Contribution des auteurs adhérents à la sélection du Prix Écritures & Spiritualités 2018

Chers auteurs, chers adhérents,

J’espère que l’écriture, les lectures (et re-lectures !) de cet été vous ont donné satisfaction et j’espère aussi que le tohubohu de « La Rentrée littéraire »  ne nous empêche pas de distinguer des voix nouvelles et originales.

Sachant que tout auteur est (peut-être d’abord) un lecteur, nous vous proposons comme en 2015, de vous associer à la première sélection du Prix E&S 2018.   Cette première liste doit comporter une liste de 10 ouvrages maximum (5 catégorie « Non- fiction » et 5 catégorie Littérature (fictions, romans, nouvelles, BD…).

Aussi, nous vous invitons à nous communiquer  les titres des ouvrages que vous avez aimés – ou repérés même si non-lus-  et qui seraient éligibles au prix E&S.

Critères de sélection :

  • ouvrages écrits en langue française
  • date de parution :  entre nov. 2016 et fin nov. 2017
  • qualité, force et puissance de l’écriture
  • ouverture, quête, dialogue, « souffle » en rapport avec l’univers du spirituel
  • découverte de nouvelles voix d’écriture et de pensée
  • ouverture vers ce qui soutient la dimension de l’altérité
  • résonnance possible avec l’actualité.

Vos propositions seront bien sûr discutées par  le Jury au moment de la réunion de sélection finale d’un ouvrage de non-fiction et un ouvrage de fiction.

Pour rappel, le jury 2018 est composé comme suit :

  • Sylvie Germain, présidente
  • Leili Anvar
  • Geneviève Bouchiat
  • Catherine Chalier
  • Olivier Germain-Thomas
  • Monique Grandjean
  • Christophe Henning
  • Colette Nys Mazure
  • Christine Ray
  • Alain Vircondelet
  • Karima Berger

Vous trouverez sur notre site www.ecrituresetspiritualites.fr toutes les informations relatives au prix  Écritures & Spiritualités, 41ème édition en 2018 !!!

Je vous remercie infiniment pour vos retours et contributions qui je suis sûre viendront enrichir le choix de la sélection.

Réponse avant le 30 octobre prochain. à Vincent MORCH, secrétaire du jury  vincent.morch@gmail.com

Bien sincèrement,

Karima Berger, présidente

 

Marc Bouriche Rumeurs océanes – Lettres d’escale

RumeursOcéanes

Avec des Illustrations de Valérie Perreau (55 lavis), Susanne Williamson (4 mines de plomb), Florence Hinneburg (une eau forte) Daniel Chantereau (une eau forte et un dessin à la plume).

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Dire pourquoi j’ai écrit ce livre me paraîtrait une imposture. Il serait plus juste de dire que ce livre m’a écrit. Son mobile est une énigme dans laquelle je mijote encore aujourd’hui. Les cinquante-six Lettres qui composent le recueil ont été reçues sur une période de dix ans. Ce n’est qu’à leur relecture et avec le recul du temps que j’entrevois ce qui se trame peut-être dans les coulisses du ciel pour leur épiphanie par le truchement d’une plume qui n’avait jamais écrit, la mienne. Transmettre, laisser trace du feu sur la terre des livres.

Témoigner du numineux ou chevaucher le nuage de l’inconnaissance est une entreprise à haut risque. Maître Eckart nous a aidés en posant les jalons d’une théologie négative : le plus haut de cette vie ne peut être circonscrit que par ce qui l’entoure, nous n’avons pas d’accès direct. Dieu, s’il est, est tout sauf ce qu’on peut en dire. C’est le vertige du poète funambule vacillant sur le fil de sa plume entre mystère insondable et lecture enchantée du monde, entre folie et ivresse.

Dans l’urgence d’obéir, le choix ne m’était pas donné. Il est une beauté cachée alentour qui se révèle par quelque fièvre ou fêlure, quelque brisure, quelque blessure de l’être. La plupart des Lettres du recueil se sont manifestées au mitan de la nuit, me tirant du sommeil, m’inondant d’un flot sauvage de mots et d’images. L’inspiration est un état d’ébriété dans lequel on ne sait plus très bien qui on est, c’est une possession dont seule la plume pouvait m’exorciser. La soumission était la seule option.

Si mon métier n’avait été de raison garder, il n’est pas exclu que les Lettres me l’eussent fait perdre, sans doute pour le meilleur. Il m’arrive de rêver que la plume veuille obéir à ma volonté d’écrire…, « rêve toujours » me chuchote-elle, « j’ai ma vie, vis la tienne ! ».

Extrait :

Vous écrire…

Revoir la mer après de longs mois gris dans la cité barbare, marcher au long des grèves sans autre compagnon que la marche elle-même et la course du soleil, battre du pouls océanique harassé de plein vent. Danser sur une étoile assez lointaine pour n’être pas distrait par la rumeur du monde, assez proche pour se griser du chèvrefeuille, goûter la pluie après l’orage, chanter avec le merle enivré de son chant, errer des jours durant dans les vastes prairies de votre visage, poignée magnifique de matière mystique.

Éditions Complicités, collection « l’art de transmettre »,  www.editions-complicites.fr

Date de parution: 2 Octobre 2017

L’auteur est médecin psychothérapeute et guide de haute mer.

https://www.facebook.com/marc.bouriche?ref=name

L’auteur dédicacera son livre le Samedi 21 Octobre 2017, avec le concours du GEM (Groupement des Écrivains Médecins) de 10h30 à 18h au Yan’s club, haut lieu Parisien de culture Arménienne, 5, Avenue Reille, Paris 14ème, métro Glacière ou Cité universitaire, à proximité du Parc Montsouris.

 

Invitation : Conférence François Cassingena-Trévedy 3 Octobre 2017

Cantique-de-l-infinistere

Mardi 03 octobre 2017 à 18h30

Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris

Le chant de la terre des écrivains :

Conférence de François CASSINGENA-TRÉVEDY autour de son dernier ouvrage

Cantique de l’infinistère (Éd. DESCLÉE DE BROUWER)

TÉLÉCHARGEMENT INVITATION (PDF)

Echos au « Cantique de l’infinistère »

du frère François Cassingena-Trévedy par Agnès Gueuret, poète, adhérente

LIRE ci-après: Terre – Agnès Gueuret

 

Jean-François MÉZIL-Sur le bord d’un volcan éteint

Prem de couv JF Mezil (1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

À l’origine un fait divers. J’écoute, un matin, la radio : une bagarre dans un collège… et la mort d’un jeune garçon ! Pendant plusieurs jours, il n’est plus question que de ça. Puis l’événement s’émousse : on change de sujet.

Cette façon de traiter un tel drame me choque. Je commence à écrire et me dis que peut-être… oui, peut-être il aurait fallu peu de choses pour l’éviter.

D’autres questions alors surgissent : A-t-on le droit de médiatiser, comme on le fait, ce type d’événement ? Pire, de s’en servir à des fins politiques ?

Puis le temps passe et fait son œuvre… Vient alors cette autre question : qu’en est-il de cette mort, des années plus tard ? Quand tout le monde, ou presque, a oublié…

Extraits :

Ils finiront comme eux, le cœur broyé de peur.
Peur de quoi ? D’arriver en retard au boulot ?
Pas que ça !… Peur surtout de croiser le malheur. De le choper comme la grippe.
Où ? Comment ?
Dans les yeux du voisin.
Le type avec son livre ? La fille avec son sac ?
Peur de sourire ou de prendre une main… surtout si l’autre est un enfant.
Ce môme de douze ans qui vient de les rejoindre ?
Oui, lui. Rien qu’à son air…
C’est vrai qu’on le sent malheureux.

(page 23)

Vous connaissez les journalistes : le machin bat de l’aile, on change de sujet.
Kif-kif, les politiques, ceux-là ! Ils s’étaient jetés là-dessus comme des vautours – vous pensez en pleine campagne ! De surenchère en surenchère, les voilà engagés jusqu’au cou… Arrière toute !

(page 109)

Il aura fallu cet échec, cette gifle, et ce temps de mastication – de gestation (neuf mois!)… pour que son corps recouvre une virginité et se lave de ces dix ans. Qu’il retrouve le goût d’un amour innocent où l’on se donne pour la vie. Pas pour une heure ou une nuit, mais pour la vie, la vie entière… sans savoir ce qu’elle durera.

 (page 251)

Éditions Feuilles : http://www.feuilles-editions.com/index.php/fictions/86-volcan

Page Facebook : https://www.facebook.com/jeanfrancois.mezil.1?ref=br_rs

Parution, août 2017

Deux dédicaces sont prévues à Paris :

– le vendredi 29 septembre à 18 heures 30
  à la librairie  L’Œil écoute
77, Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
présentation et lecture à deux voix
suivies d’un verre amical

– le samedi 30 septembre de 11 à 19 heures
  à la librairie du Parc (La Villette / Actes Sud)
211, Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

Brigitte Maillard – L’Au-delà du Monde

au dela

Pourquoi  j’ai écrit ce livre :

« La simple évidence de la beauté » (Atlantica), « Soleil vivant soleil » (Librairie Galerie Racine), « À l’éveil du jour » (Monde en poésie éditions) sont mes premiers livres : De la beauté vers l’amour, le soleil retrouvé, jusqu’à la naissance du jour, notre merveilleux. La parole vécue comme un lieu de renaissance. « L’Au-delà du monde » vient poursuivre cet élan de création. Pour continuer à vivre. Pour simplement tenter de dire un chemin. Une vie, entre nous, qui se tisse de lumière, discrètement.

Extraits : 

Saisir la vie au bord de l’univers. Ce voyage ne fait que commencer. La Vie nous y rejoint, sans l’accord des rêves. Un air inconnu. Une intuition libérée. Là où « il n’y a pas de forme, de son, de parfum de goût, de toucher ni d’éléments » dit Le Sûtra du Cœur. Un autre monde se dévoile. Avec le temps se dégage la réalité des représentations illusoires. La lutte est souvent rude contre la présence extravagante du Monde. C’est un renversement complet qui nous attend. Une formidable respiration.

L’au-delà du monde est une source de fraîcheur, un deuxième souffle, un secret inattendu. Je te touche du bout des doigts, la Vie.

J’explore le monde

Il arrive si bas que son infini m’entraîne

Au-delà

Au cœur de la matière

O temps à venir

douceur ailée

à la joie de l’été

Couronne-moi de tes désirs

à vivre seule au palais

Ravis-moi de tant d’ivresse

de passion soulevée

J’ai rêvé de toi

nous étions unis

nous rêvions de l’être

sans savoir que nous l’étions

Bientôt je serai dans la lumière

pour créer le jour

Connais-tu le chant des vignes ?

Comme un aveugle sur la rive

au détour d’un chemin d’illusions

Laisse monter ce chant de mémoire

Du sillon de printemps

de la volupté des heures

du graphisme des pages

 

Brigitte Maillard site http://www.brigittemaillard.net/

Éditions Librairie Galerie Racine https://editions-lgr.fr/

Parution, juillet 2017

Jean Lavoué – Ce rien qui nous éclaire

lavoue

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Ce recueil de textes, d’abord publiés au cours des trois dernières années sur mon blog http://www.enfancedesarbres.com/, constitue le premier ouvrage de la maison d’édition que je viens de créer : « L’enfance des arbres ». Sa vocation est de donner toute leur place à des écrits (poèmes, récits, essais) mettant en valeur la dimension de l’intériorité. Il constitue aussi le premier titre de la collection « Poésie et intériorité » dont le second, également paru, est un recueil de Gilles Baudry illustré de dessins de Nathalie Fréour : « Un silence de verdure » .

« Ce rien qui nous éclaire », ou encore « ce trois fois rien qui nous console », ce « si peu qu’il nous faut pour être dans le Chant », pourrait ainsi constituer une sorte de préambule à cette aventure éditoriale sur la voie de l’intériorité, si tant est que celle-ci concerne ce territoire de l’intime dont on ne saurait rien dire de plus qu’il est « ce fond sans fond » de Maître Eckhart, le lieu même du Poème, cet éclat du rouge-gorge sur les branches du premier arbre venu…

Voici ce qu’en dit l’amie poète  Brigitte Maillard pour « Monde en poésie »:

« Un recueil préfacé par le poète et moine Gilles Baudry, un chemin de poésie tracé par le sel et le vent, le souffle et le silence. « Ce rien qui nous éclaire » a un goût de lumière. L’oiseau y est représenté par deux lumineuses gravures de l’artiste graveur Nadejda Menier. « La plus belle métaphore de la poésie », me dit un jour l’ami Serge Wellens, « c’est Jean Rousselot qui me l’a offerte ». Ce dernier avait l’habitude de distribuer chaque matin du pain aux oiseaux. Moineaux, mésanges et merles s’arrangeaient à peu près jusqu’à l’arrivée des pies chassant tout le monde. Alors, quand il n’y avait plus ni miettes ni convives, le rouge-gorge arrivait en solitaire de nulle part, et se nourrissait « de presque rien » avec minutie. Et il conclut: « telle est la poésie ». (Extrait de la préface de Gilles Baudry)


Extrait :

CE RIEN QUI NOUS ÉCLAIRE,

 ——
Cette lumière fragile
Sur les branches encore nues,
Et cette simple audace d’oser lever les yeux
Pour ne faire qu’un avec le jour,
En laissant les heures sombres
Se corrompre d’elles-mêmes
Dans les allées perdues.
 —-
Goûter à la joie franche,
Son archet silencieux,
Au bonheur d’être ici
Sans prêter attention aux myriades d’écrans,
Ces écrins du scandale distillant le poison
Où notre cœur s’essouffle ;
 —-
Attentifs seulement à la fraîcheur de l’air,
Au si peu qu’il nous faut pour être dans le chant,
Peut-être sans projets, sans preuves et sans aveux,
Mais vivants ici-même d’une gloire surgie
Au feu d’une éclaircie, d’un sourire imprévu,
Avec le seul désir de le reprendre pour tous
De l’offrir sans détour aux passants éblouis.

 

Éditions L’enfance des arbres, Avril 2017

Pour toute commande des ouvrages parus ou à paraître s’adresser à Jean Lavoué, L’enfance des arbres, 3 place vieille ville, 56 700 Hennebont: jlavoue@gmail.com
Retrouvez l’auteur sur France culture, Les discussions du soir avec Leili Anvar
Podcast « La présence qui sauve «  émission du 29 mars 2017