Nos auteurs écrivent

Habiter spirituellement le monde, écrire aux confins du jour, de la nuit, de soi-même…

L’écriture comme combat

Après soixante années partagées d’entente et de dialogue, mon époux s’en est allé vers l’éternité.  Puis la COVID et le confinement ont fait éruption ; ce fut pour moi double peine.  Je m’interrogeais : comment nos prédécesseurs ont-ils réagi  lors de crises importantes.

C’est à François Mauriac que je pensais en premier. Orphelin de père, subissant les deux guerres mondiales, son fils ainé attrapant la grippe espagnole, risquant l’arrestation par la Gestapo après la parution du « Cahier Noir » comment avait-il réagit ? Quelles furent ses peurs ? Ses gémissements ?  Rien de tout cela : ses seules craintes étaient  la montée des totalitarismes, l’humanisme menacé, l’incertitude religieuse, le doute philosophique. Et même lorsqu’il fut opérée d’un cancer de la gorge il écrivit : «  Prière pour le bon usage des maladies ». En ces crises redoutables la seule riposte fut son écriture ; avec  ses romans, avec le Bloc-Notes, il se bâtit contre le conformisme de son milieu, leur hypocrisie, le Péché et le Mal.

Et aujourd’hui je pense à Tanella Boni avec laquelle j’ai préparé à L’UNESCO un forum sur la Métamorphose du monde. Avec des romans, des essais, des nouvelles, des poèmes, cette philosophe ivoirienne construit un immense monument fait de dialogues, de tolérance et de Paix.

Ces exemples sont pour moi une forteresse contre la sidération et la dépression.

Monique Grandjean, novembre 2020

Restez chez vous… en compagnie des livres

Les lecteurs sont des voyageurs ; ils circulent sur les terres d’autrui, nomades braconnant à travers les champs qu’ils n’ont pas écrits… Michel de Certeau

 Restez chez vous. Je vous écris de la maison. Au gré des  minutes mouvantes, la lumière effleure les angles familiers. Moyeu de la roue, je demeure en ce lieu connu, à reconnaître chaque matin. L’entrée fleurie de rapines buissonnières, la salle de séjour aux meubles en chêne luisant, les voix intimes, la cuisine ouvrant sur le jardin élargi vers un parc  par delà le mur en briques enlacées de lierre, l’escalier vers les chambres aux voilures miel, les bibliothèques et leurs voyages sans frein.

Hors d’atteinte, je sais les peurs dissimulées. Je redoute l’appel d’air créé par ce vide soudain : l’afflux de divertissements proposés voire imposés par voie numérique ; ce ne sont que pièces jointes, liens, vidéos.

Je vous écris d’un projet utopique : j’ai mis à mal, et à bien, les innombrables bibliothèques que compte la maison. J’opère une sélection sévère qui s’amollit au fil des heures et de la fatigue. Sur le sol jonché d’ouvrages, entre les piles de livres et les repères de poussière, je navigue au jugé.

 Je vous écris des trouvailles, des cadeaux ; des retrouvailles avec des livres acquis et jamais ouverts, en souffrance derrière les volumes oppressants d’un rayonnage prêt à céder sous leur poids.

Je vous écris des livres d’artistes et des poches dépenaillés, des couvertures désuètes et des reliures effilochées, des romans cultes dans lesquels je m’abîme un moment, au lieu de poursuivre ma tâche de forçat.

Les livres sont plus qu’eux-mêmes. Sur leurs pages de garde, ils portent d’émouvantes dédicaces: elle ressuscitent des en allés, des oubliés, des déportés au loin. Sous le rouleau compresseur du temps, s’aplatiraient les hauts faits de nos amitiés ?

 Colette Nys-Mazure, lettre des Confins 2

Une année de répit

Oui, je fais partie des chanceux, non seulement épargnés, semble t-il, par la maladie, mais possédant un sujet d’occupation : je suis habitée par un tableau. Depuis plusieurs mois, j’ai commencé à remplir un cahier de notes, et même à esquisser quelques paragraphes, sans savoir encore si ces pensées entremêlées formeraient un jour un livre. Lorsque l’ordre de confinement tombe, je me réfugie aussitôt, mentalement, auprès du Philosophe de Rembrandt. Sous l’escalier. A l’abri. La lumière filtre par la fenêtre. Elle chauffe le vieillard. Elle me chauffe aussi. En haut des marches, la servante, invisible à l’œil nu, revient du ravitaillement, son attestation dérogatoire dans la poche de son tablier. Dans la case déplacement pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés, elle a coché une croix. Elle a daté et signé. Amsterdam, avril 1632. Mais sait-elle seulement écrire ? Au cours du Siècle d’or, la cité passe de 50.000 habitants à 210.000, et ceci en dépit de plusieurs épidémies de peste. 1632 fut une année de répit. 

            Les mains sur les genoux, le vieil homme aveugle peint par Rembrandt attend. Doublement confiné. Étymologiquement : dans ses limites, son territoire, son royaume. Là, sous l’escalier…

Barbara Lecompte

Dans l’attente

Comme l’arbre/Tu apprends à faire silence 

A faire corps/Avec l’hiver 

A ne pas te hâter/De fleurir 

A te retirer parfois/Sous l’écorce 

Dans l’attente/Des bourgeons à venir. 

Jean Lavoué, 7 janvier 2020

Enfance enfin donnée

Voix sur l’horizon/   de Celui qui nous crée/ Onction d’azur/   Silence d’armature/   Chant ascensionnel/ aux entrailles de l’air…


IL est Seigneur,/   Éther et Souffle/  Innocence versée
dans l’alentour, la trace, /  toutes prières jointes
/dans un soulignement…

D’un sourire « de cœur » /  laisser mûrir la Grâce
laisser mourir le « peu » /   pour cette Vie d’espace…

Par les degrés du sang/  par les marches du temps
tutoyer le Mystère /   avec notre misère.

Vaillant « étirement » aller/  jusqu’à l’Éveil levant
aller par les abysses/  en Son couronnement, /  aux délices des airs,
enfance enfin donnée…

Dominique Bouffies, Jeudi 24 décembre 2020

Habiter le monde spirituellement pendant le confinement

Habiter le monde n’est-il pas plutôt se laisser habiter, toucher par le monde, l’inviter à entrer en soi ? Apprendre à devenir l’accueil même de cet au-dehors troublé, dangereux, ne pas se tenir séparé de cette vie menacée en chacun de nous.

Ecouter la lamentation du monde : visages marqués par la douleur, corps dévastés jusqu’au mortel étouffement, cœurs brisés par la morsure de l’esseulement. En essayant de ne pas se laisser entamer par la sourde angoisse de mort qui ronge chacun. Bien qu’enfermés dans l’étroitesse de nos chambres ne demeurons pas séparés de l’autre.

Ne sommes-nous pas invités à sentir, goûter et épouser nos profondeurs ? A entrer dans notre âme, à l’habiter ? Car habiter notre être profond est exactement participer de l’ETRE même de Dieu.

Et pour vivre cela, le divin secret n’est-il pas d’aimer ?   Aimer simplement, l’autre comme soi-même. Tendre vers la certitude qu’en aimant imparfaitement, Dieu demeure en nous.

Mais comment aimer quand on est dans l’enfer du lieu clos, affligé au plus profond par la solitude souvent, le temps qui ne passe pas et la maladie qui rôde.  En ne se souciant pas d’aimer parfaitement car seul l’Esprit peut aimer ainsi à travers nous.

Sortir de cet enfermement réglementé nécessite de se fondre en lui sans compter les jours, s’installer dans cet étrange temps suspendu ! Y consentir dans ses chairs, y devenir présent.

Puis, laisser advenir en soi la grâce d’un progressif dépassement.

Anne Marie Saunal, Paris le 1 janvier 2021

Nos auteurs écrivent

Habiter spirituellement le monde, écrire aux confins du jour, de la nuit,  de soi-même…

Écrire

Nous sommes invités à plonger dans le corps de rêve qu’est le poème. Au fil des mots, ce langage du monde vu de l’intérieur nous entraîne. La chanson est douce. Nous la comprenons et il nous prend même un coup de féerie. La lampe est allumée. La femme assise, silencieuse. Les mots sont éparpillés sur le sol. De la main gauche, elle tire de son cœur de fines lettres qui allongent le fil fixé à la lune. L’index droit imprime sur le papier un mouvement qui fait tourner les lettres sur la page… et la lune descend.

Il y a les écritures du jour et celles de la nuit. Celles-ci vont et viennent dans le silence, heurtées par le soleil. Une nuit éveillée, couleur poème, j’ai su que le monde n’existait peut-être pas. Face à ce qui n’existe pas, les mots me ceinturent la taille, me tiennent à bout de bras alors que je ressens, physiquement, l’absence du monde. Seuls les mots parlent de lui. J’entre dans la nuit de l’invisible, il y a là ce qu’il n’y a pas, étrange solitude. Belle nuit, là où tout se vit, l’intime et le fragile, là où la dérive se porte à merveille.

Écrire pour que la vie redevienne ce qu’elle n’a jamais cessé d’être.

Brigitte Maillard

*/Mis au large…/*


Il y a ces oiseaux invisibles et sereins, joyeux enfants des anges, qui, 
posés sur le balcon des cœurs, picorent les ombres intimes, les orages 
intérieurs ; aller d’effacement, de recommencement, s’adjoindre 
l’horizon, parcourir le silence…

Royaume de l’Innocence entré dans la patience, Présence ultime cachée 
sous l’apparence, laisser monter en nous l’existence apatride ; aspirés 
par l’Espace, bouleversés par Lui, portés au grand Étonnement en 
ascension de « oui », nos cœurs ensemencés entrent en résonance…

Au bruissement des âges, par la reconnaissance du « peu » que nous 
sommes, s’ouvre à l’esprit l’accès vers le « Tout » qui nous crée… Le 
coeur est cette attente de la graine semée, il se donne « patience » à 
la graine germée, explose en fécondité à la graine levée… Et le Semeur 
moissonne la joie qu’IL a semée…

Son Visage espéré donne d’aller au large, d’explorer le vivant, 
d’exalter le Message, d’aller « prière et cœur », de visage en visage, 
de laisser se former dans un reflet d’aimer, au secret d’exister, les 
traits de Son Visage…

Dominique Bouffies

Dominique Bouffies – Ode à Celui qui EST Préface : Claude Pradeilles, diacre

Le mot de l’auteur :

L’homme s’éprend de l’Unique à son unicité, sa conscience s’assouplit et s’éclaire à l’épreuve du monde…

L’aventure en Dieu « s’incarne » ici dans un chant écrit… Les mots se veulent serviteurs de louange et, dans la marche poétique de la page écrite, sollicitent humblement la Lumière…

L’âme y témoigne du désir de progresser en Lui, du désir de rendre grâce, d’implorer, de chercher, et chercher encore, de s’agenouiller, de se dresser, de se dresser en s’agenouillant, en s’abandonnant, de palpiter Dieu à l’espace compliceouvert par la Grâce : proche Clarté où s’irisent la prière, la Foi, l’Espérance et la Charité…

L’âme brûle de tout éloignement de son divin Seigneur, les mots se donnent comme « proximité »…

Extrait :

Présence

IL est « Corps » de patience dans l’énergie des siècles…

IL est « fécondité » en symétrie d’aimer…

IL est là nécessaire, accompli et « brûlant »…

IL est dans l’abandon de l’illusion au temps…

IL est « Parole-chair » dans le flux de l’instant…

IL est le Cœur donné, entré en résonance…

IL est « Jour » de croissance, de paix, de permanence…

IL est « Pain » missionnaire pour les « déserts » du sang…

IL est « Soulignement » dans nos effacements…

IL est la joie venue dans le consentement…

Le rejoindre nous fait, se rassembler en « l’autre »,

et rien ne le contient sinon « l’inexprimé »…

Éditions Unicité, juin 2020.

Ode à Celui qui EST – Dominique Bouffies (http://dbouffies.canalblog.com)

Dominique Bouffies – À cœur et à croix venez ! (Recueil de textes pour les fêtes de l’année liturgique)

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Il n’est pas de temps ordinaire en liturgie, chaque jour s’ouvrant, est « fête » du Christ donné, car depuis la Transfiguration, depuis la Croix, depuis l’Ascension de Jésus, depuis Sa Résurrection, le temps de l’homme s’inscrit dans « l’extraordinaire » du Dieu manifesté ; temps d’exultation et d’exaltation à la Lumière Fils…

Ces textes viennent proposer une « pulsation » de mots et de phrases à l’émotion ressentie à l’occasion des fêtes de l’année liturgique…

Extraits :

Paroles du Cœur en Croix

« Pose ta misère sur Mon Cœur crucifié, « repose » tes blessures aux prairies de Mes plaies… Reprends force de joie dans l’accueil de Mes bras…

Ma Croix est le refuge de toutes tes faiblesses ; viens de tes fragilités dans la Force d’aimer !

Viens  en retraite dans Mon Cœur déchiré ; coule de Mes plaies vers la Grâce du Père, prends dans ton cœur l’Hostie, « hymne » du Sang donné !

Viens dans la Lumière de Ma Paix glorieuse, en cet espace intime où ton cœur devient « Mien », où Mon Corps devient « tien »…

Viens sur l’autel de Ma Croix dressée, boire à la Coupe de ciel, puiser au Jour d’éternité ; demeure là choyé, chéri, enfant d’Eucharistie au Chemin d’Évangile… » 

À cœur & à croix venez ! – Éditions Unicité, Février 2019

Dominique Bouffies (http://dbouffies.canalblog.com)

Dominique Bouffies-Via Jésus Christ (Du monde des contrastes et des oppositions à l’Espace d’Unité)

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Un texte qui fait écho, donne « prolongement » à « Pensées pour Lui : Père, Fils et Esprit », ouvrage publié il y a deux ans et proposant une réflexion sur le Mystère de la Trinité Sainte… Certaines des pensées déjà publiées trouvent là leur développement…
De la Grâce triptyque (Père, Fils et Esprit), c’est plus précisément celle du Fils de Lumière qui est abordée ici…
Ouvrage de dévotion à la Croix, à Jésus « Passage » de l’existence à la Vie, de la chair à l’Esprit… Christ est Recommencement de l’homme dans l’Esprit…
La Croix dresse à l’intime le Sacrifice d’Amour, œuvrant cette « opposition » frontale entre l’Esprit et l’esprit du monde ; « Croix » qui pose le « labour » du Dieu fait homme, dans la chair de l’esprit de l’homme, pour la levée des âmes dans la Vie, au réel du Père…
Un texte qui réfléchit la venue de Son Règne en chacun de nous…
Révélés cœurs prêtres nous avançons « par Lui, avec Lui » à travers les contrastes et les oppositions de ce monde et de la chair, afin d’abonder en Vie, « en Lui » ; une marche de faillibilité vécue en énergie de Croix…

Extraits :

– « L’incarnation, ce « routage » de l’âme dans la chair, est « entrée » dans le Mystère, qui porte en lui « force » de croissance et de germination… »

– « Invités par la Grâce nous sommes appelés à entrer en désir de ressemblance à la Grâce, ressemblance à l’Amour, à la Paix, ressemblance à la Croix par nos croix, ressemblance au Sacrifice Saint ; entrer au redressement, renouvellement, retournement du cœur tourné vers l’éternel Vivant.
Nous sommes appelés à « courir » en nous le chemin de Lumière, à laisser la Source de Vérité s’écouler et devenir « Chant »… »

– « Entrer en ressemblance aux éléments qui tous sont Dieu par nature et attachement…
Entrer en ressemblance à l’eau, le feu, la terre et l’air, à tout ce qui nous communie de corps et d’esprit à l’Unité, à la grandeur, à l’Évidence, à la beauté de l’alentour de Grâce…
Entrer en ressemblance : posture du cœur en gratitude, en retour de grâce, en adoration, en union… entrer en « sollicitude » pour l’univers entier… »

Éditions Unicité  (ISBN 978-2-37355-172-3)

http://dbouffies.canalblog.com

Dominique Bouffies, Le Proche-Inaccessible

Le Proche-Inaccessible, Dominique BOUFFIES
Pourquoi j’ai écrit ce livre ?
Le triptyque poétique écrit commencé dans l’éveil lumineux au Christ par la grâce, État de grâce, en passant par le témoignage d’une nouvelle naissance, âme visitée par l’Esprit de Vie et le Verbe de Dieu, L’homme revisité (corps central du triptyque), trouve sa forme d’achèvement et d’élargissement, dans ce troisième « tableau », Le Proche-Inaccessible, qui chante le « Oui » de lumière et de vérité, le « Oui » sans cesse renouvelé, la conscience aimée de la Présence Père, Fils et Esprit et des deux Fécondités : Dieu « Amour » proche et inaccessible Sagesse…

livre domin bouffies

En résumé
 
Dieu se cherche, Dieu se décrit et se dit dans le rassemblement  des mots,  la concision extrême, celle précédant le silence qui est toutes paroles rassemblées…
Trois mots envisagés pour n’en garder plus qu’un ; trois personnes divines pour un Dieu adoré ; poésie en synthèse d’âme et de cœur, poésie en synthèse de jours pour le Jour éternel… Unicité tournée vers l’Unique Parfait…
 
Le Proche-Inaccessible, poétique « verticale » tendue vers l’Incréé…
La forme provocante, anguleuse vient pour le maintien d’une lecture en éveil ; poésie « râpeuse », inhospitalière par ses coupes opérées…
Tiré de la préface de Arnaud Rocaboy (Diacre permanent) : « La poésie de Dominique BOUFFIES peut dérouter au premier abord… Elle heurte notre côté rationnel… Le poète nous ouvre un univers, né de son propre cheminement enraciné dans une foi vivante. Par pure générosité, il nous fait basculer non pas dans son monde, mais il nous ouvre un espace à nous approprier…Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, mon âme te cherche, toi mon Dieu (Ps 41-42) : ce livre est une contribution joyeuse à cette recherche, une invitation à découvrir en soi sa propre source jaillissante pour la vie éternelle (Jn 4, 14). »
Extraits
 
Tiré de « Chariot d’immortalité » :
Chariot d’immortalité
simple métamorphose
lenteur gracieuse
corps flexueux
de l’âme soulevée
fraîche intuition de l’être
beauté fluide de Dieu.
Sous le torrent vaincu
de la mortelle étreinte
les chairs ensoleillées
les cœurs
au Souffle formés.
Parois de l’Invisible
déchirées du Vivant
rencontre saturée
de la conscience au Vrai
la brûlure au divin
s’achève dans la grâce
voûte de jasmin
arc-boutée au ciel…
Tiré de « Course de la Flamme ouvrante » :
 
Esprit
course de la Flamme ouvrante.
La voix de la Parole
franchit toutes montagnes
tous les temps
comble les vallées
les coeurs
rafraîchit le désert
désaltère
nos corps arrêtés.
La Vérité renverse
 tout l’univers pensé
penché
forteresses invisibles
de la fixité…
Tiré de « L’Aimé Proche Parfait » :
Paix
du Proche Parfait
chant de l’éternité
habit de l’âme à Dieu
hyménée sidéral
atemporel
des âmes-sœurs.
Mystère
Renversement des chairs
Dieu
l’Aimé Proche Parfait
le Cœur
versé de Paix.
 
Le Proche-Inaccessible, Dominique Bouffies (http://dbouffies.canalblog.com), Éditions Unicité, janvier 2016, ISBN 978-2-37355-091-7, 172 pages, 16 Euros.