Elisabeth Frank : Il suscite d’autres fêtes…

Pourquoi j’ai écrit ce livre?

Mon écriture première commente l’œuvre d’autres : poètes contemporains en relation avec la Bible, écrits de femmes mystiques du XXe siècle. J’opte ici pour une écriture très différente, disant ma façon de voir le christianisme au féminin. Les hommes sauront traduire. Pour avoir déjà proposé un premier ouvrage de cette veine sur le quotidien, j’ai estimé devoir aborder aussi la thématique des fêtes. Question de cohérence ! J’ai donc revisité les fêtes, derrière le masque dont elles ont été souvent affublées, qui les rend si grimaçantes. L’ouvrage intéresse, et pas seulement les chrétiens pratiquants. Il semblerait que la perspective des fêtes devienne plus paisible, ce que je souhaite vraiment à tout un chacun.

Evelyne Frank

En résuméevelyne frank

Noël, Nouvel An, Pâques… sont parfois difficiles à vivre et agacent. Pour des raisons culturelles, par tempérament aussi sans doute, l’auteur est longtemps restée réticente à l’égard de la fête. Mais la fête porte à la rencontre et s’apprivoise. De cet apprentissage personnel – car c’en fut un -, résulte cet ouvrage, qui célèbre les fêtes sans omettre la part d’ombre. Il fait suite à Un jour pourtant – Sagesse pour le temps ordinaire, et garde le même cap : s’appliquer à retrouver la saveur de nos existences.

Extrait

(chapitre Nouvel An et les années perdues, p. 55)

1999, 2000… 2009, 2010, 2011 ! Le temps file ! Jetant un regard en arrière, certains d’entre nous ont le sentiment que non seulement bien des années de leur vie sont révolues, mais qu’elles ont aussi été irrémédiablement gâchées. Pour les uns, ce fut un long chômage, pour les autres des amours mortes, pour d’autres encore une maladie du corps ou de l’âme, un chagrin, le désespoir…

La douleur nous a figés sur place, dans une sorte de temps mort, mais pendant ce temps les années se sont impitoyablement écoulées. Et maintenant, c’est trop tard : ce temps perdu ne sera plus rattrapé. Deux ans, cinq ans, dix ans, vingt ans, quarante ans, peut-être une vie passée sans exister vraiment ! Nous nous retrouvons là les mains vides, le temps a fui comme de l’eau entre nos doigts. Nous voici pauvres, malheureux, sans doute révoltés, peut-être amers. Et pourtant … Quelqu’un, dans la Bible, vient ici nous rejoindre : « Je vous ai vraiment visités» Ex 3,16 .”

Il suscite d’autres fêtes…, Evelyne Frank, L’Harmattan, décembre 2011, 160 pages, 16,50 €.

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