Invitation : Conférence François Cassingena-Trévedy 3 Octobre 2017

Cantique-de-l-infinistere

Mardi 03 octobre 2017 à 18h30

Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris

Le chant de la terre des écrivains :

Conférence de François CASSINGENA-TRÉVEDY autour de son dernier ouvrage

Cantique de l’infinistère (Éd. DESCLÉE DE BROUWER)

TÉLÉCHARGEMENT INVITATION (PDF)

Echos au « Cantique de l’infinistère »

du frère François Cassingena-Trévedy par Agnès Gueuret, poète, adhérente

LIRE ci-après: Terre – Agnès Gueuret

 

Véronique Margron : le passage à l’écriture

Le 7 juin 2011, dans les salons des Editions Gallimard, Véronique Mafron, auteur de Fragiles existences (Bayard, 2010), recevait le Prix des Ecrivains croyants 2011, catégorie essai. Lors de cette réception, elle expliquait comment elle en était venue à l’écriture. Retour sur une expériences humaine, spirituelle, littéraire.

“Si ce prix me touche spécialement c’est au nom de la finalité de l’association. Vivre « un esprit d’ouverture et de dialogue, ouvrir au sens du mystère et de la transcendance », fait partie de la passion qui aura mené ma vie et ses choix depuis bien 25 ans. Servir la pensée critique, la liberté de conscience, manifester que la foi est intelligente, c’est-à-dire sensible, attentive au réel des femmes et des hommes de toute époque. Bref que Dieu habite ce temps et le désire. Et qu’il réclame des voix, malhabiles mais présentes, pour rendre compte avec douceur et opiniâtreté de son engagement en faveur de tout l’humain et de tout humain.

Je suis venue à l’écriture par des chemins buissonniers. Membre de l’Ordre de Saint Dominique, ma prédilection va depuis toujours à la parole. La Parole de Dieu avant tout, méditée, scrutée, priée, aimée. Une Parole qui abrite les détresses et les joies de chacun et de tous. Qui n’exclue jamais. Elle raconte notre aventure. C’est elle qui fonde ma propre parole, studieuse et engagée. Que ce soit à la faculté de théologie, avec des groupes de travail, de professionnels, de responsables en Eglise, de chrétiens qui se vivent à la marge de l’institution, en public, ou enfin dans l’intime de conversation. J’essaie de faire en sorte que ma parole soit fondée, libre et responsable. Surtout qu’elle participe à donner espérance et goût de vive. Bref qu’elle soutienne la vie et les tentatives de vivre, de mieux vivre. De survivre parfois à tant de chagrins.

Ce sont donc ces auditeurs aux multiples visages – et la ténacité d’éditeurs et éditrice qui ont rendu possible le passage difficile à l’écriture, dans une continuité profonde avec mon travail intellectuel, académique comme avec tous mes implications. Le projet : offrir de quoi penser soi-même en proposant quelques balises, soutenir le pas de l’existence fragile de l’autre, transmettre le goût de ce Dieu qui aime l’humain et désire le meilleur pour lui. D’un Dieu donné au monde. Écriture marquée d’une obsession qui l’a rendue souvent laborieuse, lente : celle du mot le plus juste possible.

Dans ce livre, comme dans les précédents, ai-je été attentive, parfois jusqu’à une forme d’angoisse, afin que chaque mot soit au plus prêt de ma pensée, de sa ma sensibilité et que ces pages puissent être reçu par l’autre sans brutalité. S’approcher timidement de la vérité, sans violence ni dureté. Laisser entrevoir que la quête de la vérité pratique, de la vérité éthique, celle de l’agir, de l’inclination de l’existence, se fait ensemble, auteur et lecteurs.

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