Nabil Ziani : Robaeyyat, les quatrins de Omar Khayyam

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre pour faire connaître les œuvres de Khayyam, mais aussi sa pensée philosophique qui demeure une préoccupation humaine. Et pour partager le cheminement de quelqu’un d’autre, qui a eu les mêmes réflexions et le même parcours, mais qui a su trouver la voie du salut.

En résuméQuatrins

Omar Khayyam est un auteur musulman atypique. Il est à la fois un homme de sciences, mathématicien, astronome, et un érudit en religion. Mais en même temps, un poète et un libre penseur. Grâce à son statut de « savant », il osa défier les religieux de son époque, en publiant des textes poétiques connus sous le nom de Robaeyyat. Il y abordait deux thèmes majeurs : le vin et les femmes, y ajoutant des pensées religieuses et philosophiques.

J’ai aimé Omar Khayyam à cause du courage qu’il avait à remettre en question la pensée statique et les dogmes religieux. Il avait le courage de dire, malgré les risques encourus. Beaucoup aimaient en secret ce qu’il disait, et publiaient à leur tour des quatrins qu’ils écrivaient eux-mêmes, tout en les attribuant à Khayyam, par manque de courage.

J’ai cherché à faire le tri dans tous les quatrins qui trainent ça et là, et qui sont attribués à Omar Khayyam. J’ai voulu, au travers de ce travail, faire ressortir sa véritable pensée. Au cours de mes recherches, j’ai réalisé qu’un autre penseur et philosophe, ayant vécu plus de vingt siècles avant lui, avait déjà emprunté le même chemin, fait des expériences similaires. Il a développé ces mêmes thèmes, également sous forme de poésie. Il s’agissait de Salomon, fils de David, Roi d’Israël. Roi et prophète. En comparant les écrits des deux personnages, on se rend compte que la quête de vérité ronge tout le monde. Tout Homme passe sa vie à rechercher la Vérité, Dieu ou un sens à sa vie. En fin de compte, les deux hommes finissent leur vie différemment.

 

Extrait

Khayyam :

On me dit: “Ne bois plus, Khayyâm! »

· Je réponds: “Quand j’ai bu,

· J’entends ce que disent les roses,

les tulipes et les jasmins.

· J’entends, même,

ce que ne peut me dire ma bien-aimée.”


 

Salomon :

Je résolus en mon coeur de livrer ma chair au vin,

Tandis que mon coeur me conduirait avec sagesse,

Et de m’attacher à la folie

Jusqu’à ce que je voie ce qu’il est bon pour les fils de l’homme de faire sous les cieux

Pendant le nombre des jours de leur vie.

Robaeyyat, les quatrins de Omar Khayyam, Nabil, Ziani, Hermeneia-éditions, novembre 2013.

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