoindre approche philosophique et approche exégétique. La sagesse est apparue comme le point d’intersection essentiel entre ces deux approches. Chez Louis Lavelle, j’ai pu explorer, à travers textes publiés et inédits, l’importance de la sagesse pour ce philosophe contemporain de l’esprit en même temps que les racines bibliques de cette sagesse.

Bernard Grasset

En résuméImage 1

Le grand œuvre de Louis Lavelle, La dialectique de l’éternel présent (1922), devait se conclure par un volume sur la sagesse. Si sa disparition en 1951 ne lui a pas permis d’écrire ce volume, on trouve dans les livres qu’il a publiés des textes sur la sagesse et il a laissé par ailleurs des notes inédites consacrées à ce thème. En regroupant ces différents fragments, le lecteur voit se dessiner les contours essentiels que revêtait aux yeux de Lavelle la notion de sagesse.

Selon le philosophe, la vraie sagesse ne se limite ni à l’idéal grec de mesure, ni à l’idéal cartésien de rationalité, mais s’ouvre à l’expérience intérieure de l’esprit. À une époque où la recherche de la sagesse, trop souvent oubliée par la philosophie, revêt une importance cruciale, vitale même, les textes de chemins de sagesse ont l’insigne mérite de poser les jalons d’une vie en harmonie avec le monde, autrui et l’absolu. Philosophe et métaphysicien français du xxe siècle, Louis Lavelle est le grand représentant de la philosophie de l’esprit. Il fut élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1947.

Extrait


La science vient de l’homme, mais la sagesse vient de Dieu.

(…) La science nous donne un pouvoir matériel sur les choses. Mais la sagesse est un pouvoir spirituel ; on ne le possède pas toujours quand on possède l’autre. La sagesse nous apprend à garder une parfaite tranquillité en présence des événements et à devenir maître de nos pensées.

N’avoir rien à soi, sauf un bâton pour s’appuyer et chasser les chiens. (…) Tout le monde sait suffisamment ce qui compte, mais la difficulté c’est de se taire ou de ne pas agir jusqu’au moment où l’activité en moi coïncide avec ce qui compte. L’écrivain qui tremble de perdre l’ouvrage entrepris. Dira-t-on qu’il en garde la mémoire, c’est encore vouloir garder en soi une chose réalisée. Il n’en garde qu’un esprit plus fort et plus pur.”

 Louis Lavelle : chemins de sagesse, Bernard Grasset, Editions Hermann, 2013, 110 p., 18 €

Salon des Ecrivains : six heures de lecture

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Lors de la Journée des Écrivains croyants qui se déroulera samedi 27 avril dans les salons de la mairie du 6e arrondissement à Paris, dix-huit auteurs se succéderont pour un relais-lecture de leurs oeuvres dont voici le programme.

 

 

 

Christiane RANCÉ : 14h15-14h25

Prenez-moi tout mais laissez-moi l’extase. Méditation sur la prière, Seuil, 2012. Prix 2013 des Ecrivains croyants, catégorie essai.

Évelyne FRANK : 14h30-14h40

Les roses s’adossent au mur – Sagesse pour quand c’est dur, novembre 2012, L’Harmattan.

Paule AMBLARD : 14h45-14h55

Pèlerinage intérieur, Albin Michel, 2009

Karima BERGER : 15h00-15h10

Toi, ma soeur étrangère, éditions du Rocher, 2012.

Marie-Christine BERNARD : 15h15-15h25

La liberté en actes, ou comment éclairer sa conscience, DDB, 2012.

Jean-Pierre BOULIC : 15h30-15h40

Je vous écris de mes lointains, La Part commune et La Fresque Ed. Minihi Levenez.

Chrystelle CLAUDE : 15h45-15h55

Almanach pour une jeune fille triste, de Marie Noël, DDB, 2011.

Cécilia DUTTER : 16h00-16h10

Savannah dream, Albin Michel, 2013

Bernard GRASSET : 16h15-16h25

Bible, sagesse et philosophie, éditions Ovadia, collection Chemins de pensée ; Feuillages, éditions Jacques André ; Chemin de feu -Poésie et peinture, éditions Le lavoir Saint Martin.

Xavier GRENET : 16h30-16h40

Cahiers-Joies et tourments d’un DRH, Le Cerf ; Dans le silence de Dieu, des mots pour l’espérance, Le Cerf, 2012

Monique HEBRARD : 16h45-16h55

Jésus ou le désir amoureux, DDB, 2013.

Jean LAVOUE : 17h00-17h10

La voie libre de l’intériorité, Salvator, 2012.

Jacques MULLIEZ : 17h15-17h25

Thomas More. Au risque de la conscience, Nouvelle Cité, janvier 2013

Colette NYS-MAZURE : 17h30-17h40

Feux dans la nuit, poésie, « Espace Nord » ; Tu n’es pas seul, Albin Michel ; Les questions de Lucas, Mijade.

Claude-Henri ROCQUET par Annick ROCQUET : 17h45-17h55

Les racines de l’espérance, éditions de L’Œuvre , janvier 2013

Stan ROUGIER : 18h00-18h10

Pour vous, qui suis-je ?, éditions Mame, février 2013.

Etienne SEGUIER : 18h15-18h25

Traverser les épreuves, méditation du chemin de croix, éditions Empreinte temps présent, 2012.

Anne DODEMANT : 18h30-18h40

Même la nuit quand je dors, Albin Michel, 2013

Les Ecrivains croyants au salon du livre de Paris

Comme chaque année, plusieurs membres de l’association des Ecrivains croyants d’expression française seront présents au Salon du livre de Paris, du 22 au 25 mars, porte de Versailles à Paris, pour dédicacer leurs livres et rencontrer les visiteurs et lecteurs.

salon parisPaule Amblard sera présente le dimanche 24 mars pour la dédicace du livre L’Apocalypse illustré par la tapisserie d’Angers. Elle donnera une conférence sur le livre de 14 h à 15 h, sur le stand H23, H24.

Cécilia Dutter sera présente le samedi 23 mars de 12h30 à 14h sur le stand Albin Michel (stand N 69) pour dédicacer Savannah dream.

 Bernard Grasset dédicace samedi et dimanche de 14h à 16h ; de 17h à 19h ses livres Feuillages (éditions Jacques André) ; Chemin de feu, Poésie et peinture (éditions Lavoir Saint-Martin) ; Bible, sagesse et philosophie (éditions Ovadia).

 Bernard Lecomte dédicacera son Histoire des papes de 1789 à nos jours et Les Derniers secrets du Vatican samedi de 14h à 15h sur le stand des Editions Perrin (M-62), et la BD La Bourgogne, quelle histoire ! dimanche de 17h à 18h30 sur le stand des Editions de Bourgogne (C-49).

Colette Nys-Mazure sera présente le samedi 23 mars à 16h sur le stand de l’Esperluète (V59), à 17h sur le stand de Belgique Wallonie-Bruxelles (U46) pour dédicacer ses livres Encore un quart d’heure et Feux dans la nuit.

Le père Stan Rougier sera présent le vendredi 22 mars, de 15 h à 18 h, pour dédicacer son dernier livre : Pour vous, qui suis-je?,  sur le stand de Fleurus-Mame.

 Jean-Michel Touche sera présent samedi 23 mars, de 17h à 18h30 sur le stand des Editeurs Religieux, et dédicacera les 7 tomes des Messagers de l’Alliance et Le manuscrit de Fatipour.

Alain Vircondelet sera présent le dimanche 24 mars de 15 à 16 heures sur le stand Plon Perrin pour dédicacer de son dernier livre Des amours de légende, 10 couples mythiques du XX° siècle (Plon).

Par ailleurs, Gaële de la Brosse et Christophe Rémond, membres de l’association des Ecrivains croyants seront au salon sur le stand de la maison d’édition qu’ils viennent de fonder – Le Passeur Editeur – stand G79 ; www.le-passeur-editeur.com

 

Bernard Grasset : Feuillages

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Feuillages, c’est le dialogue des mémoires. En écrivant ce livre, je voulais à la fois évoquer poétiquement, sous le mode de la suggestion, des échos de mon enfance et d’antiques paysages d’Orient, rappeler des lieux, des visages, des présences. Entre terre d’Occident et rives bibliques, la mémoire conjugue le sentiment de l’effacement et l’attente des renaissances. Un chemin se trace ainsi de l’enfance et son expérience intérieure de l’invisible à la quête adulte des plus lointaines racines de notre humanité. Le poète, tel un veilleur, un éveilleur, cherche à se tenir à l’écoute de la brise qui murmure, comme une lyre, dans les feuillages du temps.”

Bernard Grasset

En résumé

Feuillages, c’est le monde de l’enfance, des signes de mémoire, où commence un chemin d’homme. C’est aussi le monde des origines où commence, entre sable et lumière, notre humanité. Orient et Occident se croisent au fil des paysages, des présences, des mots de l’attente. Le poète témoigne du mystère comme le vent incline les feuillages.

Extrait

L’azur immenseImage 1

Au-delà de nos jours,

La blancheur des maisons

Où midi scintillait,

Le vent dans les dunes,

Le vent jusqu’à la mer.

Des mains d’enfants

Effeuillaient l’eau, le sable.

La douleur de l’aventure,

L’ancre de l’amour,

Des goélands çà et là

À la crête des vagues,

Lointain, proche, innomé,

L’horizon murmurait.

Feuillages, Bernard Grasset , Éditions Jacques André, Lyon, septembre 2012, 58 pages, 11 €.