Paule Amblard présente Jean Mallart

Pourquoi ce livre

Je me suis souvent demandé ce que serait devenue ma vie si je n’avais pas rencontré Jean Mallart. Je me serais probablement laissée aller au gré des vagues de l’existence, sans comprendre le pourquoi de mes réactions, sans connaître le chemin de l’ouverture du cœur. Nos rencontres ont forgé mon âme. Jean m’apprit à lire les pages du livre de la vie, à abandonner ces vieilles peaux que l’on garde dans nos placards malgré l’usure du temps. Jean Mallart faisait du quotidien un maître, poussant à chaque instant à s’adapter et évoluer. « Il faut regarder dans nos âmes mal éclairées, chercher les nœuds et lentement les défaire, la vie à nouveau circulera ». Devant notre peur des difficultés, il répondait : « l’effort est le même pour gagner son ciel ou pour s’enfoncer dans nos marais intérieurs. Nous n’enlèverons pas les souffrances dans nos vies, mais il faut apprendre à se servir des obstacles, s’appuyer sur cette terre et lever nos regards vers le ciel ». Et encore : « Nous descendons sur terre pour y semer notre vie, pas pour l’enterrer ». A la fin de sa vie, il se mit à écrire pour laisser une trace de son enseignement dans des cahiers et me confia la tâche de les réunir pour en faire un livre. Il est mort en m’accompagnant dans ce travail. Son œuvre est un testament spirituel qu’il met au service des autres.

Paule Amblard

En résumé

Le livre de Jean Mallart réunit ses réflexions philosophiques, enseignement de vie qu’il transmit pendant des années dans son métier de psychothérapeute à ceux qui venaient le trouver. Il est présenté par grands chapitres qui abordent différents domaines de l’existence jusqu’à la mort. Le langage précis et rigoureux de Jean Mallart traduit une exigence perpétuelle qui vise à se libérer de soi-même pour faire émerger la dimension spirituelle de son être.

Extrait jean mallart

« Chaque naissance est un commencement, chaque jour un recommencement. Chaque jour, il faut remettre l’ouvrage sur le métier si nous voulons remonter le chemin qui nous conduit au commencement. Ce chemin sera bordé de deux instances : l’acceptation et l’adaptation. Acceptation de notre condition terrestre et adaptation afin d’en souffrir le moins possible. L’acceptation nous aidera à supprimer le sentiment d’injustice, de frustration, de punition. L’adaptation sera le signe d’humilité qui nous servira de viatique pour aller jusqu’au bout de notre destin.

(…) L’initiation ne contient pas de mystère. Le seul mystère est de nous démystifier nous-mêmes, de découvrir ce que nous sommes en vérité. Elle n’est qu’un travail sur soi qui nous permettra d’ouvrir la porte de l’entendement. Et si dans ce voyage nous rencontrons des obstacles difficiles à franchir, sachons qu’ils sont toujours dans la limite supérieure de nos possibilités. Il sera demandé beaucoup à ceux qui peuvent beaucoup. C’est la loi du dépassement. N’oublions pas que le passage sur terre est éphémère et transitoire, et que c’est tout au long de notre vie que nous devons apprendre à quitter ce monde. »

Homme te connais-tu ?, petit manuel de vie, Jean Mallart, ,Préface de Paule Amblard, éditions Salvator, août 2010.

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