Philippe Baudassé et Emmanuel Navarro, Osons l’émerveillement

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Pourquoi nous avons écrit ce livre

Ce livre est né d’une certitude : l’émerveillement relève davantage du regard neuf que l’on se forge sur le monde, que du moyen de s’évader d’un réel trop lourd. Il n’est donc pas l’attitude des lâches fuyant la dureté de la vie, mais la loyauté de nos cœurs à contempler l’infini qui s’y cache, jusque dans les épreuves de l’existence. L’émerveillé que nous ne devons pas cesser d‘être, n’est pas quelqu’un qui cherche du sensationnel partout, mais quelqu’un qui laisse la beauté du monde et des êtres rejoindre et bousculer sa vie. Ne laissons donc pas les impossibilités humaines et les laideurs du quotidien limiter notre espérance et rapetisser notre regard.

Extrait

Depuis la nuit des temps, l’homme sait que sans émerveillement, ni êtres ni pensées ne viennent au monde. Tout naît là, dans cette étincelle, dans cette stupeur, cette surprise,
cet inédit, cet inattendu, cette découverte ! Que nous soyons logiques et rationnels ou que notre approche soit plus mystique et spirituelle, chacun peut se laisser rejoindre et emporter par l’émerveillement. Pour nous y aider, les pages qui vont suivre proposent deux portes d’entrée. L’une pose les bases d’une réflexion réaliste sur les potentiels et les handicaps qui surgissent face à l’accueil de l’émerveillement, l’autre traduit une vision spirituelle de l’homme et du monde. La première présente le contexte favorable à l’épanouissement de cette capacité, tandis que la seconde développe quelques réflexions méditatives nous reliant au sens dont le quotidien peut devenir porteur. Deux approches complémentaires et accessibles, nourries d’exemples et souhaitant redonner au quotidien toute son ampleur. La matière, la pensée et l’âme, en suivant leurs partitions propres, ne chantent-elles pas au fond la même beauté ? N’invitent-elles pas à la même modestie devant l’infini et le sublime qui les constituent ? L’horizontal et le vertical, le tangible et l’indicible, la recherche scientifique et la contemplation proposeront toujours leurs chemins spécifiques. Mais ceux-ci ne conduisent-ils pas tous à la maison commune d’un Univers apaisé et réconcilié, ruisselant de lumière et de sens ? C’est dans cette danse que nous pouvons décider d’entrer nous aussi.

Philippe Baudassé, Dernier livre paru : Faire vie du deuil, Paris, Éditions du Cerf, 2015, 192 p. www.philippe-baudasse.com

Emmanuel Navarro, voir son activité sur www.emmanuel-navarro.com

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Poésie et religions… malgré la pluie et les désenchantements…

« Ce fut une belle journée, malgré la pluie, malgré les désenchantements de l’actualité,  peut-être parce qu’il suffisait de parler de « poésie et de religion », parce qu’il fallait oser, en ces temps moroses, critiques et sottement laïcards, mettre à la disposition du public cette orgie de livres qui parlaient de foi, de démarche personnelle, de sens, de spiritualité…  »

Patrice Obert, Vice président

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Le salon a été une belle réussite.. 95 auteurs étaient présents pour signer leurs ouvrages et rencontrer leurs lecteurs, la table ronde a eu aussi un très beau succès et même un livre d’or conserve la mémoire de ces enthousiasmes..

Table ronde : Contribution de Gabriel Ringlet : Poésie et Religions. Gabriel Ringlet

 

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SALON DU LIVRE d’ECRITURES & SPIRITUALITES LE 4 MARS 2017

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 Ecritures et Spiritualités tiendra son salon du livre annuel le 4 mars 2017 de 14h à 18h30, la Mairie du 6ème arrondissement de Paris. Cent auteurs de toutes sensibilités spirituelles dédicaceront leurs ouvrages. Une table ronde animée par Virginie Larousse traitera du thème Poésie et Religions. 

Le salon du livre d’Ecritures et Spiritualités est un espace de dialogue et d’échanges unique, nécessaire à notre temps et permettant de découvrir la création littéraire orientée sur la connaissance du sacré et la diversité de ses manifestations.Il est parrainé par le Printemps des poètes, la librairie La Procure, Le monde des Religions, les revues L’Arche et les radios RCF et Radio Orient.

 100 auteurs seront présents

Poètes, romanciers, philosophes, essayistes pourront dédicacer leurs ouvrages et dialoguer avec leurs lecteurs avec notamment Leili Anvar, Marie Balmary, Tahar Bekri,  Maurice Bellet, Catherine Chalier, Mustapha Chérif, Laurence Cossé, Pierrette Fleutiaux, Marie de Hennezel, Alexis Jenni, Laura El Makki, Salomon Malka, Marion Muller-Colard, Colette Nys Mazure, Jean-Michel Oulghourian, Christiane Rancé, François Sureau, Bertrand Vergely…

 Pour son édition 2017 le salon aura pour thème “Poésie et Religions”. Une table ronde sera animée, à 15h, par Virginie LAROUSSE, rédactrice en chef du Monde des religions avec

  • Leili ANVAR, spécialiste de l’Islam mystique et traductrice de poésie persane
  • Emmanuel MOSES, poète, romancier et traducteur de poésie hébraïque
  • Gabriel RINGLET, théologien, écrivain et poète.

 

PODCASTS DES EMISSIONS : 

RCF : l’Instant culture du 2 mars consacré au salon : https://rcf.fr/culture/salon-du-livre-poesie

Radio Orient avec leili Anvar et Karima Berger  le 2 mars 2017 http://www.radioorient.com/live/?tab=podcast&id=45173

Radio orient : Voix de femmes avec Tania Heidsik , Christine d’Erceville, Florence Quentin, Zarina Khan et karima Berger http://www.radioorient.com/podcasts/voies-de-femmes-130/

Voies de Femmes

AUTEURS PRESENTS

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Marie Vidal, Les aventures du prophète Jérémie

Pourquoi j’ai écrit ce livre
                Comment communiquer ce qui me donne vie et que j’aime ? Comment faire aimer les Paroles qui me régalent ? Voilà pourquoi j’ai écrit ce livre sur le Prophète Jérémie dont la vocation et l’itinéraire m’ont permis de discerner et de vivre mon chemin particulier. Parce que je pense que je ne suis pas seule à être aidée par les événements que Jérémie a dû affronter, j’ai écrit. Il me souvient, même si cela est rare, qu’un évêque français avait choisi la vocation de Jérémie pour son ordination épiscopale. Ce jour-là, les écoutants s’interrogèrent sur la proximité de deux personnes, comme une rencontre.
La Bible, je l’aime, et je l’ai beaucoup lue. Elle offre trois parties aux oreilles et aux yeux qui la lisent, la Torah, les Prophètes, et les Écrits. Mais la première est unique, les deux suivantes n’existant que pour enseigner et mettre en pratique la première, la Torah. Tel a été le travail de Jérémie en son temps, temps de guerre, de réforme, de réflexions et de décisions. Un prophète n’annonce pas l’avenir. Il se tient là pour faire entrer ses contemporains et ses contemporaines de tous niveaux dans l’écoute immédiate des appels de l’Éternel.
Alors, j’ai convoqué huit hommes et huit femmes, en parité, pour discuter avec Jérémie, comme une nouvelle communication en amitié, en confiance.

Aventures du Prophète Jérémie Marie Vidal

Extraits : 
« Le code, le voici. Quand l’Éternel crie : « Je ne te veux plus », Il dit simultanément : « Je te veux ! » Il faut avoir des oreilles… […] Notre cri sonne comme une sirène. Il résonne comme le cor. Ensuite, il diminue de tonalité et vous devenez capables d’entendre, au centre et sommet de nos discours, l’espérance à venir…. »
« Jérémie, lorsque tu racontais la tragédie de Jérusalem et afin de mieux comprendre ton analyse des événements, nous avons décidé de lire les Dix plaies d’Égypte. […] Nous avons remarqué les trois mots répétés par la Torah écrite dans le Livre de l’Exode à propos du cœur de Pharaon. Nous savons par ailleurs que l’hébreu et le français ne donnent pas les mêmes significations au cœur. Pour nous, les Francophones, le cœur montre la charité, l’amour et les émotions. Pour vous, en hébreu, le cœur manifeste la raison, le raisonnement, la faculté de décider, la volonté, et l’intelligence. »

 

Marie Vidal a écrit
Un ressuscité nommé Lazare, Cosmogone, Lyon, 2013
Les Sept Prophétesses, Cosmogone, Lyon, 2006
Un Juif nommé Jésus, Albin Michel, Paris, 1996 et Poche en 2000
http://www.sgdl-auteurs.org/marie-vidal

 

 

 

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Marina Copsidas, Que votre joie soit parfaite

POURQUOI J’AI ECRIT CE LIVRE 

C’est l’icône de l’Echelle de saint Jean Climaque, exposée dans le monastère de sainte Catherine au Sinaï, qui m’a inspiré cette recherche sur le dévoilement de la violence dans les Ecritures, en suivant un chemin de trente trois degrés qui, malgré les embuches, mène progressivement au Royaume. Car les icônes traduisent par l’image le contenu de la foi : « Evangiles et icônes se renvoient mutuellement l’une à l’autre et ont la même signification » proclame le concile de Nicée II (787).
Lors de ma précédente recherche sur Les larmes de Pierre, j’ai découvert grâce à René Girard l’anthropologie biblique, qui démasque la violence comme conséquence de la rivalité mimétique. Violences, rivalités, mimétisme atteignent au XXIème siècle des niveaux inégalés, sous des formes souvent dissimulées. Ainsi René Girard a découvert la Bible et professé sa foi :Je vois Satan tomber comme l’éclair (Lc 10,18) [1]
«La singularité et la vérité que la tradition judéo-chrétienne revendique sont     parfaitement réelles, évidentes même, sous le rapport anthropologique… Le          présent livre constitue en dernier ressort ce qu’on appelait jadis une apologie du christianisme. »
Cette méditation sur le chemin de la violence à la joie, achève en quelque sorte ma « Trilogie du Sinaï » : Le Christ Pantocrator (christologie), Les larmes de Pierre (ecclésiologie), Que votre joie soit parfaite (anthropologie et eschatologie), trois recherches toutes inspirées par de célèbres icônes du monastère sainte Catherine au Sinaï.

Mise en page 1

 EXTRAIT :
 « Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » 1Jn 4,16b
Dans la Nouvelle Alliance, Jean le théologien est le seul des disciples du Christ qui nous révèle avec autant de puissance ce mystère ineffable de l’Amour de Dieu, ou agapè : l’Amour n’est pas une qualité de Dieu, mais l’Etre même de Dieu est Amour. Le témoignage irrévocable de Jean (1Jn 1,1), nous entraine vers les sommets vertigineux de sa première épître : dans les 15 versets de 1Jn 4, 7-21, les mots amour ou aimer sont cités selon 27 occurrences, pour révéler et attester que Dieu est amour puisque Il a envoyé son Fils comme Sauveur de monde. C’est ainsi que la fatalité de la haine et de la violence doit être définitivement anéantie par l’Amour de Jésus Christ (Ap 1,5), avant la victoire finale sur le mal attestée par l’Apocalypse (Ap 20,9b-10).
« L’Amour est la plus universelle, la plus formidable et la plus mystérieuse des énergies cosmiques. » [2]
Le message transmis par l‘Eglise, les Eglises, a inculqué trop souvent la vision d’un Dieu violent, diamétralement opposée aux Ecritures, et a de ce fait servi la cause de l’athéisme. Ainsi, Nietzsche ayant cherché en vain le Christ comme le suggère ses deux brûlots, L‘Antéchrist et Ecce Homo, deviendra le chantre de « la mort de Dieu » avant de sombrer dans la folie :
« Le christianisme officiel apparaît comme une religion de la loi et du   châtiment qui se traduit par des interdits ou des tabous sociaux. La régression oublie la Trinité, sa paternité sacrificielle qui ne domine pas mais engendre la liberté; cette régression présente Dieu sous la forme du Juge jaloux, Justicier redoutable et terrorisant qui prépare de toute éternité l‘enfer et le châtiment.… Il est urgent de corriger la conception « terroriste » et « pénitentiaire » de Dieu. La théologie des interdits et des enfers est une des causes de l’athéisme actuel… Il n‘est plus possible de croire à un dieu sans entrailles et impassible. Le seul message qui puisse atteindre l‘athée d‘aujourd‘hui c‘est celui du Christ descendant en enfer.» [3]
C’est l’icône de l’Anastasis, qui nous montre le Christ descendant aux enfers lors de la Résurrection, pour en libérer Adam et Eve, c’est-à-dire toute l’humanité.
 L’histoire du christianisme trouve une de ses plus belles manifestations à travers les très nombreuses œuvres caritatives nées de et pour l’amour du prochain. Il est prodigieux de constater, aujourd’hui, que les scientifiques rejoignent Sainte Teresa, dans sa vision de l’amour :
« Nous avons besoin d’amour et d’exister pour quelqu’un d’autre. C’est là que    nous commettons une erreur lorsque nous repoussons les gens sur le bas-côté. Le monde, aujourd’hui, est affamé non seulement de pain, mais d’amour ; il a faim d’être désiré, d’être aimé. Les gens ont faim de sentir la présence du Christ. » [4]
« L’altruisme est un instinct. Pourquoi ? Schématiquement, parce que nous ressentons en nous même la souffrance de l’autre, et qu’en le secourant nous cherchons fondamentalement à nous soulager nous-mêmes… « Il faut nous aimer les uns les autres, ou mourir ». Ce n’est pas un souhait moral, mais une observation neuronale… Le câblage de notre cerveau social nous relie tous à notre humanité commune. » [5]
[1]  R. GIRARD, Je vois Satan tomber comme l’éclair, éd. Grasset 1999, p. 18
[2]  P. TEILHARD de CHARDIN, Sur le bonheur, sur l’amour, Le Seuil 1966, p. 51
[3]  P. EVDOKIMOV, L’amour fou de Dieu, Seuil 1973, p. 20.34
[4]  SAINTE THERESA, No greater love, p. 93
[5]  P. Van EERSEL, Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner, A. Michel 2012, p. 76.77
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