Bernard Grasset : Feuillages

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Feuillages, c’est le dialogue des mémoires. En écrivant ce livre, je voulais à la fois évoquer poétiquement, sous le mode de la suggestion, des échos de mon enfance et d’antiques paysages d’Orient, rappeler des lieux, des visages, des présences. Entre terre d’Occident et rives bibliques, la mémoire conjugue le sentiment de l’effacement et l’attente des renaissances. Un chemin se trace ainsi de l’enfance et son expérience intérieure de l’invisible à la quête adulte des plus lointaines racines de notre humanité. Le poète, tel un veilleur, un éveilleur, cherche à se tenir à l’écoute de la brise qui murmure, comme une lyre, dans les feuillages du temps.”

Bernard Grasset

En résumé

Feuillages, c’est le monde de l’enfance, des signes de mémoire, où commence un chemin d’homme. C’est aussi le monde des origines où commence, entre sable et lumière, notre humanité. Orient et Occident se croisent au fil des paysages, des présences, des mots de l’attente. Le poète témoigne du mystère comme le vent incline les feuillages.

Extrait

L’azur immenseImage 1

Au-delà de nos jours,

La blancheur des maisons

Où midi scintillait,

Le vent dans les dunes,

Le vent jusqu’à la mer.

Des mains d’enfants

Effeuillaient l’eau, le sable.

La douleur de l’aventure,

L’ancre de l’amour,

Des goélands çà et là

À la crête des vagues,

Lointain, proche, innomé,

L’horizon murmurait.

Feuillages, Bernard Grasset , Éditions Jacques André, Lyon, septembre 2012, 58 pages, 11 €.

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