Patrice Obert – Émotions du quotidien – recueil de nouvelles

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Nos existences sont construites sur des rencontres. Ceux que nous croisons nous aident à comprendre le monde et à nous émerveiller. Pilleur des mots des uns, voyeur des vies des autres, je recompose les bribes qu’ils me livrent, volontairement ou non, en agençant à ma manière les parcours qui m’ont surpris, les cheminements qui m’ont intéressé, les réflexions qui m’ont marqué, les souffrances qui m’ont touché, les anecdotes qui m’ont fait rire.
J’aime écrire ces courts récits, brosser une histoire en quelques pages. Des destins qui nous parlent et nous emportent avec eux parce qu’ils nous disent chacun un peu du mystère de la vie

Extraits : Nouvelle « La maison de Yann »

À la fin de ces vacances, Yann a disparu.

Connaît-on jamais un être humain, serait-il votre fils ?

Yann n’est pas revenu de Paris où il était allé chercher ses résultats de fin d’étude. Appels téléphoniques, attente, inquiétude, trouble. Il a fallu quelques jours pour comprendre que « quelque chose » s’était passée, puis d’autres jours pour exclure l’accident, l’hospitalisation, la rixe ou l’agression qui aurait mal tournée et le corps que la police aurait pu découvrir. Quelques jours encore pour découvrir la chambre en désordre, la boîte aux lettres remplie de courriers, dont certains dataient de trois ans, le portable et les clés du studio abandonnés sous le lit. Le dernier qui l’aura vu sera le voisin, qui l’aura croisé le dimanche midi, un sac sur l’épaule, partant. Quelques semaines pour douter, en triant les affaires, pour s’interroger sur l’impossibilité de retrouver des cours de fac récents, pour se mettre à imaginer que sa vie n’était peut-être pas celle qu’elle croyait, celle d’un étudiant en médecine qui devait en finir bientôt avec ce premier cycle d’étude, qui avait une amie et des potes avec lesquels ils trinquaient de temps en temps dans des bistros. Quelques semaines encore pour réaliser que l’étudiant n’était plus inscrit à la fac depuis quatre ans, qu’il n’avait jamais passé les derniers examens, que personne n’était au courant, ni Aurélie, effondrée, ni les copains, désemparés, ni les cousins et cousines, stupéfaits, ni le barde et la mère-mer, ni Allan, ni elle, Annie, sa mère. Il avait fui par peur de lui dire la cruelle vérité.

Éditions La lampe de chevet,
Parution le 18 Octobre 2017

Françoise Evenou – L’appel des oliviers

Pourquoi  j’ai écrit ce livre :

La jalousie divise les frères, elle sème la guerre, elle veut régner sans partage. J’ai écrit ce roman de sagesse et de fraternité inspirée par deux grands récits bibliques : le récit d’Abel et Caïn et la parabole du fils prodigue. J’éprouve une tendresse particulière pour la figure du frère ainé qui révèle l’homme fidèle, l’homme de devoir, l’homme de la terre. Celui qui reste sur le seuil de la rencontre,  pétrifié de jalousie, incapable de s’ouvrir à la joie de l’autre.  Plein de lui-même. Pour raconter cet apprentissage de la fraternité,  j’ai imaginé un voyage initiatique sur la terre de mes ancêtres, l’Andalousie. Royaume de l’olivier, de Federico Garcia Lorca et du flamenco,  berceau de la rencontre des cultures juives, chrétiennes et musulmanes au temps d’al -Andalus.

En Andalousie, dans une hacienda d’oliviers, Alvaro règne en maître sur son domaine. Le retour de son frère fait basculer sa vie. Arraché à son royaume, ses terres, ses arbres, il est entraîné dans un voyage initiatique. De Cordoue à Grenade, des sommets enneigés au cœur du désert, il fait des rencontres qui bouleversent sa vie. Comment transformer la violence que l’on porte en soi, la jalousie, la haine, la colère en paix intérieure ? Faut-il se perdre pour s’ouvrir à l’autre ?

Extrait :

“ Devant lui, un vaste paysage de collines couvertes d’oliviers s’étendait à perte de vue. Une mer d’oliviers. Ses oliviers. Des milliers d’arbres tournés vers la lumière, défiant le temps de leurs bras noueux brillants de vert, s’offrant au vent, à la pluie, au soleil. Ce même paysage, impassible et majestueux, pétri de gestes ancestraux pour extraire le précieux nectar. De ces terres du sud de la péninsule ibérique, l’huile, versée dans les amphores, voyageait sur le « grand fleuve », le Guadalquivir, pour nourrir et éclairer Rome ; au temps d’al-Andalus, elle illuminait la grande mosquée de Cordoue, splendeur du royaume des princes Omeyyades ; au XVIe siècle, des ports de Séville et Cadix, elle embarquait sur les navires de haute mer avec conquistadors et missionnaires en direction du Nouveau Monde. ‘’

Françoise Evenou, «L’appel des oliviers »

Éditions Salvator, septembre 2017

« La Rencontre »  publié aux éditions Nouvelle Cité, 2015

https://www.facebook.com/lappeldesoliviers/

Invitation : Conférence François Cassingena-Trévedy 3 Octobre 2017

Cantique-de-l-infinistere

Mardi 03 octobre 2017 à 18h30

Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris

Le chant de la terre des écrivains :

Conférence de François CASSINGENA-TRÉVEDY autour de son dernier ouvrage

Cantique de l’infinistère (Éd. DESCLÉE DE BROUWER)

TÉLÉCHARGEMENT INVITATION (PDF)

Echos au « Cantique de l’infinistère »

du frère François Cassingena-Trévedy par Agnès Gueuret, poète, adhérente

LIRE ci-après: Terre – Agnès Gueuret

 

Jean-François MÉZIL-Sur le bord d’un volcan éteint

Prem de couv JF Mezil (1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

À l’origine un fait divers. J’écoute, un matin, la radio : une bagarre dans un collège… et la mort d’un jeune garçon ! Pendant plusieurs jours, il n’est plus question que de ça. Puis l’événement s’émousse : on change de sujet.

Cette façon de traiter un tel drame me choque. Je commence à écrire et me dis que peut-être… oui, peut-être il aurait fallu peu de choses pour l’éviter.

D’autres questions alors surgissent : A-t-on le droit de médiatiser, comme on le fait, ce type d’événement ? Pire, de s’en servir à des fins politiques ?

Puis le temps passe et fait son œuvre… Vient alors cette autre question : qu’en est-il de cette mort, des années plus tard ? Quand tout le monde, ou presque, a oublié…

Extraits :

Ils finiront comme eux, le cœur broyé de peur.
Peur de quoi ? D’arriver en retard au boulot ?
Pas que ça !… Peur surtout de croiser le malheur. De le choper comme la grippe.
Où ? Comment ?
Dans les yeux du voisin.
Le type avec son livre ? La fille avec son sac ?
Peur de sourire ou de prendre une main… surtout si l’autre est un enfant.
Ce môme de douze ans qui vient de les rejoindre ?
Oui, lui. Rien qu’à son air…
C’est vrai qu’on le sent malheureux.

(page 23)

Vous connaissez les journalistes : le machin bat de l’aile, on change de sujet.
Kif-kif, les politiques, ceux-là ! Ils s’étaient jetés là-dessus comme des vautours – vous pensez en pleine campagne ! De surenchère en surenchère, les voilà engagés jusqu’au cou… Arrière toute !

(page 109)

Il aura fallu cet échec, cette gifle, et ce temps de mastication – de gestation (neuf mois!)… pour que son corps recouvre une virginité et se lave de ces dix ans. Qu’il retrouve le goût d’un amour innocent où l’on se donne pour la vie. Pas pour une heure ou une nuit, mais pour la vie, la vie entière… sans savoir ce qu’elle durera.

 (page 251)

Éditions Feuilles : http://www.feuilles-editions.com/index.php/fictions/86-volcan

Page Facebook : https://www.facebook.com/jeanfrancois.mezil.1?ref=br_rs

Parution, août 2017

Deux dédicaces sont prévues à Paris :

– le vendredi 29 septembre à 18 heures 30
  à la librairie  L’Œil écoute
77, Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
présentation et lecture à deux voix
suivies d’un verre amical

– le samedi 30 septembre de 11 à 19 heures
  à la librairie du Parc (La Villette / Actes Sud)
211, Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

Brigitte Maillard – L’Au-delà du Monde

au dela

Pourquoi  j’ai écrit ce livre :

« La simple évidence de la beauté » (Atlantica), « Soleil vivant soleil » (Librairie Galerie Racine), « À l’éveil du jour » (Monde en poésie éditions) sont mes premiers livres : De la beauté vers l’amour, le soleil retrouvé, jusqu’à la naissance du jour, notre merveilleux. La parole vécue comme un lieu de renaissance. « L’Au-delà du monde » vient poursuivre cet élan de création. Pour continuer à vivre. Pour simplement tenter de dire un chemin. Une vie, entre nous, qui se tisse de lumière, discrètement.

Extraits : 

Saisir la vie au bord de l’univers. Ce voyage ne fait que commencer. La Vie nous y rejoint, sans l’accord des rêves. Un air inconnu. Une intuition libérée. Là où « il n’y a pas de forme, de son, de parfum de goût, de toucher ni d’éléments » dit Le Sûtra du Cœur. Un autre monde se dévoile. Avec le temps se dégage la réalité des représentations illusoires. La lutte est souvent rude contre la présence extravagante du Monde. C’est un renversement complet qui nous attend. Une formidable respiration.

L’au-delà du monde est une source de fraîcheur, un deuxième souffle, un secret inattendu. Je te touche du bout des doigts, la Vie.

J’explore le monde

Il arrive si bas que son infini m’entraîne

Au-delà

Au cœur de la matière

O temps à venir

douceur ailée

à la joie de l’été

Couronne-moi de tes désirs

à vivre seule au palais

Ravis-moi de tant d’ivresse

de passion soulevée

J’ai rêvé de toi

nous étions unis

nous rêvions de l’être

sans savoir que nous l’étions

Bientôt je serai dans la lumière

pour créer le jour

Connais-tu le chant des vignes ?

Comme un aveugle sur la rive

au détour d’un chemin d’illusions

Laisse monter ce chant de mémoire

Du sillon de printemps

de la volupté des heures

du graphisme des pages

 

Brigitte Maillard site http://www.brigittemaillard.net/

Éditions Librairie Galerie Racine https://editions-lgr.fr/

Parution, juillet 2017