Jean-Pierre Boulic – Prendre naissance

Jean-Pierre Boulic 1ère de couv.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Le poème ne veut point transcrire ou paraphraser le texte biblique mais aspire à incarner une bonne nouvelle. Ainsi, chaque parole du poème n’a d’autre vocation que de tisser un lien de compréhension de l’univers en voie d’épanouissement et du monde où l’homme naît et demeure sur son chemin d’humanisation. Cette parole, en somme, désire donner le goût de la vie dans le surgissement de la beauté du voir et de l’entendre, du sentir et du toucher, là où le poème prend naissance. Et son chant, signifiant et reconnaissant ce que veut dire vivre, participe et parachève le langage humain dont l’œuvre est de manifester et célébrer une histoire d’amour – entre l’homme et son Créateur.

Extraits 

Ne te tourmente pas
Toi qui vas sous le ciel
Il n’y a que buée
Reviendra le souffle du vent
Au milieu des roseaux

Ne te tourmente pas
L’imperceptible luit
De la pénombre sourd
La semence des mots
Appelée à prendre naissance

Ne te tourmente pas
Si la parole soliloque
Sur la neige des ombres
Et les vieilles pensées
L’horizon déjà te dépasse.

****************

Tous les chuintements s’éteignent
Et la lune a processionné
Sur d’intérieurs paysages
Le lilas blanc de son regard

Dis-nous quelle est cette parole
Frissonnant avec les guérets
Lorsque les étoiles se sont lavé
Bras et mains de rosée

Dis-nous quelle est cette parole
Venant sous les doigts du silence
Sur les pentes de perce-neige

Dis-nous quelle est cette parole
De merveille naissante
Qui plane sur la terre.

Éditions  La Part Commune, Mai 2017

Site Jean-Pierre Boulic :  http://perso.numericable.fr/npodt

 

Jean-Michel Touche, Manigoa – le solitaire

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Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Après une saga destinée à faire découvrir la Bible aux enfants (Les Messagers de l’Alliance), j’ai voulu attirer l’attention des adolescents (mais aussi des adultes) sur les risques de la manipulation génétique et du transhumanisme dont les dérives peuvent s’avérer catastrophiques pour l’humanité à venir.

Un roman peut être porteur d’idées. A travers les événements que vivent les personnages, les dangers qu’ils courent, leurs rencontres, leurs expériences, les obstacles qu’ils doivent franchir, il est possible de présenter au lecteur une réflexion sur ce qui fait la vie, la vie véritable et pas celle d’une sorte de marketing humain dans lequel la personne se soumet au service de quelques-uns.

A travers le personnage d’Augustin se dessine la volonté de prendre sa propre vie entre ses mains, de chercher à  l’accomplir dans la beauté et la grandeur d’un espoir humain, à travers un dépassement de soi-même qui conduira (mais cela appartient au second tome en cours d’écriture) à marcher vers l’Être à qui Moïse a demandé son nom, et qui a répondu JE SUIS.

Extrait 

Voilé par un brouillard épais comme il en tombe parfois, le ciel est en berne ce soir. C’est à peine si depuis son perchoir Augustin distingue le port que protègent deux énormes digues, ses quais interminables où les conteneurs s’alignent en d’innombrables files, trois ou quatre cargos accostés à proximité des grues et un bateau de croisière, monstrueux, empilement d’étages aux formes d’une laideur intense. Augustin aimerait, d’un revers de main comme pour les fourmis, chasser la brume afin de voir une fois encore, une dernière fois, le soleil incendier les nuages et transformer l’horizon en spectacle de feu. Il aimerait entendre le pleur des goélands, le piaulement des albatros et la plainte du vent. Il voudrait suivre des yeux le déferlement des vagues qui viennent en rouleaux projeter leurs nuages d’écume et se fracasser sur les rochers, au pied de la falaise.

Alors qu’il cherche en vain cet horizon qui l’a tant fasciné, il sent monter en lui l’angoisse comme chaque fois qu’il est devant un tournant de son existence. Car demain sa vie basculera. Demain, Manigoa, cette île où il demeure encore pour quelques heures, appartiendra à son passé. Celle d’où il vient, cette terre dont Clara avait fait un mystère, deviendra son présent. Maintenant que tout est prêt, que le départ est là, tout proche, inéluctable, Augustin s’effraie de voir ses mains prises de tremblement. Furieux, en colère contre lui, il les enfouit dans ses poches. Il sait pourtant que cela ne changera rien. Depuis son enfance il a toujours su lutter contre les autres. Ce soir, dans la brume qui l’entoure, c’est contre lui qu’il doit résister. Et cela le blesse.

 Éditions Salvator, 23 mars 2017

Auteur

Blog de Jean-Michel Touche  MANIGOA

Dernière publication : Bienvenue dehors (à la rencontre des sans-abri)

Jean-Michel Touche est l’auteur de nombreux récits dont la célèbre Saga biblique pour enfants en sept volumes « Les messagers de l’alliance ». (Editions Mame)

Dans le cadre des Fêtes de Famille (Gerson   et   Saint-Jean de Passy) et Journées Missionnaires (Franklin),

Jean-Michel Touche dédicacera son dernier livre, MANIGOA

les samedi 20 et dimanche 21 mai.

Dates et horaires sur Blog de Jean-Michel Touche  Dédicaces

 

Sous le figuier, lecture de Agnès Gueuret

 Lecture & musique

 Samedi 20 mai 2017 à à 16 heures

Sous le figuier

Quelques textes d’Agnès Gueuret, lus à plusieurs voix

et accompagnés au violoncelle par François Pointeau

Agnès Gueuret parle ainsi de son livre « Sous le figuier.  À l’écoute de psaumes » Le Corridor bleu, nov.2014 :

« j’ai voulu revisiter le livre des psaumes à la façon du serviteur « épris de la Torah » et qui la médite « jour et nuit » (Ps 1,2). Mon choix s’est arrêté à trois ensembles : le psaume 119  et sa rumination scandée au rythme des vingt deux lettres de l’alphabet hébreu ; les quinze degrés gravis par les pèlerins qui montent à Jérusalem… Ces pages sont comme une invitation à rejoindre l’ombre du figuier où se tenait Nathanaël avant de rejoindre Jésus (Jn 1,48) et à y demeurer un temps ».

Notre Dame de Pentecôte, 1, Place de la Défense, PARIS,RER A & Métro ligne 1 Station La défense sortie 5

pour en savoir plus : agnès gueuret. rencontre du samedi 20-MAI-2017

 

 

 

Josepha Faber Boitel – Retrouver du plaisir à vivre, travailler, partager

Retrouver du plaisr à vivre couverture (1)

Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Ce carnet de cheminement est le résultat d’une quête de simplicité. Il est né de deux envies : d’une part, l’envie de refuser la course contre la montre que la société moderne nous impose tous les jours. D’autre part, l’envie de ne plus ressentir en permanence une impression de frustration. La méthode que je vous propose dans ce livre pour retrouver la sérénité a d’abord été mise au point pour moi-même. Puis j’ai partagé mes idées sur un blog. Petit à petit des personnes se sont mises à suivre ma démarche que j’ai finalement décidé de transformer en livre. Finalement, dans cet ouvrage, je vous propose « une petite méthode pratique » pour vous engager sur un chemin spirituel d’amélioration accessible à tous : 9 étapes toutes simples pour retrouver la paix, des chapitres structurés en 3 parties pour le changement « Agissez – Méditez – Changez » et des citations inspirantes. Ou comment, en neuf étapes, enraciner la sérénité dans votre vie. Ces trouvailles sont indissociables de ma foi chrétienne simple et profonde. Ne soyez donc pas étonné de trouver quelques références aux textes bibliques et à des penseurs inspirés. J’apporte aussi des exemples et anecdotes d’autres cultures et spiritualités, en espérant que vous en ressortirez enrichi.

Extrait

Toujours affirmer que l’on aurait pu mieux faire, c’est une forme de vantardise. Pourquoi ne pas accepter d’avoir des limites dans certaines circonstances ?

La modestie, c’est l’élan d’acceptation de soi-même par lequel l’homme doit passer pour s’accomplir pleinement, dans la personnalité et les capacités qui sont véritablement les siennes.

Tombé en désuétude, ce positionnement de la pensée engendre un « savoir être » face à soi-même et aux autres réellement fraternel.

Acceptez la réalité comme elle est et accueillez-la pour ce qu’elle est en vous, c’est-à-dire : assumez ce que vous êtes, ce que vous êtes capables de faire, selon vos compétences innées ou acquises. Pourquoi se fixer sur ses malheureuses insuffisances ? Trop réfléchir sur soi dans l’insatisfaction est source de déprime.

« N’épluchez guère ce que font les autres, ni ce qu’ils deviendront, mais regardez les d’un œil simple, bon, doux et affectionné. Ne requérez pas en eux plus de perfection qu’en vous-même et ne vous étonnez point de la diversité des imperfections … faites comme les abeilles, sucez le miel de toutes les fleurs ». (Saint François de Sales)

Farel Éditions 2017

Publications : Nouveaux regards sur l’esclavage, collectif, Empreinte temps présent Editions, octobre 2015 ; L’Eglise, promesses et passerelles vers l’interculturalité, Excelsis, mars 2015.

Site : www.josephafaberboitel.com

Nathalie Beaux, Moïse d’Égypte – L’enfant des trois livres

Moïse d'Égypte

Pourquoi j’ai écrit ce livre

L’histoire de Moïse est aussi étonnante que fondatrice, puisque juifs, chrétiens et musulmans en font un personnage central de leur Livre, et que chaque tradition a repris, développé et interprété le moindre passage de sa vie. Mais au-delà de ce destin, déjà si extraordinaire, d’un prince égyptien devenu berger d’hommes au désert, se dessine petit-à-petit le visage d’un Voyant de Dieu. Pour tous, il fut un modèle de perfection, un point d’ancrage dans la tourmente de la vie humaine. Pourtant bien peu de pages du Livre sont consacrées à la vie de Moïse avant l’Exode : quelques lignes sur son enfance et son adolescence, quelques pages sur l’épisode essentiel du Buisson Ardent, sa rencontre avec Dieu, et encore quelques pages sur les plaies d’Égypte qui permirent au peuple hébreu de partir, enfin, sous sa conduite…

Cette fiction de la vie de Moïse fait revivre sa jeunesse égyptienne et laisse entrevoir comment il s’est forgé, dans le creuset de deux cultures. On marche ensuite sur ses pas au désert jusqu’à ce lieu de lumière, posé dans les larges plis de la roche, où il vit longtemps dans le dépouillement, auprès de sa femme et de ses fils, auprès de Jéthro, guide du silence. Et là Moïse, dans le creux de son être, ouvre un regard éperdu vers Dieu… qui lui parle. Moïse retourne alors dans la vallée du Nil pour rassembler son peuple selon le dessin du Seigneur.

Largement inspiré des trois traditions monothéistes, ce récit fait œuvre d’unité ; une bibliographie et des notes pour chaque chapitre permettent en fin de volume au lecteur qui le désire de remonter à la source et de comparer l’approche des juifs, des chrétiens et des musulmans selon la tradition soufie.

Extrait

– Moïse ! murmure-t-elle, ses yeux l’accueillant maintenant en un immense lac paisible où il descend et s’immerge en une lente brasse, étreint par l’onde de velours, caressé par un léger souffle doré qui se répand sans bruit à sa surface, inclinant les bras des saules jusqu’à lui pour le bercer et l’attirer sur la berge. C’est là qu’elle l’attend, en ce premier jour où elle l’a tiré des eaux, avec ce regard d’amour dont elle l’a nourri et auquel il doit la vie.

Bityah sent l’élan de son fils vers elle. Alors, contre toute attente, c’est elle qui s’agenouille et porte la main de Moïse à son front.

Moïse veut la relever mais elle fait un geste de l’autre main pour l’en empêcher.

– Moïse… J’étais là lorsque tu es venu à la cour ce matin avec ton frère. J’ai tout entendu. Tandis qu’Aaron parlait de ton Dieu, je fixais tes traits, je buvais la lumière de tes yeux. Chaque mot vint se placer en mon âme comme s’il y avait toujours été fixé, seulement je ne le savais pas. Et c’est ainsi que s’est révélé à ma conscience ton Dieu. Je ne peux plus me concevoir hors de Son regard, et il me semble que par tes yeux, je contemple quelque chose de Sa gloire. Je viens ici pour te retrouver, mon fils chéri plus que ma vie, et pour remettre mon âme entre tes mains. C’est à toi maintenant de me tirer des eaux. Enseigne-moi, guide-moi, prends-moi dans tes bras et allaite-moi, moi qui n’ai jamais pu te donner de lait, montre-moi le chemin vers Lui !

Éditions Médiaspaul, 20 Avril 2016

Auteur : Égyptologue ayant vécu quatorze ans en Égypte et au Sinaï

Jacques Mulliez, Passeur de joie

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Pourquoi j’ai écrit ce livre 

Et pourquoi ce titre : Passeur de joie ? Pourquoi cette joie m’habite-t-elle chaque jour un peu plus au crépuscule de mon existence, attendant dans la paix intérieure, d’accueillir l’aube de ma nouvelle naissance

Je devrais être mélancolique puisque je vieillis seul depuis que j’ai trouvé avec effroi dans notre cuisine, un matin d’octobre 2012, mon épouse Céliane décédée brusquement.

D’autres êtres qui me sont très chers sont morts. J’ai vécu des épreuves lourdes, physiquement, psychologiquement et affectivement.

Et pourtant, je me sens de plus en plus porteur-passeur-semeur de joie dans une société blasée, sceptique, égoïste, avide de richesses matérielles. Pourquoi ai-je fini par accepter, après m’être  débattu plusieurs mois, la demande de mon éditeur : parler des questions qui me tiennent le plus à cœur ?

En définitive ce sont les paroles de deux personnes qui m’ont dit avec force que j’aimais donner le goût de la vie qui ont fait émerger en moi le sentiment que je n’avais pas le droit de garder ce don que Dieu a mis en moi, aimer donner la joie de la Vie. Et le titre du livre devient évident.

Extrait 

La confiance est dynamisme de vie pour les personnes, les groupes, les entreprises, la société tout entière. Elle ouvre le champ des possibles. Mais c’est aussi ne pas craindre la réalité, dire la vérité quand elle est un peu rude, autoriser la critique, l’encourager.

C’est accepter de lâcher prise, réduire les sécurités, faire un pas dans le vide, prendre des risques.

Les hommes poussent comme les roses. Pour devenir ce qu’ils sont, donner le meilleur parfum de ce qu’ils portent en eux, ils ont besoin de beaucoup d’attention et de soins.

Je crois, pour l’avoir expérimenté, que dire et redire avec amour à ceux que l’on aime :

« J’ai confiance en toi » est source de vie. Cette confiance exprimée est vitale pour construire et faire croître une amitié et a fortiori un amour, comme l’exige le soin quotidien de la rose pour exhaler son parfum.

Chacun doit se sentir accueilli, appelé, aimé, reconnu dans ce qu’il est, et pas seulement dans ce qu’il sait faire. Chacun doit sentir sur lui un regard de confiance, d’attente, d’encouragement.

La rose ne sera jamais que rose. L’homme peut devenir bien plus que lui-même. Il porte en lui une forte puissance qui le pousse toujours plus loin, plus haut, qui le pousse à se dépasser, à transcender ses limites.

Or, c’est toujours l’autre qui me rend la possibilité de revivre. Je suis toujours dépendant d’un jardinier qui me regarde et croit en moi. Et nous sommes tous jardiniers de l’autre. C’est pourquoi l’homme est premier, seule finalité qui ait un sens, car elle s’inscrit dans l’infini du temps, dans l’éternité.

La confiance en l’autre, elle est aussi celle que l’on fait à la vie.

Éditions Nouvelle cité, 6 Avril 2017

Auteur :  Prier 15 jours avec Thomas More et de Thomas More, au risque de la conscience. Commentateur de La Tristesse du Christ de Thomas More