Martine Digard. Lettre à Tous ceux qui cherchent Dieu

Pourquoi ce livre ?

J’ai longtemps enseigné dans des lycées publics où j’ai rencontré beaucoup d’amis  agnostiques. C’est en pensant à eux, mais aussi à ceux qui ont tout oublié et qui reviennent à Dieu, ou à des catéchumènes  que j’accompagne et même à des amis croyants, que j’ai senti le besoin d’écrire, de transmettre ou de dire simplement ma foi, en un petit ouvrage assez facile à lire mais bien renseigné.

couverture  digard

 

Résumé

Le livre se décline en chapitres courts guidés par le fil conducteur invisible de l’intuition. En reprenant les questions fondamentales de la foi chrétienne (pourquoi la vie ? la mort ? le mal ? va-t-on en enfer ? qu’est-ce que le corps du Ressuscité ? le souffle de l’Esprit Saint ? Où est la joie ? etc…), j’ai essayé de montrer qu’il s’agit d’une histoire entre Dieu et l’homme, une histoire chaotique, pleine d’échecs et de recommencements. J’ai voulu témoigner de ce que Dieu n’est pas seulement l’objet de spéculations intellectuelles, mais le sujet d’une rencontre intérieure, que nourrit une parole jamais stérile, jamais muette, toujours féconde : la parole biblique.

 

Extrait

Le Seigneur m’enseigne que l’étranger est mon frère. Il m’enseigne que tout autre est mon frère. Le rabbin Philippe Haddad dit que  autre –  a’her en hébreu – se construit à partir de a’h : frère. Car, dit-il, dans l’esprit biblique tout autre est mon frère, puisque nous descendons d’Adam et Eve, créés par le Dieu unique. Pour le chrétien, un frère de sang est proche parce qu’il est de même chair mais l’étranger, comme le frère, est proche parce qu’il est du même Corps. Si Jésus est le Fils de Dieu, nous sommes appelés à être Fils adoptifs : Vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. C’est ainsi que Jésus est le premier-né d’une multitude de frères (Rm 8,15 ; 29). Nous sommes frères en Jésus-Christ. L’autre est alors davantage que le destinataire d’une loi charitable. Il est, en Jésus-Christ, mon Corps. Même différent, ou parce que différent, l’autre, dans son union au Corps du Christ m’enrichit de sa différence. Si d’emblée, il est détestable, je peux le présenter à Dieu dans ma prière. Il devient alors un frère.

 

Lettre à Tous ceux qui cherchent Dieu, Ed. L’Harmattan. Novembre 2014.