Jacques Mulliez, Passeur de joie

passeur_de_joie_couv

Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Et pourquoi ce titre : Passeur de joie ? Pourquoi cette joie m’habite-t-elle chaque jour un peu plus au crépuscule de mon existence, attendant dans la paix intérieure, d’accueillir l’aube de ma nouvelle naissance

Je devrais être mélancolique puisque je vieillis seul depuis que j’ai trouvé avec effroi dans notre cuisine, un matin d’octobre 2012, mon épouse Céliane décédée brusquement.

D’autres êtres qui me sont très chers sont morts. J’ai vécu des épreuves lourdes, physiquement, psychologiquement et affectivement.

Et pourtant, je me sens de plus en plus porteur-passeur-semeur de joie dans une société blasée, sceptique, égoïste, avide de richesses matérielles. Pourquoi ai-je fini par accepter, après m’être  débattu plusieurs mois, la demande de mon éditeur : parler des questions qui me tiennent le plus à cœur ?

En définitive ce sont les paroles de deux personnes qui m’ont dit avec force que j’aimais donner le goût de la vie qui ont fait émerger en moi le sentiment que je n’avais pas le droit de garder ce don que Dieu a mis en moi, aimer donner la joie de la Vie. Et le titre du livre devient évident.

Extrait 

La confiance est dynamisme de vie pour les personnes, les groupes, les entreprises, la société tout entière. Elle ouvre le champ des possibles. Mais c’est aussi ne pas craindre la réalité, dire la vérité quand elle est un peu rude, autoriser la critique, l’encourager.

C’est accepter de lâcher prise, réduire les sécurités, faire un pas dans le vide, prendre des risques.

Les hommes poussent comme les roses. Pour devenir ce qu’ils sont, donner le meilleur parfum de ce qu’ils portent en eux, ils ont besoin de beaucoup d’attention et de soins.

Je crois, pour l’avoir expérimenté, que dire et redire avec amour à ceux que l’on aime :

« J’ai confiance en toi » est source de vie. Cette confiance exprimée est vitale pour construire et faire croître une amitié et a fortiori un amour, comme l’exige le soin quotidien de la rose pour exhaler son parfum.

Chacun doit se sentir accueilli, appelé, aimé, reconnu dans ce qu’il est, et pas seulement dans ce qu’il sait faire. Chacun doit sentir sur lui un regard de confiance, d’attente, d’encouragement.

La rose ne sera jamais que rose. L’homme peut devenir bien plus que lui-même. Il porte en lui une forte puissance qui le pousse toujours plus loin, plus haut, qui le pousse à se dépasser, à transcender ses limites.

Or, c’est toujours l’autre qui me rend la possibilité de revivre. Je suis toujours dépendant d’un jardinier qui me regarde et croit en moi. Et nous sommes tous jardiniers de l’autre. C’est pourquoi l’homme est premier, seule finalité qui ait un sens, car elle s’inscrit dans l’infini du temps, dans l’éternité.

La confiance en l’autre, elle est aussi celle que l’on fait à la vie.

Éditions Nouvelle cité, 6 Avril 2017

Auteur :  Prier 15 jours avec Thomas More et de Thomas More, au risque de la conscience. Commentateur de La Tristesse du Christ de Thomas More

Jacques Mulliez. Traité de la Sainte communion de Thomas More

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Lorsque j’ai découvert ce texte voici une vingtaine d’années, il a complétement modifié mon rapport avec l’Eucharistie. Je rêvais de le faire publier; c’est chose faite. De très nombreux encouragements ont salué sa sortie, tant de la part de clercs que de laïcs.

Couverture more 2

En résumé 

Après une introduction où j’explique quand et pourquoi Thomas More a écrit ce texte, je présente le texte de T.More accompagné de quelques commentaires. On y rencontre la foi d’un croyant qui s’émerveille de l’amour fou d’un Dieu qui s’est fait homme par amour pour chaque être humain.Une dernière partie est un condensé de l’enseignement de l’Eglise catholique depuis le catéchisme de Jérusalem jusqu’au pape François sur la Présence réelle de Dieu dans l’Eucharistie.

Un court extrait 

« Ayant reçu Notre Seigneur, l’ayant présent dans notre corps, n’allons pas le laisser tout seul pour nous occuper d’autre chose sans plus faire aucun cas de lui : seul un malappris traiterait de la sorte le dernier des invités. Qu’il soit notre unique occu­pation. C’est le moment de nous adresser à lui par une fervente prière, de nous entretenir avec lui par de ferventes méditations. Disons avec le psalmiste : J’écouterai les paroles que le Seigneur me dira au creux du coeur (Ps 84,9). Car si nous nous arrachons à toute autre besogne pour lui réserver toute notre attention, il ne manquera pas de prononcer au-dedans de nous, sous forme d’inspirations, telle ou telle parole destinée à nous apporter un grand réconfort spirituel, et à être profitable pour notre âme. »

Jacques Mulliez. Traité de la Sainte communion de Thomas More. Ed. Nouvelle Cité 

Salon des Ecrivains : six heures de lecture

Image 3
.
Lors de la Journée des Écrivains croyants qui se déroulera samedi 27 avril dans les salons de la mairie du 6e arrondissement à Paris, dix-huit auteurs se succéderont pour un relais-lecture de leurs oeuvres dont voici le programme.

 

 

 

Christiane RANCÉ : 14h15-14h25

Prenez-moi tout mais laissez-moi l’extase. Méditation sur la prière, Seuil, 2012. Prix 2013 des Ecrivains croyants, catégorie essai.

Évelyne FRANK : 14h30-14h40

Les roses s’adossent au mur – Sagesse pour quand c’est dur, novembre 2012, L’Harmattan.

Paule AMBLARD : 14h45-14h55

Pèlerinage intérieur, Albin Michel, 2009

Karima BERGER : 15h00-15h10

Toi, ma soeur étrangère, éditions du Rocher, 2012.

Marie-Christine BERNARD : 15h15-15h25

La liberté en actes, ou comment éclairer sa conscience, DDB, 2012.

Jean-Pierre BOULIC : 15h30-15h40

Je vous écris de mes lointains, La Part commune et La Fresque Ed. Minihi Levenez.

Chrystelle CLAUDE : 15h45-15h55

Almanach pour une jeune fille triste, de Marie Noël, DDB, 2011.

Cécilia DUTTER : 16h00-16h10

Savannah dream, Albin Michel, 2013

Bernard GRASSET : 16h15-16h25

Bible, sagesse et philosophie, éditions Ovadia, collection Chemins de pensée ; Feuillages, éditions Jacques André ; Chemin de feu -Poésie et peinture, éditions Le lavoir Saint Martin.

Xavier GRENET : 16h30-16h40

Cahiers-Joies et tourments d’un DRH, Le Cerf ; Dans le silence de Dieu, des mots pour l’espérance, Le Cerf, 2012

Monique HEBRARD : 16h45-16h55

Jésus ou le désir amoureux, DDB, 2013.

Jean LAVOUE : 17h00-17h10

La voie libre de l’intériorité, Salvator, 2012.

Jacques MULLIEZ : 17h15-17h25

Thomas More. Au risque de la conscience, Nouvelle Cité, janvier 2013

Colette NYS-MAZURE : 17h30-17h40

Feux dans la nuit, poésie, « Espace Nord » ; Tu n’es pas seul, Albin Michel ; Les questions de Lucas, Mijade.

Claude-Henri ROCQUET par Annick ROCQUET : 17h45-17h55

Les racines de l’espérance, éditions de L’Œuvre , janvier 2013

Stan ROUGIER : 18h00-18h10

Pour vous, qui suis-je ?, éditions Mame, février 2013.

Etienne SEGUIER : 18h15-18h25

Traverser les épreuves, méditation du chemin de croix, éditions Empreinte temps présent, 2012.

Anne DODEMANT : 18h30-18h40

Même la nuit quand je dors, Albin Michel, 2013

Jacques Mulliez : Thomas More, au risque de la conscience

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Si je réponds que c’est mon éditeur qui m’a demandé d’écrire cette biographie, la réponse est sans doute insuffisante. En réalité, trois autres motifs expliquent ce pourquoi. Tout d’abord, j’avais envie qu’une biographie non partisane de Thomas More voit le jour. En effet, entre ses détracteurs et ses hagiographes, subsiste un espace plus nuancé et plus exact. Ensuite, après les 50 conférences que j’ai eu la chance de faire dans toute la France, voire à l’étranger, depuis la parution en janvier 2010 de Prier 15 jours avec Thomas More, j’ai été stupéfait de l’actualité et de la pertinence de la pensée, des écrits et de l’exemple de vie de cet homme pour notre époque. Enfin, mettre en valeur l’importance de l’humour et de la prière chez un homme mort martyr de sa foi apprivoise l’idée de la sainteté pour chacun de nous.

En résumé

« Je meurs, bon serviteur du roi, et de Dieu premièrement. » Pourquoi ces quelques mots prononcés par Thomas More, devant le peuple de Londres qui assistait à sa décapitation le 6 juillet 1535, résonnent-ils toujours cinq cents ans plus tard ? Cette biographie qui explore toutes les étapes de sa vie et toutes ses facettes montre que cet homme, avec ses parts d’ombre et de lumière, dans une époque aux bouleversements considérables pleine de similitudes avec la nôtre, en fait un témoin pour notre temps. Chancelier de Henry VIII, Thomas More refusa, au nom de sa conscience, d’approuver les choix totalitaires de ce dernier. C’est pourquoi la vie de cet ami intime d’Erasme et des humanistes de la Renaissance interpelle vigoureusement ceux qui s’interrogent sur des sujets aussi essentiels que le travail, l’amour, l’éducation, la justice, le bien et le mal, la conscience, Dieu…mulliez

Par sa vie achevée par le martyre, et sa pensée connue par ses écrits dont la célèbre Utopie, Thomas More, père de famille, avocat, juge, écrivain, diplomate, homme d’état, peut aider, avec son humour inaltérable, l’homme du XXIe siècle à se remettre en question et à se construire.

Extrait

« Che Uomo Completo (Pie XI). Qui est réellement Thomas More ? La formule lapidaire utilisée par le pape Pie XI, lors de la canonisation de saint Thomas More est-elle la juste réponse ? Est-il possible en trois mots de résumer les différents visages d’un homme si complexe ? Peut-être suffit-il, pour cela, d’ajouter un seul mot, la conjonction « ET » qui imprègne toutes les facettes de More. « Et » : un mot bref qui sert à relier deux termes, deux mots, deux propositions, à la différence de « ou » qui, si souvent, oppose.

La difficulté, voire l’étonnement rencontrés dans sa biographie résident, en effet, dans les traits de caractère paradoxaux de l’auteur de L’Utopie : homme de relation et homme de méditation, humoriste et grave, ami indéfectible et polémiste féroce, avocat et juge, ambitieux et désintéressé, tolérant et inflexible, sensuel et ascétique, charmeur et directif, diplomate et intransigeant, réaliste et utopiste, père aimant et exigeant, affectueux et taquin, défenseur et critique de l’Eglise, écrivain fécond et lecteur insatiable de la Bible, fidèle serviteur du roi et de Dieu premièrement, comme il l’a affirmé dans ses dernières paroles, et fidèle à sa conscience en toutes circonstances. »

Thomas More, Au risque de la conscience, Jacques Mulliez, Nouvelle Cité, Janvier 2013, 384 p., 23 €

Marie Vidal : Balaam & la Bénédiction

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Parce que j’aime les lettres des alphabets. Enfant, j’ai appris à lire en visualisant les lettres quand je parlais et quand j’écoutais parler ; au cours des années, mes yeux ont persévéré à voir les lettres s’écrire devant eux. Avant Balaam & la Bénédiction, j’avais écrit un livre sur un long Psaume alphabétique ainsi qu’un livre sur la musique de la première lettre, le Aleph hébreu.

Parce que j’aime les lettres à écrire et à poster, j’aime recevoir des lettres et les lire. Mon facteur de grand-père distribuait les nouvelles été comme hiver. M’a-t-il donné cette proximité aux lettres ? Car je le sais, ceux et celles qui font du courrier ne se trouvent pas tout près de leurs destinataires. L’écrivain pris par son besoin d’écrire investit et colore des mots renouvelés ; là, naissent des conversations.

Même si le service postal diminue aujourd’hui en France, je continue à écrire des lettres et à apprécier les lettrines. En ces temps-ci, j’ai choisi les B, C, D, suivies des P, Q, R, afin de Réfléchir sur l’attitude de Balaam face à Israël, il était prophète des nations. Par quels Portails – comme dans l’informatique et Internet – évaluer les Dommages consécutifs à ce que l’historien Jules Isaac appelait dans les années 1960 « L’enseignement du mépris » ? Et face à la Quiétude de certains, pourquoi des inquiets se donnent-ils la responsabilité de montrer la Conscience et d’appeler à la Communication ?

Résumé

Deux formes poétiques alternées. Des mouvements mélodiques sur les Chapitres des Pères, prémices de la Torah Orale et habituellement désignés en hébreu par Pirqei Avot (P.A.). Des interrogations au sujet de liturgies ou de pensers théologiques que vit l’Église à la face du monde et, en particulier, devant les Juifs. Autant de soucis ressentis en urgences ou orientés vers des nouvelles attitudes et un nouveau langage pour les contemporains.

Extraitbalaam vidal

Dans le chapitre « Brusquement » (page 21)

Tel est l’humain

au point précis de son siècle particulier

en accueil à ses « Brusquement » s.

[…]

Comment n’avais-je pas entendu auparavant ?

Pourquoi n’avais-je pas fait attention ?

Quand un sursaut soudain montre la Lumière

l’éclair traverse les profondeurs de la conscience

l’humain accueille avec vivacité la saveur de cette Lumière

il ne pourra l’oublier pour se construire en honnêteté.

Il devient Un.

Balaam & la Bénédiction,  Marie Vidal, Éditions du Cosmogone, décembre 2010

Jacques Mulliez : Prier 15 Jours avec Thomas More

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Je chemine avec lui, Thomas More, jour après jour, depuis près de vingt-cinq ans. Comme avec un ami, en confiance,. Dans certaines de mes tribulations professionnelles, il fut  mon réconfort et ma source d’énergie pour dire NON, c’est-à-dire, à son exemple, arriver à repousser les pressions et refuser les tentations qui allaient contre ma conscience.

Epoux, père de famille, ancien dirigeant d’entreprise, j’ai une profonde gratitude envers saint Thomas More qui m’aide à construire ma vie d’homme et de chrétien, non seulement en paroles mais aussi en actes.

Jacques Mulliez

Résuméthomas more

Pourquoi, au XXIe siècle, s’intéresser et écrire sur un humaniste, érudit, écrivain, auteur de l’Utopie et pédagogue, diplomate et homme politique du XVIe siècle, décapité sur ordre de son roi ? Parce que  sa vie, ses écrits, sa mort interpellent notre temps. Le lecteur est convié à vivre pendant 15 jours sa vie d’époux, de père de famille, d’homme engagé dans la vie, plein d’humour, dont toutes les décisions, y compris l’acceptation de sa mort, martyr de sa foi et de la primauté de sa conscience, ont été éclairées par sa connaissance intime de l’Ecriture, sa vie de prière et son intimité avec le Christ.

Thomas More ayant été proclamé en octobre 2000 par Jean-Paul II, « patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques », ce livre souhaite montrer l’actualité et la pertinence de son enseignement, dont plus de 300 églises, collèges, universités, sociétés d’avocats portent son nom dans le monde.

Extrait

Portrait d’un avare selon Thomas More : « Regarde si tu ne vois quelque misérable qui peut à peine marcher tant il est vieux, la tête pendant sur sa poitrine, le corps tordu, avançant petit-peton sur une paire de pantoufles, le bâton dans une main, le chapelet dans l’autre, un pied pratiquement dans la tombe et cependant nullement pressé de se séparer de rien, ni de restituer ce qu’il a mal acquis, mais tout aussi avide de soutirer vingt sous à son voisin que s’il était assuré de vivre jusqu’à sept fois vingt ans. »

Prier 15 Jours avec Thomas More, par Jacques Mulliez. Nouvelle Cité, janvier 2010, 128 p., 12,50 €.