Xavier Hurbin – Les mendiants

Le mot de l’auteur :

« Les Mendiants » est un grand cahier, voulu par Ève, qui, apprenant sa mort prochaine, demande à son aimé et à ses amis de l’accompagner vers cette inconnue. Chacun y dépose son témoignage, chacun y cherche son propre chemin, aux confins de la vie, de la mort et de l’amour.

Ce livre est tout entier consacré à l’exploration du mystère du Vivant ; sa seule ambition est de contribuer à l’effort commun millénaire pour dire un peu l’Homme.

J’ai choisi la narration pour essayer de parler au cœur et la poésie pour essayer, sans illusion mais avec détermination, de dire l’indicible.

Extrait :

J’étais prête pour l’évaporation ;

Une autre porte s’ouvre, une autre invitation.

Renoncer, renoncer sans fin,

Renoncer à tout, accepter d’être rien,

Renoncer à ce rien du tout,

Pour enfin accepter d’être tout.

Je me réveille à temps,

Je verrai le printemps.

Moi la femme stérile,

Je vais avoir un enfant.

Voyez l’ironie du sort,

Je deviens fertile par la mort ;

Alors qu’elle me couvre de son ombre,

Je deviens enfin féconde.

La Vie est un présent,

Que l’on ne saurait accueillir les bras ballants.

J’attends la Mort, sur le qui-vive,

Je serai, pour elle, une amante active.

Je sens se cristalliser ma substance,

Voici venu le temps de ma naissance.

Ève

Éditions Lazare & Capucine, Septembre 2019

https:www.lazare-capucine.com

Ancien dirigeant en entreprise, Xavier Hurbin exerce aujourd’hui le métier de coach professionnel et apprend celui d’Homme. « Les Mendiants » est son premier ouvrage.

Christine Kristof-Lardet : Sur la terre comme au ciel – Lieux spirituels engagés en écologie

Le mot de l’auteur :

Cet ouvrage est né du désir de relier le monde de la spiritualité et celui de l’écologie qui se tournent encore trop souvent le dos. Etant à la fois militante et (parfois) méditante, j’ai pris conscience de l’importance de soutenir une écologie qui ne se réduit pas à un simple environnementalisme et moins encore à de la politique ou de la technologie… . J’ai choisi d’explorer une écologie plus intégrale qui s’ancre dans une dimension de profondeur et d’intériorité. 
A travers cet ouvrage, je présente une trentaine de communautés de différentes traditions qui puisent dans leur engagement spirituel les ressources de leur engagement écologique. Même si aucune de ces communautés n’est parfaite, chacune représente une tentative de vivre en cohérence des valeurs propres à soutenir la vie sur notre planète et à nous offrir un futur plus harmonieux

Extrait :

…Même si elles ne les mettent pas toujours en œuvre, les traditions spirituelles portent toutes, dans leurs fondements, des principes et des valeurs – non-violence, sens du sacré, respect, fraternité, écoute intérieure, humilité, amour, compassion… –, qui sont autant de « clés » pouvant ouvrir des portes, faciliter l’émergence d’une nouvelle conscience et générer des solutions que nous-mêmes dans « le monde » avons bien du mal à voir s’incarner.

L’état de la planète nous montre clairement que, tout aussi indispensables qu’ils soient, les écogestes – et à fortiori la politique ou la technologie – ne suffisent pas à changer le cours des choses. Cela revient à mettre des pansements sur les plaies béantes de la Terre sans chercher à connaître l’origine de ses blessures. S’interroger sur les causes profondes de la destruction de la nature et de la crise écologique conduit à comprendre que celles-ci s’enracinent en grande partie dans notre cœur, notre esprit, notre culture et notre façon de « penser » le monde. C’est donc là, dans notre esprit et notre cœur, que nous devons aussi chercher des solutions.

Éditions Labor et Fides, Mai 2019

Christine Kristof est journaliste, spécialiste des questions écologiques, co-fondatrice du Mouvement Chrétien Unis pour la Terre, du Réseau des Ecosites Sacrés et de l’association AnimaTerra dont l’objectif est de favoriser le lien à la nature qui nous habite et que nous habitons et de sensibiliser à une approche spirituelle de l’écologie.

www.spiritualitespourlaterre.org et www.animaterra.fr

Brigitte Maillard – Il y a un chemin

 

Le mot de l’auteur :

Ce livre s’est écrit ces deux dernières années. Il poursuit cet élan intérieur, ce dit de l’expérience,  qui va de La simple évidence de la beauté, Soleil vivant soleil, A l’éveil du jour, à L’au-delà-du monde.

Autant de titres de recueils qui tracent un chemin de création. La vie intérieure se dévoile chaque jour un peu plus. La parole poétique la révèle avec une force que je n’imaginais pas. La poésie est à pied d’œuvre sous les nuées… 

Vers libre et prose créent ici un texte poétique dont l’intensité m’a surprise. Il n’impose pas son chemin. Il dit qu’une voie est possible, que la vraie vie n’est pas une image, qu’il s’agit de se mettre au monde pour La vie devenir. Il porte une furieuse espérance.

La vie n’est belle que si tu la désires. Elle t’appartient totalement, et te donne sa liberté consciente et rêveuse, sa tendresse insoumise, sa transe magnifique.

Nous sommes de la même seconde, du même souvenir. Il n’y a pas de distance entre nous, juste ce fragile éclat qui porte le nom de liberté.

Les périodes sombres traversées, n’est-ce pas le chant du vivant qui veut pousser son cri, être percé à jour ?

Extrait :

Renaître chaque seconde de l’ampleur du monde.

Renaître au plus beau souvenir de l’ombre, pour que danse l’image dévoilée. Renaître à la solitude des géants, la nature sauvage, la grâce du vivant. Renaître pour donner au monde ce goût de la renaissance. Cette odeur fraîche sur les papilles, ce transfert des organes à la lune et le ciel en pleine étoile. Première image, premier rouge, premier dommage, premier désir, première victoire, premier soleil, première urgence.

Ouvre le chemin, porte le monde, il est à ta mesure. Sous les dents, l’haleine. Sur la langue sa fraîcheur, son endurance, sa solitude.

L’aventure se déploie. De la rive à la mer je suis le salut des vents, mon seul terrain d’exil.

Vivre sans rien refuser de la vie. Accueillir. Aimer. S’aimer. Vous aimer. Vivre sa fragilité et courir vers le seul lien qui nous relie au cosmos, la lumière !

Librairie Galerie Racine 2019

Guy Lefrançois et Charles Desseaume – République et Religions : des valeurs communes pour une fraternité partagée

Mot des auteurs :

ENSEMBLE FAIRE SOCIÉTÉ

Tout citoyen est un et indivisible. Le vécu que lui suggère sa foi est-il compatible avec celui que lui propose la République? Dans un contexte où la Laïcité est sans cesse redéfinie, et le vivre-ensemble plus que jamais questionné, cet ouvrage confronte les valeurs des religions abrahamiques avec celles de la République. Pour ce faire, il propose une étude comparée, rigoureuse et scientifique, qui s’appuie sur les textes fondateurs et dégage des points de convergence. Documentée et constructive, cette approche est une invitation concrète à faire société autour de dix-huit valeurs.

Avec la contribution du rabbin Claude Sultan, de l’archevêque Jean-Charles Descubes, de l’imam Tarik Abou Nour et de Monsieur Abderrahman Belmadi, du pasteur François Clavairoly.

Extrait, Conclusion :

Si d’après sa constitution, la République française est une et indivisible, la société française est désormais plurielle et son évolution impose au législateur tant une révision de ses textes fondamentaux que la création de nouveaux. Parallèlement, les religions prenant leurs sources dans des textes fondateurs très anciens, sont amenées à les éclairer par des textes donnant une clé de lecture pour le temps présent dans la société actuelle. Ces cheminements de contextualisation, plus ou moins audacieux, répondent ainsi à une exigence partagée.

A l’analyse de ces textes fondamentaux actualisés, on constate une très grande convergence entre les valeurs professées par les religions abrahamiques (judaïsme, catholicisme, islam, protestantisme) et celles portées par la République.

Éditions Eyrolles, Avril 2019

Guy Lefrancois : polytechnicien, ayant beaucoup œuvré dans l’enseignement supérieur, est convaincu que l’essentiel, c’est l’homme. Il s’interroge sur les conditions d’une fraternité entre tous. Il est président du CLUB-ECEF, qu’il a créé.

Charles Desseaume : ingénieur en chef de l’armement (R), a dirigé durant dix ans, l’école des compétences industrielles et des technologies. Il est le Co créateur et le vice-président du CLUB-ECEF.

Jigmé Thrinlé Gyasto – À l’estuaire du monde

Le mot de l’auteur :

À l’estuaire du monde est la réédition sous forme d’un humble livre de poche en français, anglais et arabe, du livre d’art éponyme publié en 2017 au Liban par Dongola « limited editions » à 121 exemplaires.

Les 14 poèmes qui constituent l’ouvrage ont été écrits à partir des belles œuvres d’art de Dominique Malardé : plusieurs panneaux de soie blanche avec dessin et or, et deux tableaux.

Impossible cependant de reproduire les mêmes œuvres dans cette réédition pour laquelle l’artiste a donc dû concevoir spécialement quelques encres.

Travailler avec les traducteurs d’anglais et d’arabe a été passionnant et instructif : il n’est jamais simple de traduire la poésie, d’autant plus quand elle est imprégnée de spiritualité bouddhique…

Extrait :

Le processus de création se fait ainsi : sans le chercher, sans le vouloir, sans que l’ego ni l’intérêt personnel s’y mêlent. Mais il ne peut non plus se déployer sans recherche, travail, réflexion et étude préalables. C’est comme un fruit, un fruit mûr à cette saison de la vie, un fruit mûr plein d’énergie mais fragile aussi. Un fruit qui renferme l’énergie universelle tout en étant personnel, intime, éphémère et relatif. […]

La nature se sépare d’elle-même

pour mieux revenir à la nature même

les parties se détachent du tout

sans pour autant quitter le tout

le silence est à la portée de tout le monde

mais tout le monde ne peut se laisser porter

par le silence assourdissant de la nature du monde

l’estuaire du monde

n’est pas dernier rivage

il est rivage ultime

Éditions de l’Astronome, septembre 2019.

http://www.editions-astronome.com/

Jean Lavoué – René Guy Cadou, la fraternité au cœur (avec des aquarelles de Bernard Schmitt)

Le mot de l’auteur :

René Guy Cadou (1920-1951) est un poète à la puissance d’éveil sans pareil. D’où lui vient une telle fécondité ? Ce livre chante sa profonde fibre fraternelle. Il fait l’éloge de son étonnante liberté intérieure. Sa vie, son œuvre, telles une comète, ont laissé une trace impérissable dans le cœur de beaucoup. Solidement ancré dans le bocage du pays nantais, avec sa femme Hélène il rayonne aujourd’hui encore au firmament de la poésie française. Ce récit explore les sources de ce destin hors du commun. Il propose des clefs pour saisir la force poétique et spirituelle de cet homme mort jeune mais cependant à jamais présent.

Ce livre vient honorer le centenaire d’une naissance dont nous ressentons, aujourd’hui encore, l’ardente nécessité et la joyeuse nouveauté ! 

Extrait :

Il est un motif moins directement lié à l’œuvre poétique de Cadou qui me fait aussi m’aventurer en ces terres incertaines. C’est qu’il est pour moi un témoin privilégié de ce qu’être habité par le mystère de l’Autre signifie et signifiera de plus en plus en ces temps de croyances vacillantes. D’un bout à l’autre de sa vie, il sera travaillé par la question de Dieu et sa vision ne cessera de se transformer. Avec cependant une belle constance pour l’essentiel : oui au Dieu qui a gravé ses doigts d’amour dans cette terre, et dont bien des pages de l’Évangile sont le pur poème ! Non aux échafaudages métaphysiques cherchant au-delà du réel une perfection qui ne saurait être que mentale et conceptuelle ! Trop éloignée de l’âme poétique de Cadou. Pas de grands rituels extérieurs donc, pas de hiérarchies célestes ou terrestres mais cette assurance d’une main tenue qui ne quitte pas la vôtre, quels que soient les ombres et les brouillards du chemin.

« D’aucuns auront pu s’étonner, écrit Louis Guillaume, qu’il puisse être à la fois chrétien d’inspiration et révolutionnaire d’idées. Il était trop en contact avec la terre des hommes, des bêtes et des plantes pour accepter l’iniquité de notre régime. Il était trop près du ciel pour ne pas croire à cette religion  qu’il rêvait. Ce sont les  René  Guy  Cadou  du monde qui font Dieu. »

 Cadou est une sorte de croyant en cette terre prenant au sérieux l’amour qu’il éprouve pour ce mystère qui l’étreint. Tout pour lui en porte le signe : la beauté et la fragilité du monde, la tendresse de la femme aimée, la musique du poème, la voix confiante des amis… Où chercher ailleurs les traces de cette Présence dont nul dogme, nul concept ne saurait envisager l’ardente proximité ?

C’est ce témoin du Verbe que nous voulons aussi solliciter sans relâche chez Cadou dans ces pages. Cette manière unique de faire résonner, hors tout contexte religieux, et j’allais dire hors croyance, cette foi première dont tout homme est le berger. Chez lui, comme l’écrit Robert Sabatier, « les recherches esthétiques s’abolissent pour que la poésie reflète les émotions d’un homme devant les manifestations de la vie, devant le réel qu’il reçoit avec une humilité passionnée, qu’il transcende par un surréel empreint de religiosité hors de tous les dogmes. » C’est en cela qu’il est sans doute l’un de ces petits prophètes dont notre monde aujourd’hui a tant besoin pour s’affranchir des rigidités doctrinales sans pour autant rejeter cet élan intérieur qui fait de chacun un mendiant d’amour et de silence.

Éditions L’enfance des arbres

À paraître au 1er octobre 2019

Pour toute commande du livre, directement sur le site de l’éditeur, ou en contactant l’auteur. Voir liens ci-après :

Site web éditeur : https://www.editionslenfancedesarbres.com

Mail de l’auteur : jlavoue@gmail.com

Video de présentation du livre

Je cherche un homme en moi à qui parler René Guy Cadou« J'ai cherché à comprendre d'où venaient les accents si sincères, si profonds et si lumineux qui traversent la poésie de René Guy Cadou : où avait-il puisé de telles ressources de création fraternelle qui, malgré l’épreuve de la maladie et son départ si prématuré, auront fait de son existence et de son œuvre une « vie entière », une vie donnée ?Je me suis laissé saisir par l’étonnante modernité spirituelle de cette existence vouée à l’écoute intérieure, à la poésie et au chant. » Jean Lavoué A paraitre au 1er octobre 2019 : René-Guy Cadou la fraternité au coeur, par Jean Lavoué.Éditions L’enfance des arbres, 300 pages, Prix public : 20 euros.Pour toute commande (frais de port 3 euros, 5 euros à partir de 2 exemplaires)——————————————————————————————–NomPrénomAdresse postaleAdresse mailà Jean Lavoué – L’enfance des arbres, 3 place vieille ville, 56700 Hennebontjlavoue@gmail.comhttps://www.editionslenfancedesarbres.com

Publiée par Jeanne Orient sur Mardi 3 septembre 2019