Yves Viollier : Délivre-moi

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Il y a un an et demi, j’ai lu dans la presse régionale un article annonçant la découverte de charniers de Vendéens, place des Jacobins, au Mans. Comme Clotilde, mon héroïne, j’ai sauté dans ma voiture et je suis allé voir ces restes tragiques des Guerres de Vendée. Comme elle, le choc du spectacle de ces fosses m’a renvoyé le passé de mes ancêtres à la figure. Je suis né dans une paroisse qui a été rayée de la carte par les colonnes infernales. J’ai poursuivi mes recherches aux archives de la Sarthe et de la Vendée, et j’ai découvert que ce qui s’était passé là était beaucoup plus terrible que ce qu’on en avait dit. J’ai décidé d’en faire un roman sur la transmission. Je ne voulais pas écrire un énième roman historique sur les Guerres de Vendée. Je voulais un roman contemporain sur nos héritages et les traces du passé qui accompagnent et orientent nos vies. C’est ainsi que Clotilde s’est imposée et son lien avec son ancêtre Sétima.

Yves Viollier

En résumé… yves viollier

Clotilde est reporter-photographe. Depuis sa naissance, elle a des visions fulgurantes de carnage et elle est hantée par un visage de jeune femme dont elle essaie en vain de se libérer. Lors de la découverte des charniers du Mans, elle va se retrouver face à face avec la jeune femme, Sétima, et des flashes successifs vont lui permettre, en même temps que des recherches dans les archives, de reconstituer le parcours douloureux de sa lointaine ancêtre vendéenne dans cette ville livrée aux soldats qui pillent, violent, tuent, pendant l’hiver 1793-1794. La vie de Clotilde et des siens en sera bouleversée.

Extrait :

On croit que c’est fini avec la dernière pelletée de terre, quand un vieux meurt. Mais ça continue. Son sang est le sang de ses enfants, son ADN, l’ADN de ses petits qui se transmet de génération en génération. Presque tout le monde l’admet maintenant. Nos morts nous communiquent leur histoire qui circule comme une onde invisible de radio ou de télévision. Toi, tu as le récepteur pour la capter…”

Délivre-moi, Yves Viollier, éditions Robert Laffont, septembre 2010, 210 p., 18 €

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