Charles Berrotte : La saga de l’empereur du Sneafell

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Depuis longtemps, les civilisations nordiques m’ont attiré, ce qui m’a amené à me rendre il y a quinze en Islande afin de découvrir par moi-même le berceau d’une des plus fabuleuses littératures médiévales du XIIIe siècle et la manière dont la foi chrétienne s’y est installée. J’ai pu ainsi découvrir et comprendre le sens et la profondeur des fameuses sagas islandaises et plus proche de nous, les œuvres d’Halldór Laxness qui peignent avec humour et tragédie l’Islande contemporaine. Mon attachement à la foi chrétienne m’a conduit à connaître ce pays, qui en l’an mille, a fait le choix de se convertir au christianisme. Après la lecture de nombreux ouvrages ayant pour thème cette île hors du commun sur tout les plans, j’ai eu le désir d’écrire un roman Fantasy utilisant l’Islande comme décor afin de témoigner de ma foi en liant l’histoire, les problèmes contemporains, l’aventure et la réalité d’un Dieu fait homme pour sauver le monde. Cette épopée est une alternance de dialogues où les personnages livrent leurs combats intérieurs et d’actions chargées de sens et de symboles.

Charles Berrotte

En résumésaga2

Au fil des siècles, les royaumes de Monvithor et de Valpaurrassie, qui constituaient jadis l’Empire du Sneafell, sombrent dans la décadence, le désespoir et la déchristianisation. Les sujets de ces deux royaumes du Nord et du Sud, bafoués et maltraités par leurs rois, se soulèvent sans succès, faute de moyens et d’organisation.

Sous le règne d’Eric XII, roi de Monvithor, des chevaliers rebelles, organisés en Ordre Secret de la Serrure, se préparent dans le plus grand secret à reconquérir le pouvoir pour remettre Dieu dans la vie des hommes et de la nation….

Extrait

« Un jour, enfin, il aperçut le monastère au flanc d’une montagne. Sa construction était classique. On pouvait distinguer la chapelle, le cloître et les communs, le tout formant un carré. L’ensemble était entouré d’un mur de pierres de belle taille et l’accès dans la clôture n’était possible que par une porte. Richard se dirigea donc confiant vers l’entrée du prieuré.

Une première fois, il frappa de toutes ses forces contre la grosse porte de bois massif et dit à haute voix :

– Je suis Richard, comte de Dornless du royaume de Valpaurrassie.

Il n’y eut aucune réponse. Richard se demandait si le lieu était réellement toujours habité. Il frappa une deuxième fois et dit :

– Je suis Richard, comte de Dornless du royaume de Valpaurrassie.

Il n’y eut aucun écho si ce n’est celui de sa propre voix dans les montagnes. Richard commença à perdre confiance. Au même instant, il ressentit le froid l’envahir et il grelotta. Il regarda autour de lui, il n’y avait aucun signe de vie. La faim, le froid… Richard désespérait et craignait d’avoir fait tout ce chemin pour arriver dans ce lieu inhabité. Il grelotta à nouveau, et frappa une troisième et dernière fois.

Il bredouilla :

– Je suis Richard, un pauvre pêcheur qui vient demander de l’aide au Seigneur.

La porte s’entrouvrit lentement. Un moine passa la tête pour observer qui se présentait à la porte et dit d’une voix douce :

– Alors, dans ce cas, vous pouvez entrer, vous êtes le bienvenu. »

La saga de l’empereur du Sneafell, Charles Berrotte, Salvator, octobre 2011, 312 p., 20 €.