Didier Ayres – Néant

Le mot de l’auteur :

Recherche de l’homme intérieur : voilà en quoi, ce livre Néant, m’a conduit comme en une quête. J’ai procédé lentement, durant plusieurs années, à réduire mon propos à l’ “étantité” de cet homme intérieur, le mien qui ressemble à celui de tous les autres. Il m’a fallu donc resserrer, aller vers l’essentiel, sans éviter une forme d’ascèse, de contemplation du dedans rendue par des termes simples et qui reviennent comme en une obsession. Le néant est ici la dernière visée du livre, lequel cherche dans le peu, la seule expression spirituelle qui vaille pour un livre.

Extrait :

C’est par la clarté que commence mon chemin. Car je suis pareil à des eaux, des miroirs. Par nature. Je ne me distingue que par la description. Je sais que je suis hôte, passager de cette nef, voyageur d’un séjour bref. Le reste du chemin demeure ténébreux et incomplet. Avancer ainsi, dans la matière si blanche de la page, est une vraie métaphore. Me savoir par moitié parcouru, et par l’autre parcourant, reste du registre du mystère, de l’énigme.

Cette part d’obscurité, cette route aveugle devant moi, ressemble toujours à la part inconnue – un ailleurs que le langage ne saisit pas complètement. Autrement dit, il ne me reste que le caractère énigmatique de tout langage qui se prononce…. Ce qui me sauve de la ténèbre, c’est le poème, la page et la description. Ce qui m’agrandit, multiplie ma vision.

TARABUSTE EditeurJuin 2019

Didier Ayres est né le 31 octobre 1963 à Paris et est diplômé d’une thèse de troisième cycle sur B. M. Koltès. Il se consacre principalement à la poésie. Il a publié essentiellement chez Arfuyen. Il écrit aussi pour le théâtre. L’auteur vit actuellement en Limousin. Il dirige la revue L’Hôte avec sa compagne. Il gère les ateliers d’écriture créative à l’université. Il chronique sur le web magazine La Cause Littéraire et Recours au poème.

http://www.m-e-l.fr/didier-ayres,ec,796

Pauline Dumail – La vie est un parfum, respirez-là !

Le mot de l’auteur :

Il y a 10 ans, j’ai commencé à écrire une histoire.  Un hommage à nos cinq sens, et plus particulièrement au sens olfactif. Mais j’étais alors une néophyte.

Quelques années plus tard j’ai découvert l’olfactologie ou le pouvoir émotionnel des senteurs. De magnifiques rencontres s’en sont suivies, et une nouvelle palette que j’ai construite, et construis encore de jour en jour.

L’histoire s’enroule autour de 4 parfums que nous avons créés avec Valérie Autard, un « grand Nez » d’aujourd’hui. Quatre créations au plus proche des personnages, dans une liberté absolue, belle et grisante, entre fiction et réalité…

L’écriture m’a emmenée dans le monde des parfums, mais aussi dans d’autres domaines tels que la science, l’enseignement, l’environnement, l’économie, la spiritualité, autant de sujets qui ont provoqué lectures, rencontres et engagements de ma part sous diverses formes.

Extrait :

Le futur lointain – les retrouvailles

Un nouveau rêve passe au-dessus de Tara. Son épuisette à l’œuvre, elle découvre avec joie que c’est Celle qui Voit Loin qui lui rend visite.

– Bonjour Tara…

– Que c’est bon de te sentir près de moi. Les messages que j’ai reçus me disent que je dois sortir de la Terre, mais je ne suis pas prévue dans l’expédition…

– Mais tu n’as pas besoin du vaisseau pour y aller Tara. Tu as déjà voyagé dans l’univers beaucoup plus loin que ça !

– Oui, mais je me laissais porter, ce n’était pas moi le pilote.

– Bien sûr que si c’était toi. Tu as atteint un niveau aujourd’hui qui te permet de faire ce voyage. Il te coûtera de l’énergie, beaucoup d’énergie, mais tu peux le faire. Pour cela il te faut élever ta vibration.

Éditions Kawa, 2017

Pauline Dumail est aromathérapeute et créatrice de parfums

http://paulinedumail.com/index.php/litterature/

Prochaine rencontre littéraire E&S : 12 Septembre 2019

Rosie Barba-Negra et les Éditions Albin Michel, en partenariat avec Écritures & Spiritualités, ont le plaisir de vous convier à une rencontre entre Laurence Nobécourt & Sylvie Germain

Le jeudi 12 septembre à partir de 19h, Hôtel de Châtillon, 13 rue Payenne, 75003 Paris – métro Saint-Paul

Réponse indispensable avant le 6 septembre : frederique.pons@albin-michel.fr

Salon du livre 2019 d’Écritures et Spiritualité

Dès à présent, retenez la date du 1er décembre 2019 ! Écritures & Spiritualités vous invite à son Salon du livre  Le chant de la terre  de 14 h à 18h30, au Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, Paris Vème

Une centaine d’écrivains – romanciers, essayistes, poètes-  dédicaceront leurs ouvrages dans la grande nef du Collège des Bernardins

Ce Salon est  organisé par  Écritures & Spiritualités, en partenariat avec la Fondation de l’islam de France et l’institut Elie Wiesel. 

Comment les grandes traditions spirituelles répondent-elles aux impératifs de célébrer et soigner la terre des hommes ?   Ce salon,  placé  cette année sous le signe du chant de la terre verra dialoguer des écrivains, ds poètes, des romanciers,  dont les écrits et les  actions témoignent d’une attention à ces biens communs que sont les mers et les terres, les glaciers et les montagnes, les saisons et le climat et nous alertent sur le péril d’une demeure de l’homme inhabitable. 

Un espace sera consacré à la littérature Jeunesse, soucieuse de respect de la nature et des autres traditions. 

Ce salon entend manifester, par les voix  des écrivains,  la gratitude pour l’amour qui meut le ciel et les autres étoiles (Dante), et la responsabilité commune des religions et spiritualités. 
Lectures,  tables rondes, éloge de la terre par trois écrivains de traditions différentes.  Retenez cette journée où tous les âges et toutes les traditions spirituelles se retrouveront autour des livres  et du bien commun qu’est notre terre.

Si vous êtes auteur, l’inscription se fait auprès de Marc Bouriche,    marc.bouriche@wanadoo.fr

La nouvelle lettre d’Écritures & Spiritualité : L’Essentiel n°10

Nous vous invitons à découvrir la nouvelle lettre d’Écritures & Spiritualité : L’Essentiel n°10

L’Essentiel résume les actualités majeures de l’association et permet aux auteurs adhérents de noter sur leur agenda les prochains événements auxquels ils sont conviés.

Jean-Bruno Kerisel – L’empreinte d’un frère

Le mot de l’auteur :

J’allais avoir quinze ans lorsque mon frère aîné, Patrick, s’est donné la mort.

Très proche de notre père, il m’a tyrannisé pendant mon enfance.

Tuberculeux, exclu de la famille à cause de sa maladie, puis mis dans un placard après sa mort, son nom a été interdit.

Porté par la culpabilité familiale, je me suis engagé au service de la Justice, puis dans différentes associations de prévention du suicide et d’aide aux plus démunis.

Mon frère est présent tout au long de ce livre et dans les différents domaines de ma vie : la spiritualité, l’art, la sensualité, le rêve.

Au cœur de mon introspection, il y a le désir d’être absous.

Je le cherche, petite lumière, invisible aux autres, et je le fais vivre.

Extrait :

C’est à l’entrée du Musée d’Art Moderne, avenue du Président Wilson à Paris, que j’ai lu pour la première fois le nom de Mark Rothko.  Il pleuvait ce dimanche de 1999, et j’avais décidé avec un ami de marcher dans Paris. Nous sommes entrés, après avoir hésité. Les indications biographiques concernant ce peintre, inscrites sur les murs, ne m’ont pas plus frappé que ses premières toiles d’inspiration impressionniste ou surréaliste accrochées dans la première salle. J’ai descendu quelques marches.

Alors a surgi en face de moi son grand format : “Orange on Yellow”. Les larmes ont jailli. J’ai poussé la porte d’un jaune flamboyant et suis entré dans la lumière, celle après laquelle je cours depuis toujours. Il n’y avait plus de lieu, plus personne, seulement le silence.

Éditions Pippa, Mai 2019 – Site web : www.pippa.fr

Jean-Bruno Kerisel : Marqué par une tragédie familiale, l’auteur s’est engagé au service de la Justice. En même temps qu’il mène sa carrière d’ingénieur et d’expert, il est attentif aux souffrances dans les différentes associations d’écoute et de défense des droits de chacun. Écrire sur la mort volontaire d’un frère, c’est s’adresser à tous et rappeler la réalité sociale qu’est le suicide.