Barbara Lecompte, L’Encrier de Madame de Sévigné

L'Encrier de Madame de Sévigné (1)

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Le mystérieux bureau chinois de la marquise de Sévigné est conservé au Musée Carnavalet à Paris. En Bretagne, dans l’ancienne résidence de l’épistolière, au château des Rochers, une vitrine abrite un petit encrier à décor oriental. À partir des objets d’écriture de la marquise, le fil de son histoire se déroule ; ses voyages, sa correspondance, ses amis et sa chère fille ! Aussi friande de lectures au coin du feu que d’invitations royales, elle se révèle entre les pleins et les déliés de ses lettres autographes.

Extrait

 » Nous faisons des lectures toutes divines, mais j’avoue qu’encore que mon esprit soit parfaitement convaincu de toutes les grandes vérités, mon cœur n’est pas touché comme je le voudrais  » écrit-elle. Foi de charbonnier n’est point celle de marquise… Ni pèlerine, ni béguine, l’épistolière à la dévotion un peu feinte, à la piété relative, ne rêve point de stigmates ni d’extase, mais se reconnaît frustrée de quelque chose qui lui échappe, une chaleur dont il pourrait être doux de s’envelopper.

Éditions Arléa, Janvier2017

Auteur : L’Encrier de madame de Sévigné est son quatrième roman.

Barbara Lecompte, Marquise au portrait

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Lorsque je viens au Louvre, je vais le plus souvent dans les salles de penture française du XVIII eme siècle ; et je ne manque pas d’aller saluer le portrait de madame de Pompadour, ce pastel époustouflant de Maurice Quentin de La Tour. Un artiste atypique qui avait déjà éveillé mon intérêt lors de la belle exposition consacrée à ses œuvres au château de Versailles. La Tour et la Pompadour, passionnants personnages de roman pour caracoler au siècle de Louis XV !

barbara

Extrait

Rassurez-vous, Dieu ne m’oublie pas et sait comment refréner mon orgueil. Ainsi a t Il missionné un de ses anges pour se placer sur mon chemin et me faire un croche-pied. L’ange, des plus charmants, est madame de Pompadour. Et le croche-pied ? Ce portrait d’elle que j’ai accepté d’exécuter pour mon malheur. Les proportions en sont enivrantes, la difficulté déconcertante. J’ai passé le stade du chatouillement de satisfaction que procure une grande commande, je me dérobe. Vous voici dans la confidence, Maurice Quentin Delatour est devenu plus humble qu’un pénitent, craintif et désespéré devant l’épreuve à venir. La marquise s’impatiente, me harcèle de billets. Peut-on refuser quoi que ce soit à l’ensorcelante et puissante favorite ?

Éléments biographiques


Barbara Lecompte vit dans le sud.
Marquise au portrait est son troisième roman.
Publication à venir : L’encrier de Madame se Sévigné, Editions Arlea, le 5 janvier 2017.

 

Barbara LecompteMarquise au portrait, Editions Arlea, 2014.

Barbara Lecompte : Thermidor

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Après Tableaux d’Empire, j’ai voulu remonter le temps et m’attarder sur cette génération d’artistes plongés au cœur de la tourmente révolutionnaire dont les commandes et les œuvres entrent de plain-pied dans l’Histoire.

Barbara Lecompte


 En résumé

10 Thermidor (18 juillet 1794). Dans la prison de Saint-Lazare, le peintre Hubert Robert attend que l’on décide de son sort, sans savoir que Robespierre vient d’être arrêté et sera exécuté le jour même au milieu de la liesse populaire. De son côté, encore libre, David, compromis par son amitié affichée envers l’Incorruptible, tremble qu’on affûte bientôt la guillotine pour son propre cou.

 Extrait

Laisser sa femme masser le ventre noué, desserrer les poings et lui promettre de vivre, pour que les enfants survivent, de jouer encore à l’imbécile heureux devant les décors en carton, de prier, pour de faux, l’Être suprême, en pensant au chapelet de buis caché sous les lames du plancher.

Thermidor, Barbara Lecompte, Éditions de l’Amateur, avril 2013, 140 p., 20 €.

Barbara Lecompte : Tableaux d’Empire

Pourquoi j’ai écrit ce livreempire

En tirant sur le fil de l’an 1808, j’ai cherché à entrer dans l’intimité des artistes, mécènes, hommes et femmes, leurs manies, craintes, orgueil, déceptions et rivalités, espoirs et rage ravalée à ce moment de l’Histoire où le régime napoléonien fait apparaître ses premières fissures.

Barbara Lecompte


 En résumé

1808 : Vivant Denon fait du Louvre le plus beau des musées du monde. David présente avec fierté son tableau du Sacre à l’Empereur ; la baigneuse d’Ingres naît à Rome dans le secret de son atelier ; Goya pleure sur la destinée maudite de l’Espagne et le sang versé dans les rues de Madrid…

 Extrait

J’ai suivi les regards éperdus vers le ciel mais Dieu n’était pas là. Il n’était pas du côté des Espagnols ce jour-là. Ou alors finalement Dieu est sourd, comme moi. Je n’ai rien entendu mais j’ai senti l’odeur de la poudre, celle de la sueur des hommes, des chevaux et du sang.

Tableaux d’Empire, Barbara Lecompte, Éditions de l’Amateur, mars 2012, 149 p., 21 €.