Jean-Michel Touche, Manigoa – le solitaire

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Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Après une saga destinée à faire découvrir la Bible aux enfants (Les Messagers de l’Alliance), j’ai voulu attirer l’attention des adolescents (mais aussi des adultes) sur les risques de la manipulation génétique et du transhumanisme dont les dérives peuvent s’avérer catastrophiques pour l’humanité à venir.

Un roman peut être porteur d’idées. A travers les événements que vivent les personnages, les dangers qu’ils courent, leurs rencontres, leurs expériences, les obstacles qu’ils doivent franchir, il est possible de présenter au lecteur une réflexion sur ce qui fait la vie, la vie véritable et pas celle d’une sorte de marketing humain dans lequel la personne se soumet au service de quelques-uns.

A travers le personnage d’Augustin se dessine la volonté de prendre sa propre vie entre ses mains, de chercher à  l’accomplir dans la beauté et la grandeur d’un espoir humain, à travers un dépassement de soi-même qui conduira (mais cela appartient au second tome en cours d’écriture) à marcher vers l’Être à qui Moïse a demandé son nom, et qui a répondu JE SUIS.

Extrait 

Voilé par un brouillard épais comme il en tombe parfois, le ciel est en berne ce soir. C’est à peine si depuis son perchoir Augustin distingue le port que protègent deux énormes digues, ses quais interminables où les conteneurs s’alignent en d’innombrables files, trois ou quatre cargos accostés à proximité des grues et un bateau de croisière, monstrueux, empilement d’étages aux formes d’une laideur intense. Augustin aimerait, d’un revers de main comme pour les fourmis, chasser la brume afin de voir une fois encore, une dernière fois, le soleil incendier les nuages et transformer l’horizon en spectacle de feu. Il aimerait entendre le pleur des goélands, le piaulement des albatros et la plainte du vent. Il voudrait suivre des yeux le déferlement des vagues qui viennent en rouleaux projeter leurs nuages d’écume et se fracasser sur les rochers, au pied de la falaise.

Alors qu’il cherche en vain cet horizon qui l’a tant fasciné, il sent monter en lui l’angoisse comme chaque fois qu’il est devant un tournant de son existence. Car demain sa vie basculera. Demain, Manigoa, cette île où il demeure encore pour quelques heures, appartiendra à son passé. Celle d’où il vient, cette terre dont Clara avait fait un mystère, deviendra son présent. Maintenant que tout est prêt, que le départ est là, tout proche, inéluctable, Augustin s’effraie de voir ses mains prises de tremblement. Furieux, en colère contre lui, il les enfouit dans ses poches. Il sait pourtant que cela ne changera rien. Depuis son enfance il a toujours su lutter contre les autres. Ce soir, dans la brume qui l’entoure, c’est contre lui qu’il doit résister. Et cela le blesse.

 Éditions Salvator, 23 mars 2017

Auteur

Blog de Jean-Michel Touche  MANIGOA

Dernière publication : Bienvenue dehors (à la rencontre des sans-abri)

Jean-Michel Touche est l’auteur de nombreux récits dont la célèbre Saga biblique pour enfants en sept volumes « Les messagers de l’alliance ». (Editions Mame)

Dans le cadre des Fêtes de Famille (Gerson   et   Saint-Jean de Passy) et Journées Missionnaires (Franklin),

Jean-Michel Touche dédicacera son dernier livre, MANIGOA

les samedi 20 et dimanche 21 mai.

Dates et horaires sur Blog de Jean-Michel Touche  Dédicaces

 

Barbara Lecompte, L’Encrier de Madame de Sévigné

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Pourquoi j’ai écrit ce livre

Le mystérieux bureau chinois de la marquise de Sévigné est conservé au Musée Carnavalet à Paris. En Bretagne, dans l’ancienne résidence de l’épistolière, au château des Rochers, une vitrine abrite un petit encrier à décor oriental. À partir des objets d’écriture de la marquise, le fil de son histoire se déroule ; ses voyages, sa correspondance, ses amis et sa chère fille ! Aussi friande de lectures au coin du feu que d’invitations royales, elle se révèle entre les pleins et les déliés de ses lettres autographes.

Extrait

 » Nous faisons des lectures toutes divines, mais j’avoue qu’encore que mon esprit soit parfaitement convaincu de toutes les grandes vérités, mon cœur n’est pas touché comme je le voudrais  » écrit-elle. Foi de charbonnier n’est point celle de marquise… Ni pèlerine, ni béguine, l’épistolière à la dévotion un peu feinte, à la piété relative, ne rêve point de stigmates ni d’extase, mais se reconnaît frustrée de quelque chose qui lui échappe, une chaleur dont il pourrait être doux de s’envelopper.

Éditions Arléa, Janvier2017

Auteur : L’Encrier de madame de Sévigné est son quatrième roman.