Retrouver la pensée de Gilbert Cesbron

L’association des Amis de Gilbert Cesbron, membre de l’association des Ecrivains croyants, organise un colloque au collège des Bernardins, à Paris, le samedi 20 mars 2010, autour du thème « Ce siècle appelle au secours ». Si cette journée reprend le titre d’un livre paru en 1955, il garde toute son actualité : Quelle réponse l’écrivain chrétien peut-il apporter à cette attente d’un siècle secoué par de lourdes questions humaines ?

pour débuter la réflexion, on peut retrouver Gilbert Cesbron dans cet entretien accordé à la Télévision suisse romande le 10 mars 1961 (cliquer sur l’image).

Extrait de l’entretien

Question : Gilbert Cesbron vous vous battez pour des idées qui ne semblent plus avoir une place extrêmement importante dans les préoccupations actuelles. L’idée humanitaire, surtout l’idée chrétienne. Est-ce que vous êtes d’accord avec moi ?Image 15

Gilbert Cesbron : Absolument pas ! Comment pouvez-vous dire ça ? Je pense au contraire que nous sommes en train de vivre – par paradoxe, il faut gratter la croûte et regarder la vérité -, nous sommes en train de vivre, j’ose presque dire le siècle le plus chrétien que l’on ait jamais vécu.

Ce n’est pas un paradoxe, c’est un siècle qui a un réflexe chrétien, c’est un siècle de la mauvaise conscience. Maintenant on ne peut plus supporter qu’il y ait dans le monde de l’injustice et de la misère. Peut-être qu’on est impuissant à agir, mais en tous cas, on le sait d’abord, on le sait parce que c’est là par la radio, par l’écran, etc., et on ne peut plus le supporter. C’est le siècle du sursaut chrétien par excellence.

Nous allons, nous courons vers davantage de justice, vers la réparation de la misère, nous courons vers l’unité, qu’on le veuille ou non. C’est-à-dire que tout ça, ce sont des mots chrétiens que j’emploie depuis le début. C’est vraiment un siècle où le Christ a l’air d’être absent et où il est absolument présent, absolument éblouissant. Je vous l’assure.

Question : C’est un siècle dramatique où les pratiquants semblent manquer. Vous essayez de ramener les pratiquants à vous grâce à ces colloques ?

Gilbert Cesbron : Non, ça c’est autre chose, il ne s’agit pas du tout de pratique pour le moment. Il s’agit du cœur de l’homme. Il faut que le cœur de l’homme reprenne ses réflexes chrétiens. Après ça ils pratiqueront, ce sera autre chose.

Inscriptions au colloque du samedi 20 mars, de 9h à 17h30, collège des Bernardins à Paris, auprès de l’association des Amis de Gilbert Cesbron, 126, Bd Saint-Germain 75006 Paris, 01 43 26 96 29. Participation : 20€.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.