Frédéric Brun : l’histoire se raconte

Voici quelques extraits de l’intervention de Frédéric Brun lors de la remise du Prix des Ecrivains croyants, le 14 avril 2010, dans les salons de l’hôtel de ville de Paris.

Frédéric Brun« Je me sens à la croisée des religions. Ma mère était juive, mais je suis marqué également par la religion de mon père le christianisme. Mon épouse est chrétienne et mes enfants sont baptisés. Cette mixité a été pour moi longtemps une source d’interrogation, mais elle ne m’a pas mené à une foi morcelée bien au contraire. (…)

Spinoza pendant l’écriture d’Une Prière pour Nacha m’a apporté des réponses essentielles. Il existe selon lui une force divine au-delà des rites et des traditions. Dieu est infini, il est partout. Pour accéder au divin, il faut selon ses écrits, vivre avec une certaine forme de béatitude, en trouvant la joie au-delà de nos déceptions. Nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous pouvons changer notre relation avec le monde. (…)

je souhaite exprimer ma reconnaissance à mes parents et Nacha pour tout l’amour qu’ils m’ont donné. J’ai écrit dans mon récit que je souhaitais devenir un narrateur qui s’efface derrière l’histoire qu’il est en train de raconter. Perla, Nacha et Jean ont écrit mes livres d’une certaine manière. Devant leur stèle, un rabbin et un prêtre sont venus successivement prier. Leurs enterrements ont été des moments de tristesse, mais aussi de tolérance et d’espérance. Pour eux je souhaite désormais m’effacer et leur envoyer ce prix comme une prière. »

Frédéric Brun

Une prière pour Nacha, Frédéric Brun, Stock, 2010

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