Michel Barlow : Quand l’Evangile est un enfant

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Quand on se promène chaque jour au doux pays de l’Évangile, on devient un familier de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants aussi, qui croisent la route de Jésus, et l’on ne peut s’empêcher parfois de se prendre d’affection pour telle ou tel d’entre eux ! C’est ainsi qu’un jour, je me suis demandé ce qu’avait bien pu devenir ce fils de centurion romain, que Jésus guérit en s’émerveillant de la foi de son père. Ce n’était pas possible : ce petit bonhomme n’avait pu continuer à vivre sa vie d’enfant « comme si de rien n’était », seulement soucieux de gagner ses parties de billes ou d’osselets ! Et je me suis mis à rêver : et si ce jeune garçon s’était mis à suivre le rabbi de Nazareth sur les routes de Palestine ? Quels visages du Christ et de son enseignement aurait-il découverts, avec son intelligence et sa sensibilité d’enfant romain un peu « décalé » par rapport à la culture juive ambiante ? Dans ce roman, tout est imaginaire et tout est authentiquement biblique !

Michel Barlow

barlowEn résumé

Le familier de la Bible reconnaîtra sans peine certains épisodes de 1’Évangile, le nom de certains personnages ; par ailleurs, les apports de l’exégèse biblique, voire de l’archéologie, sont mis à contribution pour tracer de façon réaliste le cadre du récit. Le héros du roman est le fils du centurion guéri par Jésus. L’aventure du rabbi de Nazareth est revue à travers les yeux de cet enfant, joueur, sensible, affectueux comme on peut l’être à son âge.

Extrait

« Le petit Rufus qui, comme à l’accoutumée, marchait tout contre Jésus, la tête passée sous son bras, sortit un instant de sa tendre cachette pour déclarer à son ami Iéchoua : «Sur la montagne, rabbouni, je t’ai vu avec mes yeux, tel que mon cœur te voit chaque jour dans la plaine ! Tu es vraiment le Fils de Dieu ! »

– L’enfant a raison, déclara Jésus au petit groupe de disciples : c’est parce que vous étiez en prière, parce que rendiez grâce au Père de tout votre cœur, qu’un instant – un instant seulement ! – vous avez été clairvoyants. C’est la prière qui nous fait voir toutes choses avec le regard du Père, comme un reflet de sa Gloire…

– Oh, léchoua ! reprit Rufus en se cachant tout à fait dans les bras de Jésus, j’ai vraiment compris cette fois, non… J’ai vécu ce que je te disais il y a peu de temps : tu es le miroir qui nous renvoie le soleil de Dieu ! Mais, parce que tu nous aimes, nous ne sommes pas éblouis !» »

Quand l’Évangile est un enfant, Michel Barlow,  Éditions Golias, juillet 2011, 318 p., 16 €.

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