Cycle de rencontres littéraires E&S : Marc Leboucher et Vincent Morch

Mis en avant

En partenariat avec l’Espace Poveda qui nous accueille, Écritures & Spiritualités propose un nouveau cycle de rencontres littéraires, mettant en dialogue deux auteurs ayant récemment publié, deux voix porteuses d’un souffle spirituel ou poétique.

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Jeudi 21 Mars – 19h

Entrée libre 
Réservation souhaitée : colson.bernadette@orange.fr  
Espace POVEDA – 4, Rue Léopold Robert, 75014 Paris

Dominique Bouffies – À cœur et à croix venez ! (Recueil de textes pour les fêtes de l’année liturgique)

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Il n’est pas de temps ordinaire en liturgie, chaque jour s’ouvrant, est « fête » du Christ donné, car depuis la Transfiguration, depuis la Croix, depuis l’Ascension de Jésus, depuis Sa Résurrection, le temps de l’homme s’inscrit dans « l’extraordinaire » du Dieu manifesté ; temps d’exultation et d’exaltation à la Lumière Fils…

Ces textes viennent proposer une « pulsation » de mots et de phrases à l’émotion ressentie à l’occasion des fêtes de l’année liturgique…

Extraits :

Paroles du Cœur en Croix

« Pose ta misère sur Mon Cœur crucifié, « repose » tes blessures aux prairies de Mes plaies… Reprends force de joie dans l’accueil de Mes bras…

Ma Croix est le refuge de toutes tes faiblesses ; viens de tes fragilités dans la Force d’aimer !

Viens  en retraite dans Mon Cœur déchiré ; coule de Mes plaies vers la Grâce du Père, prends dans ton cœur l’Hostie, « hymne » du Sang donné !

Viens dans la Lumière de Ma Paix glorieuse, en cet espace intime où ton cœur devient « Mien », où Mon Corps devient « tien »…

Viens sur l’autel de Ma Croix dressée, boire à la Coupe de ciel, puiser au Jour d’éternité ; demeure là choyé, chéri, enfant d’Eucharistie au Chemin d’Évangile… » 

À cœur & à croix venez ! – Éditions Unicité, Février 2019

Dominique Bouffies (http://dbouffies.canalblog.com)

Dominique Aguessy – Marges et rivages

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Triple est le défi que je tente de relever dans ce recueil de poèmes : Mettre en perspective des histoires singulières avec l’histoire du monde, témoigner des violences présentes et transmettre un chant de vie et d’espoir. Garder cette foi inébranlable et affirmer que la poésie et la musique sont des arts de renaissance et de résilience.

Extrait :

Les mots du poème avancent
Sur des sentes de chamane
Illuminés de symboles

Des ténèbres de l’oubli
Ils sauvent des pans d’histoire
Indispensables à notre survie

Éditions L’Harmattan, 2018, Collection Accent tonique – Poésie

Jean-Daniel Robert – “Journal en poésie”, suivi de “Le givre nous brûlera”. Photographies d’Adriana Passini

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Ce Journal en poésie est une sorte de chronique poétique et imagière au fil des mois, des saisons, des lieux, des rencontres… Novembre peut tout aussi bien être un temps de dormition des jardins et des terres à cultures qu’un temps pour prendre un vin chaud au café du coin ; comme mai pourra permettre de siroter une bière tout en observant les gens alentour. Il y a comme une vibration des semences enfouies sous les feuilles mortes, une « ascension-descension » des lumières ; et cela m’émeut toujours. Quelques interrogations, quelques colères, aussi. Et des moments d’humour, d’humeur et d’humus, ces rimes à l’envers. D’humour et d’amour, ces rimes à l’endroit.

Le givre nous brûlera, lui, est tout un chemin des jours d’amour, souvent, et de doutes, parfois. Une longue quête en crescendo, à travers les silences, la parole, la douleur et les années.

Extraits :

Vous êtes fleur de train

Soleil dans le brouillard

Vous deux aux yeux fermés

à vous chercher les lèvres

Merci pour l’espérance

Que vos regards diffusent

l’air de rien, entre deux approches

Vos bras aiment la vie

Le silence de Dieu

vous offre son sourire

puisque votre murmure

dit tout de son visage

                                    TGV

                                                                       (Après Bourg-en-Bresse)

« Je suis la cervoise du Seigneur »

Prière

et bière

la plus belle rime

Belge et monastique

“Journal en poésie”, suivi de “Le givre nous brûlera”. Photographies d’Adriana Passini. Éditions Encre Fraîche – 2018

Cycle de rencontres littéraires E&S : Karima Berger et Christine Ray

En partenariat avec l’Espace Poveda qui nous accueille, Écritures & Spiritualités propose un nouveau cycle de rencontres littéraires, mettant en dialogue deux auteurs ayant récemment publié, deux voix porteuses d’un souffle spirituel ou poétique.

Karima Berger et Christine Ray, auteures de Toi ma sœur étrangère, (éd. El Ibriz. Alger), un livre à deux voix sur l’altérité avec la participation de Samira Bendris, Directrice Éditions El-Ibriz

Vendredi 15 février de 19h à 21h

Entrée libre 
Réservation souhaitée : colson.bernadette@orange.fr 
Espace POVEDA – 4, Rue Léopold Robert, 75014 Paris

Gabriel Ringlet – La grâce des jours uniques. Éloge de la célébration

Gabriel Ringlet - La Grâce des jours uniques

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Quand j’interroge mon identité profonde, je crois que je suis fondamentalement célébrant. Et depuis longtemps. Ce n’est pas d’abord une affaire de « prêtrise », car pour moi célébrer dépasse la célébration liturgique. C’est presque une manière d’être au monde. Quand j’écris, je célèbre. Quand j’enseigne, je célèbre. Quand je réponds à un courrier, je célèbre. Et j’espère qu’en célébrant, je célèbre. Et qu’avec l’ici qui est là, de très ténu ou de très vaste, d’heureux ou de malheureux, parfois de désespéré, je parviens à faire de l’au-delà. Car c’est cela le jeu « superflu » de la célébration : refuser de laisser les choses en l’état. On peut vivre sans célébrer, bien entendu. Mais pour soulever la vie, pour l’alléger, pour la porter plus haut et plus loin, nous avons besoin du rite. Il ne supprimera pas la souffrance, mais il peut éloigner la désespérance et faire place à la joie, là où, peut-être on ne l’attendait pas.

Extrait :

Il s’agit de toucher.

C’est ici, surtout, que je me sens le plus en empathie avec la démarche rituelle. Pour moi, il n’y a pas, il n’y aura jamais de célébration sans la main. Et si mes mains devenaient paralysées, j’espère que d’autres mains m’entoureraient et prendraient le relais pour que je puisse encore toucher à travers leur toucher.

Je crois que pour célébrer, il faut apprendre à jouer de la peau comme d’autres du piano. Et à interpréter à l’oreille la partition des corps. Déposer sur une blessure, sur une joie, un peu de lumière parfumée. Et accompagner ce geste d’ondoiement d’une onction du regard. Le poème de Rilke qui parle de la main murissante m’a toujours bouleversé. Peut-être parce que j’y vois la main célébrante ?

L’Ange s’adresse à une femme :

Tu n’es pas plus proche que nous de Dieu

Nous en sommes tous loin

Mais quel prodige que

L’onction de tes mains.

Chez nulle femme elles ne mûrissent ainsi.

Editions Albin Michel, 2018

Gabriel Ringlet, théologien et écrivain, a été longtemps professeur et vice-recteur à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve en Belgique.