Roman et petites histoires…

La fidélité du récit renverra-t-elle jamais à autre chose qu’à la foi du conteur ! (…) Mon oncle, qui fut un grand lecteur, affirme que le roman est la plus vulgaire de toutes les formes littéraires, puisqu’il raconte toujours quelque chose de banal, le mélange de petites vertus et de petits travers qui font l’individu. (…) Nulle individualité n’a valeur exemplaire. Seuls les destins exceptionnels méritent d’être racontés. Ceux qui, par l’horreur d’un défaut majeur ou la grâce d’une grande qualité, échappent à la petite histoire.

Lyonnel Trouillot, La belle amour humaine, Actes Sud, 2011.

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