Brigitte Maillard – L’Au-delà du Monde

au dela

Pourquoi  j’ai écrit ce livre :

« La simple évidence de la beauté » (Atlantica), « Soleil vivant soleil » (Librairie Galerie Racine), « À l’éveil du jour » (Monde en poésie éditions) sont mes premiers livres : De la beauté vers l’amour, le soleil retrouvé, jusqu’à la naissance du jour, notre merveilleux. La parole vécue comme un lieu de renaissance. « L’Au-delà du monde » vient poursuivre cet élan de création. Pour continuer à vivre. Pour simplement tenter de dire un chemin. Une vie, entre nous, qui se tisse de lumière, discrètement.

Extraits : 

Saisir la vie au bord de l’univers. Ce voyage ne fait que commencer. La Vie nous y rejoint, sans l’accord des rêves. Un air inconnu. Une intuition libérée. Là où « il n’y a pas de forme, de son, de parfum de goût, de toucher ni d’éléments » dit Le Sûtra du Cœur. Un autre monde se dévoile. Avec le temps se dégage la réalité des représentations illusoires. La lutte est souvent rude contre la présence extravagante du Monde. C’est un renversement complet qui nous attend. Une formidable respiration.

L’au-delà du monde est une source de fraîcheur, un deuxième souffle, un secret inattendu. Je te touche du bout des doigts, la Vie.

J’explore le monde

Il arrive si bas que son infini m’entraîne

Au-delà

Au cœur de la matière

O temps à venir

douceur ailée

à la joie de l’été

Couronne-moi de tes désirs

à vivre seule au palais

Ravis-moi de tant d’ivresse

de passion soulevée

J’ai rêvé de toi

nous étions unis

nous rêvions de l’être

sans savoir que nous l’étions

Bientôt je serai dans la lumière

pour créer le jour

Connais-tu le chant des vignes ?

Comme un aveugle sur la rive

au détour d’un chemin d’illusions

Laisse monter ce chant de mémoire

Du sillon de printemps

de la volupté des heures

du graphisme des pages

 

Brigitte Maillard site http://www.brigittemaillard.net/

Éditions Librairie Galerie Racine https://editions-lgr.fr/

Parution, juillet 2017

Jean Lavoué – Ce rien qui nous éclaire

lavoue

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Ce recueil de textes, d’abord publiés au cours des trois dernières années sur mon blog http://www.enfancedesarbres.com/, constitue le premier ouvrage de la maison d’édition que je viens de créer : « L’enfance des arbres ». Sa vocation est de donner toute leur place à des écrits (poèmes, récits, essais) mettant en valeur la dimension de l’intériorité. Il constitue aussi le premier titre de la collection « Poésie et intériorité » dont le second, également paru, est un recueil de Gilles Baudry illustré de dessins de Nathalie Fréour : « Un silence de verdure » .

« Ce rien qui nous éclaire », ou encore « ce trois fois rien qui nous console », ce « si peu qu’il nous faut pour être dans le Chant », pourrait ainsi constituer une sorte de préambule à cette aventure éditoriale sur la voie de l’intériorité, si tant est que celle-ci concerne ce territoire de l’intime dont on ne saurait rien dire de plus qu’il est « ce fond sans fond » de Maître Eckhart, le lieu même du Poème, cet éclat du rouge-gorge sur les branches du premier arbre venu…

Voici ce qu’en dit l’amie poète  Brigitte Maillard pour « Monde en poésie »:

« Un recueil préfacé par le poète et moine Gilles Baudry, un chemin de poésie tracé par le sel et le vent, le souffle et le silence. « Ce rien qui nous éclaire » a un goût de lumière. L’oiseau y est représenté par deux lumineuses gravures de l’artiste graveur Nadejda Menier. « La plus belle métaphore de la poésie », me dit un jour l’ami Serge Wellens, « c’est Jean Rousselot qui me l’a offerte ». Ce dernier avait l’habitude de distribuer chaque matin du pain aux oiseaux. Moineaux, mésanges et merles s’arrangeaient à peu près jusqu’à l’arrivée des pies chassant tout le monde. Alors, quand il n’y avait plus ni miettes ni convives, le rouge-gorge arrivait en solitaire de nulle part, et se nourrissait « de presque rien » avec minutie. Et il conclut: « telle est la poésie ». (Extrait de la préface de Gilles Baudry)


Extrait :

CE RIEN QUI NOUS ÉCLAIRE,

 ——
Cette lumière fragile
Sur les branches encore nues,
Et cette simple audace d’oser lever les yeux
Pour ne faire qu’un avec le jour,
En laissant les heures sombres
Se corrompre d’elles-mêmes
Dans les allées perdues.
 —-
Goûter à la joie franche,
Son archet silencieux,
Au bonheur d’être ici
Sans prêter attention aux myriades d’écrans,
Ces écrins du scandale distillant le poison
Où notre cœur s’essouffle ;
 —-
Attentifs seulement à la fraîcheur de l’air,
Au si peu qu’il nous faut pour être dans le chant,
Peut-être sans projets, sans preuves et sans aveux,
Mais vivants ici-même d’une gloire surgie
Au feu d’une éclaircie, d’un sourire imprévu,
Avec le seul désir de le reprendre pour tous
De l’offrir sans détour aux passants éblouis.

 

Éditions L’enfance des arbres, Avril 2017

Pour toute commande des ouvrages parus ou à paraître s’adresser à Jean Lavoué, L’enfance des arbres, 3 place vieille ville, 56 700 Hennebont: jlavoue@gmail.com
Retrouvez l’auteur sur France culture, Les discussions du soir avec Leili Anvar
Podcast « La présence qui sauve «  émission du 29 mars 2017

 

Gilles Baudry & des dessins de Nathalie Fréour – Un silence de verdure

Un silence de verdure

Pourquoi j’ai écrit ce livre:

En écho au vert de l’espérance, né de l’arbre
Ce silence venu des terres ouest atlantiques:
« Ce qu’a d’inouïe l’éclosion du silence
        et que la neige laisse entendre
                 entre deux rêves,
                         là-bas,
        deux silhouettes le murmurent,
penchées à la fenêtre du matin du monde  » 

Extraits:

Le feu limpide du silence

brûle nos cœurs

quand tout

se tait.

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Éditions L’enfance des arbres, 2017

Gilles Baudry est moine à l’abbaye de Landévennec, il a obtenu le prix Antonin Artaud 1985 et le prix Théophile Gautier de l’académie Française en 2007. Il est engagé dans le dialogue créatif avec de nombreux artistes.

Nathalie Fréour, peintre et illustratrice Nantaise a été formée à l’école des Beaux-arts d’Angers, Bordeaux et Rennes. Elle a réalisé de nombreuses expositions et illustrations de livres  pour enfants et d’œuvres de poètes.

Raphaëlle Simon – Imparfaite et débordée, chroniques d’une maman d’aujourd’hui

Raphaëlle simon 1ère de couv

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Ces petites histoires issues de mon quotidien de mère de famille, sans me départir de mon œil de journaliste, ont été écrites au fil du temps, sous forme de billets pour le site internet de Famille chrétienne. Je n’avais pas l’idée d’en faire un livre, mais en relisant ces chroniques, j’ai réalisé que certains sujets émergeaient, ou revenaient de manière récurrente, et pouvaient continuer de susciter l’intérêt.

Sentinelles de l’Invisible, veilleuses de la vie, gardiennes du temps, les femmes sont aussi celles qui, jour après jour, se donnent. Elles éprouvent fatigue et dispersion, et ont besoin de ressourcement, d’unité, d’intériorité, d’amitié. Celles qui sont chrétiennes oscillent entre le désir de perfection, et la tentation du découragement, mais se savent filles bien aimées du Père, appelées à la sainteté, au cœur même de leur quotidien.

Retrouvant leur centre, leur identité, leur vocation, elles pourront envisager l’œuvre d’éducation comme une manière de faire grandir, avec bienveillance et gratitude.

Prenant leur place dans la société comme citoyennes et comme chrétiennes, les mères sont reliées aux autres dans une ouverture aux souffrances, aux beautés et aux défis du monde contemporain.

Extrait :

Voilà, c’est décidé, je m’accorde une journée de « désert » dans mon mois (mon moi ?) trop encombré. Une page blanche sur mon agenda. Et un rendez-vous illico dans une maison de prière tenue par des religieuses. Cette halte spirituelle, j’en rêve depuis longtemps et attends avec impatience ce temps de repos, de silence et de prière, déchargée de toute obligation.

Le matin du jour dit arrive, et voilà qu’une foule de prétextes viennent freiner mon désir premier : est-ce bien raisonnable de tout planter là pour une journée ? A quoi bon finalement ? Que vais-je faire pendant cette plage vacante ? N’est-ce pas une perte de temps ?

Je fourre dans mon sac plus de livres que je ne pourrai en lire – la peur du vide sans doute – et décide de partir quand même…

Sur le coup, rien d’extraordinaire ne se produit : une journée libre, pendant laquelle j’essaye de lâcher mon quotidien et de me présenter devant Dieu. Silence, méditation, prière, repos aussi. Les fruits viendront plus tard. Une foule d’idées pour un projet sur lequel j’avais peiné longtemps sans aboutir, des rendez-vous que je n’attendais plus et qui se dégagent au bon moment…

Le désert demande toujours un effort : quitter ses habitudes, marcher vers l’inconnu, risquer de se perdre dans l’immensité, accepter le creux, éprouver la soif… et s’apercevoir qu’on est parti trop chargé. Mais le désert est aussi le lieu de la rencontre avec Dieu, qui n’est « ni dans l’ouragan, ni dans le feu, ni dans le tremblement de terre, mais dans la brise légère » (1, R 19, 12)

De même que chez l’enfant, les périodes de régression et de « latence » précèdent souvent un grand bond en avant ou des progrès inespérés, de même il faut passer par le désert et en avoir éprouvé l’aridité pour en mesurer la fécondité.

Imparfaite et débordée, chroniques d’une maman d’aujourd’hui, Salvator, 2016

Raphaëlle Simon est journaliste.

Madeleine Bertaud – Lire François Cheng / poète français, poète de l’être

couverture 2017 Madeleine Bertaud

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Il succède à un premier ouvrage consacré à François Cheng : « François Cheng, un cheminement vers la vie ouverte », Hermann, 2009 ; réédition révisée et complétée en 2011.

(Celle-ci est parue en traduction chinoise en 2016 aux Presses de l’Université Fudan de Shanghai). Il succède aussi aux actes du premier colloque franco-chinois dédié à l’écrivain (Paris, ADIREL, BNF ; Shanghai, Université Fudan), que j’ai coédités avec Cheng PEI : « François Cheng à la croisée de la Chine et de l’Occident », Genève, Droz, 2014.

À l’origine de ces livres, un phénomène rare : ma « rencontre » avec François Cheng, l’homme et l’œuvre, et la forte certitude que, « poète de l’être » comme Rilke, il écrivait pour aider les hommes à vivre.

Bénéficiaire de ce « don », je me suis fait un devoir de le faire partager à un large public, dans un esprit de service : depuis plus de dix ans, j’ai pratiquement abandonné la littérature du XVIIe siècle, étudiée et enseignée pendant toute ma carrière de professeur des Universités, au profit de l’œuvre chengienne.

 

Extraits :

[Venant après les « Cinq méditations sur la beauté » (2006) et les « Cinq méditations sur la mort » (2013),] le traité « De l’âme » signe l’aboutissement d’un très long travail intérieur ; il achève la trilogie, non sans apporter aux essais antérieurs un surcroît de sens. (Avant-propos, p. 7).

François Cheng […] ne donne pas à voir un monde qu’il aurait rêvé, mais l’univers tel que, dans l’enfance, il était capable de le percevoir, puis tel qu’une longue observation-méditation lui permet aujourd’hui de se le représenter. Son discours sur la beauté tire son unité de l’interrogation sur la condition humaine. Non seulement l’articulation entre les deux thèmes y est naturelle mais ils s’y fondent, au point de ne plus faire qu’un. Ils en appellent un autre, qui les prolonge et prend dans la méditation du poète sa dimension universelle : l’amour. (p. 139)

Éditions Hermann, 2017, Paris 

Le 22 juin, à 18h, Madeleine Bertaud fera une présentation de son livre à la librairie « L’œil écoute », 77, Bd du Montparnasse, 75006.

Bernard Grasset – Refrain (2003-2005)

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Pourquoi j’ai écrit ce livre

Il y a maintenant une quarantaine d’années que j’écris des poèmes, en prose ou en vers, inspirés de peintres et de musiciens. Après des publications de ces textes en revues, le premier recueil complet, autour de la peinture et de la musique, parut en 1997, il y a donc tout juste vingt ans, sous le titre de Récits 1 (1980-1993).

Cela fait aussi très longtemps que j’ai découvert que le langage de l’art, en particulier celui de la peinture et de la musique, était l’un des derniers langages, peut-être le dernier langage avec celui de la poésie, où nos contemporains, dans un monde marqué par ce que Nietzsche appelait « la mort de Dieu », pouvaient encore ressentir une forme d’émotion devant le sacré, le mystère, éprouver, à travers la beauté, cette part d’essentiel oublié dans l’agitation quotidienne.

Refrain poursuit cette aventure d’écrire en regardant l’œuvre des peintres, en écoutant l’ouvre des musiciens, et en s’attachant à conjuguer lisibilité et sens du secret. Parmi les sources inspiratrices, où se conjuguent profane et sacré, sont privilégiés les créateurs de sons et de couleurs qui ont témoigné d’un sens de la vérité humaine et de l’insaisissable. Refrain : des mots, des sons, des couleurs aussi, reviendraient sans fin comme pour habiter notre mémoire, notre existence, dans l’hospitalité de la lumière.

Extraits

Rouault

Crépuscule automnal,

Artisans et laboureurs,

Une parole brûle.

Exode d’étoiles,

La mort et la vie,

Un horizon murmure.

Lac du matin,

Bleu, rouge, vert,

Îles silencieuses,

Barque et silhouettes,

Le vent de sérénité

Berce les feuillages.


 

H.Dutilleux

Fleuve de mystère,

Un homme regarde,

Un homme écoute,

Au-dessus des ardoises

Bleuit le ciel.

Arbre d’espérance,

Des signes peuplent

Le temps de nos vies,

Ombre et silence.

Nuit des lointains,

Le musicien dessine

L’œuvre ultime,

Une voix de cristal

Remonte le fleuve.

Refrain : 4ème de couverture

Jacques André éditeur, Lyon, coll. Poésie XXI, 2017.