Barbara Lecompte – Madeleine ou l’incandescence

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Une femme brune est assise dans la nuit, éclairée par la flamme d’une bougie. C’est Madeleine. Mystérieuses toiles que celles du peintre Georges de La Tour, représentant Sainte Marie-Madeleine ; elles recèlent un secret, celui de l’atelier lorrain de l’artiste, celui d’une obsession, méditative, artistique et spirituelle.

Extrait :

Vingt ans se sont écoulés depuis l’éblouissante exposition « Georges de La Tour » au grand Palais. À quand la prochaine réunion des Madeleine ? Quand pourrons-nous cheminer à nouveau d’une toile à l’autre, de station en station, de chandelle en lumignon, de veilleuse en flamme filante, comme le voulut le fier Lorrain, maître des nuits ? Contempler Madeleine, « la Tour de la foi », et méditer sur sa radieuse oraison, son tête à tête mystérieux avec l’Impalpable.
Madeleine ou l’incandescence. Noirceur de notre temps. Ténèbres d’aujourd’hui. Comme ils rassurent ces calmes visages tournés vers l’invisible et l’essentiel ; comme elles apaisent, ces petites lumières, qui jamais ne s’éteignent, couvées des yeux avec amour.

Éditions Arléa
Parution le 24 Mai 2018

Prix Écritures & Spiritualités 2018

Nous avons le plaisir de vous informer que le prix 2018 a été décerné par notre jury réuni le 16 mai dernier sous la présidence de Sylvie Germain à: 

Catégorie LITTÉRATURE:

Anne Sibran pour Enfance d’un chaman (Gallimard, collection Haute Enfance).

  

Avec une bienveillance lucide, l’auteur nous dévoile une autre façon d’être en rapport avec le monde, à partir la rencontre singulière de l’un des derniers chamans d’une tribu d’Amazonie.

Catégorie ESSAIS:

Frédéric Boyer pour Là où le cœur attend (P.O.L)

  

A la fois récit et étude, l’auteur nous propose de traverser la plainte et le malheur pour atteindre le lieu intime où le cœur attend pour se nourrir d’espérance.

LIRE ICI LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ÉVÉNEMENT

Notez bien la date du 14 juin à 19h pour la remise du prix !

Troisième édition de la Nuit Sacrée

Le Centre Pastoral Saint-Merry et le mouvement Coexister seront particulièrement heureux de vous accueillir à la troisième édition de la Nuit Sacrée qui se déroulera du : 

dimanche 20 mai à partir de 19h jusqu’au lundi 21 mai à 7h du matin.

A Saint-Merry, 78 rue de la Verrerie, 75004 Paris.

 

 

 

 

 

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Cette année, elle a pour thème « vivre ensemble » pour bien manifester les raisons profondes qui font que juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindouistes… chanteront Dieu ou le sacré durant toute une nuit.

La Nuit Sacrée est organisée par le Centre Pastoral Saint-Merry et le mouvement Coexister.

Lire ici la Présentation de la Nuit Sacrée 2018

RÉSEAUX QUI DIFFUSERONT EN DIRECT LA NUIT SACRÉE:
1. Sur les sites : www.saintmerry.org & www.nuitsacree.org
2. Jusqu’à minuit par le réseau des radios RCF : www.rcf.fr qui y consacrera aussi un magazine de 18h à 19h ce dimanche 20 mai.

Spectacle poétique : Cantique de l’ineffable

Écritures&Spiritualités présente un spectacle poétique en l’honneur de François Cheng de l’Académie Française, Président d’honneur de notre association.

CANTIQUE DE L’INEFFABLE
La joie dans tous ses états

Vendredi 15 Juin à 19 h
Espace Poveda
4 Rue Léopold Robert 75014 Paris – M° Vavin

Avec :
Claudine Chériez, mezzo-soprano
Marc Bouriche, lecteur-récitant
Alexandro Barcelona, accordéon
Sur des textes de:
François Cheng, Christian Bobin, Rabindranath Tagore,
Lydie Dattas, Hafez, Jean Grosjean.

PARTICIPATION LIBRE
(Nombre de places limité mais nous tenterons d’accueillir tout le monde)
Inscription recommandée avant le 01 Juin:
philippe.baudasse@ecrituresetspiritualites.fr

 

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Jean-Marie Kerwich, l’ami trop tôt disparu.

« Je m’en allais les poings dans mes poches crevées ; J’allais sous le ciel, Muse ! Et j’étais ton féal ; » Ces deux vers de « Ma bohème » de Rimbaud sont pour moi l’épitaphe que j’eusse aimé graver sur votre tombe, ils vous ressemblent, ils sont à votre image.

 

 

Vous êtes né à Paris en 1952 dans une famille de gitans piémontais ; vous avez longtemps vécu dans le cirque de vos parents où vous avez connu le froid, la faim, les coups aussi donnés par votre père au long de votre apprentissage pour jongler et cracher le feu. Ces coups ont ouvert votre âme à toutes les compassions et à toutes les effluves exhalées de la vie .

Je vous ai connu lors d’un appel téléphonique de l’écrivain Christian Bobin transporté après avoir lu votre « Evangile du Gitan »,disant de votre essai « Le Livre qui manquait à la Bible, entre les imprécations de Job et les espérances de David ; chaque texte de son livre est un paquet d’embruns qui ouvre violemment la fenêtre de l’âme ».

A mon tour, je m’immergeais dans votre parole qui m’enthousiasma et très vite j’organisais autour de vous une rencontre de lecteurs dans une librairie amie. Un an plus tard, le comité du jury de l’association des écrivains croyants d’expression française vous plaça sur sa liste pour son prix littéraire de l’année et parmi une sélection très riche de 13 romans et essais vous receviez le Prix des Ecrivains Croyants d’Expression Française 2009. Ce n’était pas votre première reconnaissance ; pour votre précédente création « L’ange qui boîte « le grand musicien Yehudin avait écrit une laudatio et le poète Jean Grosjean en avait fait son livre de chevet. Votre chant de poèmes rimés est à la fois profond et lyrique ; je voudrais en retranscrire toutes les flammes ; je citerai seulement celles que je préfère « Chaque jour le divin me transmet ses messages à moi le gitan illettré. Mon âme s’attablait et je la regardais écrire. L’idée de Dieu était bonne : créer l’homme pour ne plus être seul dans cet univers infini et avoir un fils dans ses bras. J’ai trahi mon identité de gitan ; j’ai laissé mes poèmes dans la jungle littéraire, j’aurais dû les garder avec moi et les faire lire par les feuilles d’automne ou le vent. Pourtant je ne suis pas un écrivain, je suis un arbre qui marche. Je n’ai pas écrit de livre, j’ai tracé des routes ».

Eh ! Non cher ami, vous n’avez trahi personne, vous avez seulement jeté vos poèmes au vent qui les a portés aux hommes de la cité où on les chante encore aujourd’hui pour notre plus grand bonheur. A Dieu, c’est avec les anges que vous conversez.

Monique Grandjean, Vice-présidente d’Écritures & Spiritualités

Hommage à Jacques Mulliez

Adieu Jacques.

Notre ami Jacques Mulliez est décédé le 6 avril dernier.

 

Le vide est immense
Aussi grand que sa foi
Aussi grand que sa joie.

Il nous reste sa joie. Contagieuse. Lumineuse.
Car il avait embrassé dans ses dernières années cette vocation rare, inestimable, celle du « passeur de joie » :

« Pourquoi cette joie m’habite-t-elle chaque jour un peu plus au crépuscule de mon existence, attendant dans la paix intérieure, d’accueillir l’aube de ma nouvelle naissance ?
Je devrais être mélancolique puisque je vieillis seul depuis que j’ai trouvé avec effroi dans notre cuisine, un matin d’octobre 2012, mon épouse Céliane décédée brusquement. D’autres êtres qui me sont très chers sont morts. J’ai vécu des épreuves lourdes, physiquement, psychologiquement et affectivement.
Et pourtant, je me sens de plus en plus porteur-passeur-semeur de joie dans une société blasée, sceptique, égoïste, avide de richesses matérielles. (…) Je n’avais pas le droit de garder ce don que Dieu a mis en moi : aimer donner la joie de la Vie ! »

Ces mots sont ceux de Jacques pour présenter son livre Passeur de Joie, (2016) qui a reçu le Grand Prix Témoignage de RCF.

Pour nous , membres d’Écritures&spiritualités,
il était un compagnon de route généreux, convaincu de la force de notre communauté d’écriture, toujours présent à chacun.
Il avait choisi de se mettre au service de l’association avec humilité en se chargeant des relances et des adhésions. Il le faisait avec conviction, humour, gentillesse, drôlerie.
Merci Jacques,
Toto corde !

Les obsèques auront lieu mercredi 11 avril, à 14h30, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Peronne (80).