Dieu, les paroles et la musique

Frédéric Brun, prix des Ecrivains croyants 2010 avec Une prière pour Nacha (Stock) et fils du parolier Jean Dréjac, a répondu aux questions de Robert Migliorini pour le blog Au cabaret du bon Dieu. Extraits de l’article « Sous le ciel de Paris, les oiseaux du Bon Dieu ».

Selon vous, Dieu aime-t-il les chansons ?

Selon moi, la chanson populaire au sens noble du terme permet de réunir les gens, de les relier chaleureusement et même parfois de les élever lorsque les mots sont beaux, poétiques et touchants. Pour toutes ces raisons, Dieu doit donc aimer la chanson, mais apprécie-t-il toutes les chansons ? C’est une question que nous pourrions nous poser…

Si Dieu était une chanson, laquelle serait-ce ?

J’ai du mal à concevoir que Dieu puisse être une chanson. Pour ma conception de Dieu, Spinoza à un certain stade de mon questionnement a été très important et m’a apporté des réponses essentielles. Il existe selon lui une force divine au-delà des rites et des traditions. Dieu est infini, il est partout. Pour accéder au divin, il faut selon ses écrits, vivre avec une certaine forme de béatitude. L’accès au divin peut se faire de différentes manières, avec la peinture, la musique et la poésie. Il y a tant de grâce dans les tableaux de Caspar David Friedrich ou de Chagall. J’en ai d’ailleurs choisi quelques-uns pour illustrer mes romans. Je suis en train de lire La vie de Liszt est un roman. Nous pourrions terminer ce questionnaire avec une phrase de cet écrit : « Le beau est ce qui exprime le mieux la relation divine existant entre les aspects du monde. En d’autres termes plus une œuvre d’art présente l’infinité du monde de Dieu, plus elle est belle ». Une œuvre d’art ne peut représenter que des détails de cette infinité.

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