Enza Palamara – Ce que dit le nuage

Le mot de l’auteur :

A la suite d’une grande épreuve, j’ai commencé, presque malgré moi, un travail qui s’est déposé dans des carnets, sorte de journal de bord m’accompagnant le long d’un interminable voyage intérieur. Une tierce langue m’avait été donnée : des images jaillies de gribouillis tracés à la hâte de la main gauche et décryptées par des mots. Images et mots me livraient un seul et même message que j’accueillais avec émotion, étonnement parfois. Les carnets se succédaient ; j’avais le sentiment que chaque carnet était comme un chapitre d’un énorme LIVRE qu’il me fallait écrire à l’aide de cette langue toute mienne.

C’est ainsi qu’est né Ce que dit le Nuage. Le livre se compose de trois carnets réalisés pendant un temps assez long. Résonnaient en moi des passages du livre d’un mystique anonyme anglais du 14ème siècle Le Nuage de l’inconnaissance. Un jour je m’aperçois que ces trois carnets constituent trois étapes des pérégrinations de mon âme à la recherche d’elle-même et du Lieu où vivre. Les trois carnets devenaient ainsi un livre me donnant à voir mon cheminement vers la lumière et la paix. J’habitais véritablement la Terre, ma seule Patrie.

Extrait :

 Tu as suivi

 la danse du Nuage

 Et tu te laisses

 déposer

sur le rocher

d’où tu perçois

le chant des sources

Tu voyages

d’un espace à l’autre

comme s’il n’existait

qu’un seul espace

immense et continu

Éditions Poesis,  Mars 2020

Enza Palamara est agrégée de Lettres et a enseigné à l’université de Tours et à l’Institut Français de Naples. Spécialiste de Baudelaire, Bonnefoy et Guillevic, les correspondances entre peinture et poésie sont devenues pour elle un accompagnement permanent.

Xavier de Bengy et Matthieu Jourdan : Reconnexion – Mobiliser sa vie intérieure au travail

Le mot des auteurs :

Être heureux au travail, y trouver du sens et de la joie, voilà une quête qui peut sembler bien peu réaliste. Pourtant, dès lors que l’on se met à cultiver sa vie intérieure, à favoriser une écologie personnelle intégrale, tout s’oriente différemment et des intuitionsinconnues affleurent à la surface de notre conscience. Cet écho donne un puissant sentiment d’utilitéet de capacité d’action.

Mais toutes n’ont pas la même saveur. Certaines oriententvers ce que l’on peut engager du meilleur de soi-même et avoir une action positive pour transformer le monde. D’autres peuvent conduire à des impasses ; cela suppose d’apprivoiser ses fragilités, ses peurs et ses attachements, pour garder le cap de l’unité intérieure dans les mille et un vents contraires de la vie professionnelle.

Honorer ces intuitions ne va pas de soi. Comme pour un voyage, il faut se préparer et prendre du temps. Un guide progressif, subtil et concret sera utile à tous ceux qui s’interrogent sur le sens du travail.

Extrait :

Dans le tourbillon de l’activité professionnelle, Olivier s’est laissé submerger par l’échec d’une réunion capitale qui a mal tourné, submergé par la fatigue qui en a découlé. La sagesse lui aurait commandé d’annuler la rencontre suivante. Mais Olivier s’est entêté à la maintenir comme une vengeance possible sur une journée obstinément décevante. (…)

Face aux situations adverses dans le travail, nous nous laissons facilement envahir par l’émotion. Quand nous anticipons des rencontres difficiles, notre corps active mécaniquement les balises de détresse de l’émotion. La rationalité nous dicterait la prudence, à tout le moins de marquer un arrêt prolongé pour bien réfléchir, et prendre une décision avisée sur l’action à entreprendre. (…) Mais nous agissons ou plutôt réagissons par des réactions impulsives. Ce tohubohu nous prive de l’accès à ce que notre intériorité peut livrer de meilleur : l’intuition. (p. 107-111)

Xavier de Bengy et Matthieu Jourdan. Ils occupent  des postes de dirigeants d’entreprise. Inspirés par la pensée et l’exemple de Thomas More, leurs parcours professionnels leur ont permis d’identifier et de mettre en pratique des pistes concrètes pour trouver plus d’authenticité et de joie au travail pour eux-mêmes et leurs équipes. 

Éditions nouvelle cité

 https://www.nouvellecite.fr/librairie/reconnexion/

Dominique Bouffies – Ode à Celui qui EST Préface : Claude Pradeilles, diacre

Le mot de l’auteur :

L’homme s’éprend de l’Unique à son unicité, sa conscience s’assouplit et s’éclaire à l’épreuve du monde…

L’aventure en Dieu « s’incarne » ici dans un chant écrit… Les mots se veulent serviteurs de louange et, dans la marche poétique de la page écrite, sollicitent humblement la Lumière…

L’âme y témoigne du désir de progresser en Lui, du désir de rendre grâce, d’implorer, de chercher, et chercher encore, de s’agenouiller, de se dresser, de se dresser en s’agenouillant, en s’abandonnant, de palpiter Dieu à l’espace compliceouvert par la Grâce : proche Clarté où s’irisent la prière, la Foi, l’Espérance et la Charité…

L’âme brûle de tout éloignement de son divin Seigneur, les mots se donnent comme « proximité »…

Extrait :

Présence

IL est « Corps » de patience dans l’énergie des siècles…

IL est « fécondité » en symétrie d’aimer…

IL est là nécessaire, accompli et « brûlant »…

IL est dans l’abandon de l’illusion au temps…

IL est « Parole-chair » dans le flux de l’instant…

IL est le Cœur donné, entré en résonance…

IL est « Jour » de croissance, de paix, de permanence…

IL est « Pain » missionnaire pour les « déserts » du sang…

IL est « Soulignement » dans nos effacements…

IL est la joie venue dans le consentement…

Le rejoindre nous fait, se rassembler en « l’autre »,

et rien ne le contient sinon « l’inexprimé »…

Éditions Unicité, juin 2020.

Ode à Celui qui EST – Dominique Bouffies (http://dbouffies.canalblog.com)

LE 9 MAI, CÉLÉBRONS ENSEMBLE LES PEUPLES MIGRATOIRES.

Un festival 100% virtuel avec la participation de scientifiques, artistes, intellectuels, militants …

Nous vous invitons à suivre ce festival 100% virtuel et riche de sens.

“Une journée inédite, une alternance de rythmes, des espaces musicaux , des tables rondes qui vont ouvrir nos esprits et nos cœurs pour que nous puissions tous migrer vers une société où il fait bon vivre les Biens Communs.une société où il fait bon vivre les Biens Communs.”Parmi les nombreuses personnalités mobilisées pour le festival : Christine Ray (Présidente d’Écritures et Spiritualités), Karima Berger , Marc Bouriche…

Plus dinfos: https://www.facebook.com/events/243376260339675/

Marc Bouriche – ” Éclaircies en haute mer – Lettres d’escale” Cinquième édition augmentée enrichie de soixante-quinze illustrations d’artiste

Le mot de l’auteur :

L’autre cet inconnu. Aventure, mystère, crainte, tendresse, accompagnent le pèlerin  vers les lisières, le rivage. Au-delà c’est la nage, il faut perdre pied. Le visage hors de l’eau, le souffle, le ciel nous sont repères. Le ciel de l’autre, il est sûr, nous l’avons en partage. La rencontre ourdit la trame, noue le drame de nos vies. Par-delà l’enchaînement de perspectives grandioses sur des paysages versatiles, inattendus, imprenables, l’œil attentif distinguera les imperceptibles brisures, les discontinuités, les terres meubles, instables, les obscurités qui font de la vie des hommes la merveille d’une argile en devenir dans les mains du potier.

Cette cinquième édition augmentée poursuit à son rythme les élans, les sécheresses, les égarements, les aurores d’une quête ancestrale vers l’au-delà du voile et des images…. et la mer, toujours, laisse enfler ses rumeurs, annonce les éclaircies.

Extrait :

Muse et maîtresse, la nave partage ses joies, ses misères, ses caresses, ses ébats. Elle est vivante, animée, elle répond dans une langue d’initié aux questions sans réponses, elle est l’amie du nautonier, l’intermédiaire entre l’homme et les dieux, Femme parmi les femmes. Sa présence de médium compose la symphonie de vivre, celle des lumières et des choses, des êtres et des silences, des mots imprononçables tant ils couvent de secrets dans le dénuement où rien ne manque d’un océan sans horizon que l’océan.

L’âme du nocher tisse de neuf le canevas de ses liens, ses affections, féconde de sang bleu l’instant du passage, de seconde en seconde, le maillage de ses errances, de ses joies. L’ancienne vie se dissout, une autre attend dans l’antichambre.

Exilé de sa nave le timonier s’égare, se noie, rejoint les abysses… devra renaître de la mer par le chant ou le poème, le vin ou la vertu.

Éditions complicités, collection l’art de transmettre, 10 Mai 2020

Disponible exclusivement sur le site de l’éditeur : www.editions-complicites.fr

Plus d’infos:

https://www.facebook.com/marc.bouriche

http://leconcertdelilyrose.fr/

VIDEO A VOIR :

Cliquez ci-dessous pour découvrir en vidéo l’intervention de l’auteur, suivie d’autres intervenants au cours de ce festival riche de sens.

https://www.youtube.com/watch?v=IBPxTUKNtgw&feature=youtu.be

Message de la présidente d’Écritures & Spiritualités

« Etre attentif au langage, c’est être attentif à soi-même » Edmond Jabès,  Du désert au livre

Dans cette période de gravité et de retrait,  nous formons le vœu que, du silence et de la solitude, mûrisse ce travail d’hospitalité essentiel à tout écrivain. Loin des échanges  impulsifs à coups de clics,  l’expérience de la frugalité  s’applique  aux mots que nous échangeons. 

Je nous souhaite, en ce temps nouveau,  de devenir hôtes de nous-mêmes et des autres,  et de plus vaste que nous même… 

Et que de ce désert germent des pages jamais écrites pour éclairer la nuit du monde.    

 Christine Ray,  présidente

INFORMATIONS 

Dans ces circonstances exceptionnelles,  nous vous tiendrons au courant de la reprise de nos activités. Vous pouvez noter les dates des deux prochains événements programmés ; nous espérons vivement pouvoir vous les confirmer dès que possible.
La rencontre autour du livre de  Jean-Philippe de Tonnac  Le cercle des guérisseuses avec l’auteur et Marguerite Kardos, thérapeute, a été reportée au 15 mai.  Le 19 juin, trois comédiennes de trois générations diront  L‘homme qui marche  de Christian BOBIN, avec le luth de Leonardo Loredo de Sà. Le spectacle sera présenté par Marc Bouriche, membre de Écritures & Spiritualités.