Hommage à Jacques Mulliez

Adieu Jacques.

Notre ami Jacques Mulliez est décédé le 6 avril dernier.

 

Le vide est immense
Aussi grand que sa foi
Aussi grand que sa joie.

Il nous reste sa joie. Contagieuse. Lumineuse.
Car il avait embrassé dans ses dernières années cette vocation rare, inestimable, celle du « passeur de joie » :

« Pourquoi cette joie m’habite-t-elle chaque jour un peu plus au crépuscule de mon existence, attendant dans la paix intérieure, d’accueillir l’aube de ma nouvelle naissance ?
Je devrais être mélancolique puisque je vieillis seul depuis que j’ai trouvé avec effroi dans notre cuisine, un matin d’octobre 2012, mon épouse Céliane décédée brusquement. D’autres êtres qui me sont très chers sont morts. J’ai vécu des épreuves lourdes, physiquement, psychologiquement et affectivement.
Et pourtant, je me sens de plus en plus porteur-passeur-semeur de joie dans une société blasée, sceptique, égoïste, avide de richesses matérielles. (…) Je n’avais pas le droit de garder ce don que Dieu a mis en moi : aimer donner la joie de la Vie ! »

Ces mots sont ceux de Jacques pour présenter son livre Passeur de Joie, (2016) qui a reçu le Grand Prix Témoignage de RCF.

Pour nous , membres d’Écritures&spiritualités,
il était un compagnon de route généreux, convaincu de la force de notre communauté d’écriture, toujours présent à chacun.
Il avait choisi de se mettre au service de l’association avec humilité en se chargeant des relances et des adhésions. Il le faisait avec conviction, humour, gentillesse, drôlerie.
Merci Jacques,
Toto corde !

Les obsèques auront lieu mercredi 11 avril, à 14h30, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Peronne (80).

Jacques Mulliez, Passeur de joie

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Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Et pourquoi ce titre : Passeur de joie ? Pourquoi cette joie m’habite-t-elle chaque jour un peu plus au crépuscule de mon existence, attendant dans la paix intérieure, d’accueillir l’aube de ma nouvelle naissance

Je devrais être mélancolique puisque je vieillis seul depuis que j’ai trouvé avec effroi dans notre cuisine, un matin d’octobre 2012, mon épouse Céliane décédée brusquement.

D’autres êtres qui me sont très chers sont morts. J’ai vécu des épreuves lourdes, physiquement, psychologiquement et affectivement.

Et pourtant, je me sens de plus en plus porteur-passeur-semeur de joie dans une société blasée, sceptique, égoïste, avide de richesses matérielles. Pourquoi ai-je fini par accepter, après m’être  débattu plusieurs mois, la demande de mon éditeur : parler des questions qui me tiennent le plus à cœur ?

En définitive ce sont les paroles de deux personnes qui m’ont dit avec force que j’aimais donner le goût de la vie qui ont fait émerger en moi le sentiment que je n’avais pas le droit de garder ce don que Dieu a mis en moi, aimer donner la joie de la Vie. Et le titre du livre devient évident.

Extrait 

La confiance est dynamisme de vie pour les personnes, les groupes, les entreprises, la société tout entière. Elle ouvre le champ des possibles. Mais c’est aussi ne pas craindre la réalité, dire la vérité quand elle est un peu rude, autoriser la critique, l’encourager.

C’est accepter de lâcher prise, réduire les sécurités, faire un pas dans le vide, prendre des risques.

Les hommes poussent comme les roses. Pour devenir ce qu’ils sont, donner le meilleur parfum de ce qu’ils portent en eux, ils ont besoin de beaucoup d’attention et de soins.

Je crois, pour l’avoir expérimenté, que dire et redire avec amour à ceux que l’on aime :

« J’ai confiance en toi » est source de vie. Cette confiance exprimée est vitale pour construire et faire croître une amitié et a fortiori un amour, comme l’exige le soin quotidien de la rose pour exhaler son parfum.

Chacun doit se sentir accueilli, appelé, aimé, reconnu dans ce qu’il est, et pas seulement dans ce qu’il sait faire. Chacun doit sentir sur lui un regard de confiance, d’attente, d’encouragement.

La rose ne sera jamais que rose. L’homme peut devenir bien plus que lui-même. Il porte en lui une forte puissance qui le pousse toujours plus loin, plus haut, qui le pousse à se dépasser, à transcender ses limites.

Or, c’est toujours l’autre qui me rend la possibilité de revivre. Je suis toujours dépendant d’un jardinier qui me regarde et croit en moi. Et nous sommes tous jardiniers de l’autre. C’est pourquoi l’homme est premier, seule finalité qui ait un sens, car elle s’inscrit dans l’infini du temps, dans l’éternité.

La confiance en l’autre, elle est aussi celle que l’on fait à la vie.

Éditions Nouvelle cité, 6 Avril 2017

Auteur :  Prier 15 jours avec Thomas More et de Thomas More, au risque de la conscience. Commentateur de La Tristesse du Christ de Thomas More

Jacques Mulliez. Traité de la Sainte communion de Thomas More

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Lorsque j’ai découvert ce texte voici une vingtaine d’années, il a complétement modifié mon rapport avec l’Eucharistie. Je rêvais de le faire publier; c’est chose faite. De très nombreux encouragements ont salué sa sortie, tant de la part de clercs que de laïcs.

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En résumé 

Après une introduction où j’explique quand et pourquoi Thomas More a écrit ce texte, je présente le texte de T.More accompagné de quelques commentaires. On y rencontre la foi d’un croyant qui s’émerveille de l’amour fou d’un Dieu qui s’est fait homme par amour pour chaque être humain.Une dernière partie est un condensé de l’enseignement de l’Eglise catholique depuis le catéchisme de Jérusalem jusqu’au pape François sur la Présence réelle de Dieu dans l’Eucharistie.

Un court extrait 

« Ayant reçu Notre Seigneur, l’ayant présent dans notre corps, n’allons pas le laisser tout seul pour nous occuper d’autre chose sans plus faire aucun cas de lui : seul un malappris traiterait de la sorte le dernier des invités. Qu’il soit notre unique occu­pation. C’est le moment de nous adresser à lui par une fervente prière, de nous entretenir avec lui par de ferventes méditations. Disons avec le psalmiste : J’écouterai les paroles que le Seigneur me dira au creux du coeur (Ps 84,9). Car si nous nous arrachons à toute autre besogne pour lui réserver toute notre attention, il ne manquera pas de prononcer au-dedans de nous, sous forme d’inspirations, telle ou telle parole destinée à nous apporter un grand réconfort spirituel, et à être profitable pour notre âme. »

Jacques Mulliez. Traité de la Sainte communion de Thomas More. Ed. Nouvelle Cité 

Salon des Ecrivains : six heures de lecture

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Lors de la Journée des Écrivains croyants qui se déroulera samedi 27 avril dans les salons de la mairie du 6e arrondissement à Paris, dix-huit auteurs se succéderont pour un relais-lecture de leurs oeuvres dont voici le programme.

 

 

 

Christiane RANCÉ : 14h15-14h25

Prenez-moi tout mais laissez-moi l’extase. Méditation sur la prière, Seuil, 2012. Prix 2013 des Ecrivains croyants, catégorie essai.

Évelyne FRANK : 14h30-14h40

Les roses s’adossent au mur – Sagesse pour quand c’est dur, novembre 2012, L’Harmattan.

Paule AMBLARD : 14h45-14h55

Pèlerinage intérieur, Albin Michel, 2009

Karima BERGER : 15h00-15h10

Toi, ma soeur étrangère, éditions du Rocher, 2012.

Marie-Christine BERNARD : 15h15-15h25

La liberté en actes, ou comment éclairer sa conscience, DDB, 2012.

Jean-Pierre BOULIC : 15h30-15h40

Je vous écris de mes lointains, La Part commune et La Fresque Ed. Minihi Levenez.

Chrystelle CLAUDE : 15h45-15h55

Almanach pour une jeune fille triste, de Marie Noël, DDB, 2011.

Cécilia DUTTER : 16h00-16h10

Savannah dream, Albin Michel, 2013

Bernard GRASSET : 16h15-16h25

Bible, sagesse et philosophie, éditions Ovadia, collection Chemins de pensée ; Feuillages, éditions Jacques André ; Chemin de feu -Poésie et peinture, éditions Le lavoir Saint Martin.

Xavier GRENET : 16h30-16h40

Cahiers-Joies et tourments d’un DRH, Le Cerf ; Dans le silence de Dieu, des mots pour l’espérance, Le Cerf, 2012

Monique HEBRARD : 16h45-16h55

Jésus ou le désir amoureux, DDB, 2013.

Jean LAVOUE : 17h00-17h10

La voie libre de l’intériorité, Salvator, 2012.

Jacques MULLIEZ : 17h15-17h25

Thomas More. Au risque de la conscience, Nouvelle Cité, janvier 2013

Colette NYS-MAZURE : 17h30-17h40

Feux dans la nuit, poésie, « Espace Nord » ; Tu n’es pas seul, Albin Michel ; Les questions de Lucas, Mijade.

Claude-Henri ROCQUET par Annick ROCQUET : 17h45-17h55

Les racines de l’espérance, éditions de L’Œuvre , janvier 2013

Stan ROUGIER : 18h00-18h10

Pour vous, qui suis-je ?, éditions Mame, février 2013.

Etienne SEGUIER : 18h15-18h25

Traverser les épreuves, méditation du chemin de croix, éditions Empreinte temps présent, 2012.

Anne DODEMANT : 18h30-18h40

Même la nuit quand je dors, Albin Michel, 2013