L’envers et l’Endroit : atelier d’écriture

Ecrire et transmettre la passion de l’écriture… Colette Nys-Mazure, membre de l’association des Ecrivains croyants, participe régulièrement à des ateliers d’écriture. Le dernier en date, accompagnement au long cours de personnes éloignées de l’écriture, a eu lieu au sein de l’association “Lire, écrire, compter” d’Angers.

LivreLECPrès de 600 personnes approchent le monde du livre grâce à l’association angevine créée en 2004. Pour la sixième édition de l’atelier d’écriture, une dizaine de participants ont travaillé durant cinq rendez-vous dans l’année avec Colette Nys-Mazure pour “entrer en écriture”. Une aventure qui laisse la trace d’un bel ouvrage : L’envers et l’Endroit, tapisserie angevine raconte dans un livre le travail d’écriture et la vie du groupe. Dans une première partie, sont présentés quelques textes écrits par les participants (Tapisserie angevine), tandis que dans L’envers et l’Endroit, l’écrivain belge narre, par une dizaine de brèves nouvelles, les visages et les rencontres de cette expérience.

La publication de ce livre a donné lieu le 17 mai à une réception relatant le travail accompli (cliquez ICI). L’ouvrage publié par les Editions Cénomane restitue avec pudeur et sensibilité ce qui a pu se jouer entre Colette Nys-Mazure et les stagiaires : « Les paroles des écrivants ont éveillé en moi la mémoire d’autres textes. J’ai perçu le poids du non-dit et de l’héritage familial, la place irremplaçable des grands-parents aussi bien que le sentiment “d’avoir été oublié” ; la souffrance des dérives scolaires ou professionnelles, de l’échec amoureux ; le souci des enfants auxquels on souhaite une existence meilleure que la sienne… »

Extrait de Tapisserie angevine, “A la vie, à la mort” :envers

“Cette nuit-là, lorsque les sirènes avaient marqué la fin des bombardements, on était sorti des caves, hirsutes, pâles et malodorants. Quelque chose avait changé. On n’était pas retourné dans un logement rescapé, même s’il était encore plus branlant qu’avant l’alerte. Il avait fallu se mettre en route pour un exode dont on ne connaissait pas le terme. Qui avait donné l’ordre du départ, qui avait lancé le signal ? On suivait sans poser de questions, on obéissait aux plus forts, aux plus résolus.

Marche harassante aux côtés de papa et maman épuisés, tirant une charrette sur laquelle s’entassait ce qu’ils avaient pu sauver. Dans le matin frisquet, Anna mettait courageusement un pied devant l’autre. La route se déroulait comme une ligne sans fin, bordée de débris, de carcasses calcinées et de corps disloqués. Un cauchemar éveillé…”

L’envers et l’Endroit, Colette Nys-Mazure, Editions Cénomane, 128 p., 10 €.

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