Paule Amblard, Le chemin de croix de Jésus

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Enfant, je regardais le chemin de Croix de l’église avec un mélange de mal-être et d’indifférence. Mes yeux s’échappaient de ces visions que je trouvais morbides. Ce sentiment ne me quitta pas jusqu’à ce jour où je pénétrais dans la chapelle de Maurice Denis, à Saint-Germain-en-Laye. Le chemin de Croix m’attendait, éclatant de couleurs vives. Il était à l’image des icônes d’Orient qui représentent un Christ paisible sur la croix, dans la lumière de la Résurrection, et non dans la torture de l’agonie. Grâce au peintre, je me suis faite pèlerine, partant à Jérusalem pour suivre, pas à pas, le Christ dans ses derniers moments. A l’exemple des voyages méditatifs du Moyen Age, grâce aux peintures inspirées de Maurice Denis, j’ai vu comment l’amour transforme la souffrance, la haine et la mort. « Traduire par l’art le sentiment religieux c’est travailler sur notre fonds le plus intime, dégager les mystères de la vie intérieure » dit Maurice Denis. Ainsi est l’art sacré qui transforme celui qui regarde. Le Christ sur le chemin de Croix enseigne une voie d’amour. Il nous porte à aller creuser au plus intime de nous-mêmes pour y trouver la Vie qui ne meurt pas, bien que de nuit. « La Croix est le grand livre de l’art d’aimer » (Pères de l’Eglise).

paule amblard

Extrait du livre :

Station 1 : Condamné à mort
« Ce n’est pas la lumière qui nous manque, ce sont nos yeux qui manquent à la lumière » (Gustave Thibon)

Il dit à ses frères : « Je suis ». Christ, Fils du Béni. « Je suis ». Il dit à Pilate, le gouverneur romain : « Je suis roi, venu pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Qui veut de ce miroir tendu devant nos âmes ? La lumière est venue, elle est là dans cet homme droit aux yeux baissés vers la terre. Solaire, dans sa tunique rose que l’ombre des hommes tentent de noircir. On l’accuse de blasphème, de troubler l’ordre établi par Rome. On veut mettre à mort la lumière. Les hommes n’aiment pas les accomplissements. Ils préfèrent abolir. Jésus de Nazareth vient d’un petit village de Galilée. Il est devenu un rabbi, thaumaturge, un maître qui enseigne le chemin de Dieu. Le monde espère fiévreusement un Messie, un libérateur de notre condition de terreux, aveugle, invalide du cœur. Il est. Sur cette image, tout nous ramène à lui, le centre. Sa présence aimante notre regard vers son visage grave et recueilli. A le regarder si tranquille, malgré la tempête qui se déchaîne sur lui, on entre dans son silence….

Salon des Ecrivains : six heures de lecture

Image 3
.
Lors de la Journée des Écrivains croyants qui se déroulera samedi 27 avril dans les salons de la mairie du 6e arrondissement à Paris, dix-huit auteurs se succéderont pour un relais-lecture de leurs oeuvres dont voici le programme.

 

 

 

Christiane RANCÉ : 14h15-14h25

Prenez-moi tout mais laissez-moi l’extase. Méditation sur la prière, Seuil, 2012. Prix 2013 des Ecrivains croyants, catégorie essai.

Évelyne FRANK : 14h30-14h40

Les roses s’adossent au mur – Sagesse pour quand c’est dur, novembre 2012, L’Harmattan.

Paule AMBLARD : 14h45-14h55

Pèlerinage intérieur, Albin Michel, 2009

Karima BERGER : 15h00-15h10

Toi, ma soeur étrangère, éditions du Rocher, 2012.

Marie-Christine BERNARD : 15h15-15h25

La liberté en actes, ou comment éclairer sa conscience, DDB, 2012.

Jean-Pierre BOULIC : 15h30-15h40

Je vous écris de mes lointains, La Part commune et La Fresque Ed. Minihi Levenez.

Chrystelle CLAUDE : 15h45-15h55

Almanach pour une jeune fille triste, de Marie Noël, DDB, 2011.

Cécilia DUTTER : 16h00-16h10

Savannah dream, Albin Michel, 2013

Bernard GRASSET : 16h15-16h25

Bible, sagesse et philosophie, éditions Ovadia, collection Chemins de pensée ; Feuillages, éditions Jacques André ; Chemin de feu -Poésie et peinture, éditions Le lavoir Saint Martin.

Xavier GRENET : 16h30-16h40

Cahiers-Joies et tourments d’un DRH, Le Cerf ; Dans le silence de Dieu, des mots pour l’espérance, Le Cerf, 2012

Monique HEBRARD : 16h45-16h55

Jésus ou le désir amoureux, DDB, 2013.

Jean LAVOUE : 17h00-17h10

La voie libre de l’intériorité, Salvator, 2012.

Jacques MULLIEZ : 17h15-17h25

Thomas More. Au risque de la conscience, Nouvelle Cité, janvier 2013

Colette NYS-MAZURE : 17h30-17h40

Feux dans la nuit, poésie, « Espace Nord » ; Tu n’es pas seul, Albin Michel ; Les questions de Lucas, Mijade.

Claude-Henri ROCQUET par Annick ROCQUET : 17h45-17h55

Les racines de l’espérance, éditions de L’Œuvre , janvier 2013

Stan ROUGIER : 18h00-18h10

Pour vous, qui suis-je ?, éditions Mame, février 2013.

Etienne SEGUIER : 18h15-18h25

Traverser les épreuves, méditation du chemin de croix, éditions Empreinte temps présent, 2012.

Anne DODEMANT : 18h30-18h40

Même la nuit quand je dors, Albin Michel, 2013

Les Ecrivains croyants au salon du livre de Paris

Comme chaque année, plusieurs membres de l’association des Ecrivains croyants d’expression française seront présents au Salon du livre de Paris, du 22 au 25 mars, porte de Versailles à Paris, pour dédicacer leurs livres et rencontrer les visiteurs et lecteurs.

salon parisPaule Amblard sera présente le dimanche 24 mars pour la dédicace du livre L’Apocalypse illustré par la tapisserie d’Angers. Elle donnera une conférence sur le livre de 14 h à 15 h, sur le stand H23, H24.

Cécilia Dutter sera présente le samedi 23 mars de 12h30 à 14h sur le stand Albin Michel (stand N 69) pour dédicacer Savannah dream.

 Bernard Grasset dédicace samedi et dimanche de 14h à 16h ; de 17h à 19h ses livres Feuillages (éditions Jacques André) ; Chemin de feu, Poésie et peinture (éditions Lavoir Saint-Martin) ; Bible, sagesse et philosophie (éditions Ovadia).

 Bernard Lecomte dédicacera son Histoire des papes de 1789 à nos jours et Les Derniers secrets du Vatican samedi de 14h à 15h sur le stand des Editions Perrin (M-62), et la BD La Bourgogne, quelle histoire ! dimanche de 17h à 18h30 sur le stand des Editions de Bourgogne (C-49).

Colette Nys-Mazure sera présente le samedi 23 mars à 16h sur le stand de l’Esperluète (V59), à 17h sur le stand de Belgique Wallonie-Bruxelles (U46) pour dédicacer ses livres Encore un quart d’heure et Feux dans la nuit.

Le père Stan Rougier sera présent le vendredi 22 mars, de 15 h à 18 h, pour dédicacer son dernier livre : Pour vous, qui suis-je?,  sur le stand de Fleurus-Mame.

 Jean-Michel Touche sera présent samedi 23 mars, de 17h à 18h30 sur le stand des Editeurs Religieux, et dédicacera les 7 tomes des Messagers de l’Alliance et Le manuscrit de Fatipour.

Alain Vircondelet sera présent le dimanche 24 mars de 15 à 16 heures sur le stand Plon Perrin pour dédicacer de son dernier livre Des amours de légende, 10 couples mythiques du XX° siècle (Plon).

Par ailleurs, Gaële de la Brosse et Christophe Rémond, membres de l’association des Ecrivains croyants seront au salon sur le stand de la maison d’édition qu’ils viennent de fonder – Le Passeur Editeur – stand G79 ; www.le-passeur-editeur.com

 

Paule Amblard : L’Apocalypse d’Angers

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Les sujets viennent à nous sans hasard possible. Lorsque Diane de Selliers m’a proposé de travailler sur l’Apocalypse, je vivais un moment particulièrement douloureux de ma vie dans lequel j’accompagnais un ami dans la mort. Aborder ce texte fut pour moi comme une traversée du miroir. Il fallut tout donner de soi et s’abandonner à ce qui paraissait être à première vue un long parcours de destructions. Dans le chemin initiatique qu’est l’Apocalypse, on peut se perdre ou se figer dans l’incompréhension de scènes effrayantes de dévastation, d’eaux empoisonnées, de tremblements de terre, d’apparitions de bêtes étranges. Le texte est empli de symboles, « autant de mystères que de mots » selon saint Jérôme. Dans ce labyrinthe, j’ai trouvé un chemin. Si aujourd’hui le mot  apocalypse évoque le chaos et la fin du monde, le terme signifiait  à l’origine  révélation. Le récit porte un message d’espoir destiné à tout homme. Il dévoile un espace méconnu et secret, vaste et lumineux, celui du cœur spirituel de chacun.

Paule Amblard

En résumé couv apocalypse

L’Apocalypse de saint Jean a suscité au XIVe siècle la création du plus grand ensemble de tapisseries jamais réalisé au monde : 130 mètres de long et 6 mètres de haut. Les  puissantes visions prophétiques ont inspiré le peintre Hennequin de Bruges qui conçut le chef d’oeuvre pour le duc Louis Ier d’Anjou. Cet ouvrage reproduit le texte de l’Apocalypse illustré par les soixante-seize panneaux de la tapisserie, restitués dans leurs couleurs d’origine, magnifiés par de nombreux détails et par vingt-sept peintures issues de manuscrits du XIIIe siècle, qui comblent l’absence des tapisseries disparues. Afin de révéler la splendeur des tissages et des couleurs d’origine, l’éditeur a choisi de reproduire l’envers de la tapisserie – remis dans le sens de l’original – découvert à l’occasion d’une restauration en 1981. Exceptionnellement protégé par une doublure pendant plusieurs siècles, il dévoile des teintes insoupçonnées : des verts, des bleus, des rouges, des orangés, des jaunes flamboyants et puissants.

Les commentaires de Paule Amblard, historienne de l’art et spécialiste de la symbolique chrétienne médiévale, éclairent le lecteur sur le rapport entre la tapisserie et le livre de saint Jean. En décryptant la signification des images et des symboles, elle nous incite à nous interroger sur le sens profond du message de Jean. Sa démarche se rapproche de celle de Paul Claudel : « Il ne s’agit pas de comprendre l’Apocalypse, mais de se promener dedans ». Dans l’alliance de ce texte sacré et de ce chef-d’œuvre artistique, le lecteur chemine avec ferveur pour découvrir le message d’espoir et de plénitude spirituelle que porte l’Apocalypse.

Extrait

« La prophétie de l’Apocalypse est un chemin de connaissance de soi. Elle concerne le cœur de l’homme, éclairant celui-ci sur ce qui l’égare et le détruit. Le récit, à chaque page, invite à un retournement de la conscience. Il guide vers une transformation profonde de l’être. Suivre le chemin de Jean est une entreprise exigeante qui nous sollicite entièrement.  Dans les pages du livre, j’ai souvent eu l’impression d’accomplir une longue marche, semblable à celle du peuple hébreu marchant vers la Terre promise. Il fallait se mettre en route et, tel Abraham, aller vers soi-même. Le travail sur l’Apocalypse fut une épreuve. Entrer dans le récit n’est pas anodin. J’ai abordé le livre en doutant de trouver cette Vie annoncée. Devant les descriptions d’eaux ensanglantées, de cadavres amoncelés sous les éboulis de pierres, les mots durs nous jetant « dans un lit de douleurs », j’ai reculé. A l’exemple de Jean, il faut manger le livre. Il est doux comme le miel car il porte le message d’une libération. Il est aussi amer dans les entrailles car il nous confronte à nos ombres. « Avance en eau profonde », dit le Christ dans l’évangile de Luc (5, 4). Il faut accepter de se dépouiller de nos certitudes, de descendre en nos propres ténèbres pour y porter la lumière grâce à la révélation de Jean. »

« L’Apocalypse de saint Jean illustrée par la tapisserie d’Angers », Paule Amblard, éditions Diane de Selliers, octobre 2010, 410 pages, 160 € jusqu’au 31 janvier 2011, 190 € ensuite.

Paule Amblard présente Jean Mallart

Pourquoi ce livre

Je me suis souvent demandé ce que serait devenue ma vie si je n’avais pas rencontré Jean Mallart. Je me serais probablement laissée aller au gré des vagues de l’existence, sans comprendre le pourquoi de mes réactions, sans connaître le chemin de l’ouverture du cœur. Nos rencontres ont forgé mon âme. Jean m’apprit à lire les pages du livre de la vie, à abandonner ces vieilles peaux que l’on garde dans nos placards malgré l’usure du temps. Jean Mallart faisait du quotidien un maître, poussant à chaque instant à s’adapter et évoluer. « Il faut regarder dans nos âmes mal éclairées, chercher les nœuds et lentement les défaire, la vie à nouveau circulera ». Devant notre peur des difficultés, il répondait : « l’effort est le même pour gagner son ciel ou pour s’enfoncer dans nos marais intérieurs. Nous n’enlèverons pas les souffrances dans nos vies, mais il faut apprendre à se servir des obstacles, s’appuyer sur cette terre et lever nos regards vers le ciel ». Et encore : « Nous descendons sur terre pour y semer notre vie, pas pour l’enterrer ». A la fin de sa vie, il se mit à écrire pour laisser une trace de son enseignement dans des cahiers et me confia la tâche de les réunir pour en faire un livre. Il est mort en m’accompagnant dans ce travail. Son œuvre est un testament spirituel qu’il met au service des autres.

Paule Amblard

En résumé

Le livre de Jean Mallart réunit ses réflexions philosophiques, enseignement de vie qu’il transmit pendant des années dans son métier de psychothérapeute à ceux qui venaient le trouver. Il est présenté par grands chapitres qui abordent différents domaines de l’existence jusqu’à la mort. Le langage précis et rigoureux de Jean Mallart traduit une exigence perpétuelle qui vise à se libérer de soi-même pour faire émerger la dimension spirituelle de son être.

Extrait jean mallart

« Chaque naissance est un commencement, chaque jour un recommencement. Chaque jour, il faut remettre l’ouvrage sur le métier si nous voulons remonter le chemin qui nous conduit au commencement. Ce chemin sera bordé de deux instances : l’acceptation et l’adaptation. Acceptation de notre condition terrestre et adaptation afin d’en souffrir le moins possible. L’acceptation nous aidera à supprimer le sentiment d’injustice, de frustration, de punition. L’adaptation sera le signe d’humilité qui nous servira de viatique pour aller jusqu’au bout de notre destin.

(…) L’initiation ne contient pas de mystère. Le seul mystère est de nous démystifier nous-mêmes, de découvrir ce que nous sommes en vérité. Elle n’est qu’un travail sur soi qui nous permettra d’ouvrir la porte de l’entendement. Et si dans ce voyage nous rencontrons des obstacles difficiles à franchir, sachons qu’ils sont toujours dans la limite supérieure de nos possibilités. Il sera demandé beaucoup à ceux qui peuvent beaucoup. C’est la loi du dépassement. N’oublions pas que le passage sur terre est éphémère et transitoire, et que c’est tout au long de notre vie que nous devons apprendre à quitter ce monde. »

Homme te connais-tu ?, petit manuel de vie, Jean Mallart, ,Préface de Paule Amblard, éditions Salvator, août 2010.