Prix 2011 : Une oeuvre de Sophie Gallé-Soas

La veille du salon du livre de Paris, le jury du prix des Ecrivains croyants se réunissait pour délibérer. Quelques jours auparavant, le 11 mars 2011, le monde incrédule apprenait avec stupeur qu’une des nations les plus puissantes de la planète était balayée par un tremblement de terre, une vague géante et bientôt un accident nucléaire sans précédent. Le Japon, Inigo, Véronique Margron, nous rappellent cette fragilité de l’existence, et aussi l’inaltérable grandeur de l’homme. L’association des Ecrivains croyants a demandé à Sophie Gallé-Soas, céramiste, de créer deux pièces semblables et uniques à la fois, jumelles en quelque sorte, pour distinguer François Sureau et Véronique Margron.

« Créer un bol, un pot qui nous accompagne dans notre vie quotidienne. Qui puisse recevoir lgalle1’eau du thé, du riz, ce qui nous maintient en vie. Donner du sens au contenant. La terre porte le fruit et l’homme aime porter à ses lèvres une coupe de terre cuite. Le bol doit nous rappeler la nature, la roche, l’association du monde minéral et végétal. Ses craquelures, celles de la terre. Ses fêlures, celles de nos vies fragiles et imparfaites », explique Sophie Gallé-Soas.

L’artiste puisa en trois sources l’inspiration créatrice : les deux livres tout d’abord, et le texte de Ayumi Hanada, Genèse au Japon,  écrit à Yokohama une semaine après le tremblement de terre et publié sur le site des Ecrivains croyants.

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