Un patient travail d’écriture récompensé

L’association des Ecrivains croyants organisait lundi 20 septembre une rencontre débat autour “des livres, des prix, des écrivains” à l’espace Bernanos (Paris). Cette manifestation était organisée en partenariat avec le Syndicat des libraires de littérature religieuse. Deux membres de l’association, primés en cette année 2010, avaient accepté de participé au débat.

Claire Daudin, Grand Prix Catholique de littérature et Prix des journées du livre chrétien à Tours, a expliqué comment “Le Sourire” (éditions du Cerf) était un texte qui s’était imposé à elle. La gravité du sujet – un enfant touché par la maladie dès la naissance – ne l’avait pas empêchée de voir tout ce qu’il y avait d’amour entre ce fragile enfant condamné et ses parents. Un livre d’espérance, qui a donc retenu l’attention de deux jurys, ce que l’auteur a accueilli avec joie. C’était pour Claire Daudin, une forme de reconnaissance précieuse… qui n’avait pas d’incidences sur son travail,et très peu sur la vie commerciale de son livre.

Frédéric Brun, auteur de “Une prière pour Nacha” (Stock), Prix des Ecrivains croyants 2010 rencontre prix écrivainscatégorie littérature, confirmait avoir été, lui aussi, porté, poussé, par son sujet. après avoir évoqué la figure maternelle (Perla, Stock, 2007) et le portrait du père (Le roman de Jean, Stock, 2008), c’est donc la tante Nacha qu’il faisait revivre dans cet ouvrage. Avec la difficulté de l’écrivain qui aborde les proches, et l’histoire secrète et perdue de la famille, puisque sa quête l’a conduit sur les traces des aïeux juifs polonais. Un chemin bouleversant, qui interroge aussi la foi en l’homme et, entre les lignes, l’existence de Dieu.

Animés par Pierre-Yves Camiade, président du SLLR, et Christophe Henning, président des Ecrivains croyants, la discussion avec le public permettait ensuite un échange sur le travail de l’écrivain, l’importance des libraires qui sont “passeurs” de livres, et le souhait, pour beaucoup, de faire découvrir des ouvrages écrits dans la solitude, mais qui portent, en eux, une dimension bien plus universelle, le livre répondant ainsi à la quête de sens et d’intériorité.