Il était plusieurs foi(s)… : salon Jeunesse & Spiritualités

Il était plusieurs foi(s)…

PREMIER  SALON JEUNESSE ET SPIRITUALITÉS

Le 6 novembre

Au Forum 104,

Au Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris

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J’ai le plaisir de vous convier à notre prochain salon annuel Écritures & Spiritualités consacré au monde de l’enfance et de la jeunesse. Cette rencontre se veut une occasion d’accomplir par l’intermédiaire du livre et de la littérature, l’indispensable travail  dont nous avons besoin aujourd’hui, un travail de culture donc de paix.
Merci à chaque membre, adhérent, sympathisant de relayer cette information afin de mobiliser toutes les énergies pour réussir cette belle aventure.
Chaleureusement,
Karima Berger
Présidente

Il était plusieurs foi(s)… 

PREMIER  SALON JEUNESSE ET SPIRITUALITÉS

« Pour mieux comprendre les Religions », « C’est qui Dieu ? », « Contes des sages juifs, chrétiens et musulmans », « Pourquoi les hommes se disputent-ils au sujet de Dieu ? » ou « Ils ont cherché le paradis, ils ont trouvé l’enfer » …

Pour la première fois 25 auteurs, philosophes, illustrateurs, conteurs… de différentes confessions présenteront et dédicaceront leurs ouvrages (romans, albums, contes, BD, DVD…).

Ce salon, inédit en France, est spécialement dédié à la jeunesse de 4 à 17 ans  Il a pour ambition de faire découvrir aux jeunes lecteurs et à leurs parents des ouvrages inspirés des grandes traditions spirituelles et d’aider à mieux vivre la diversité de notre société contemporaine.


Les auteurs présents

Paule Amblard, Yael Azoulay, Patrick Banon, Loïc Barrière, Laurent Bidot, Diane de Bodman,  Brunor, Dominique Butet,  Marie-Christine Champeaux, Claire Clément, Christine d’Erceville, Jean-Jacques Fdida, Nadia Hathroubi-Safsaf, Benedicte Jeancourt, Fatima Kerrouche, Helene Malard, Benoit Marchon, Jean-Paul Mongin, Fida Mansour, Colette Nys-Mazure, Amina Okada, Robin,  Rabbin Michel Sarfaty, Jean-Michel Touche, Zhao Ze…

Une large sélection de livres sera disponible à la vente. La journée sera rythmée par des animations, par deux tables-rondes : « Eveiller au spirituel » et « Spiritualité, laïcité, Vivre ensemble » et sera clôturée par un récital de  Pierre Fesquet et Michael Lonsdale.


Rencontres et dédicaces de 11h à 18h

 11 h            Conte musical Histoires tombées du Ciel par Jean-Jacques Fdida   

 12 h           Table ronde : Eveiller au spirituel 

Animée par Marc Leboucher, éditeur, écrivain, membre d’Ecritures & Spiritualités. Avec Paule Amblard, auteur-éditeur Enteleki,  Sophie Chergui, mère de deux enfants, membre du Groupe des foyers islamo-chrétiens (Gfic),  Benedicte Jeancourt, auteur et responsable éditoriale du magazine Filotéo et Pomme d’Api Soleil, Fida Mansour, éditeur El Bouraq,  Jean-Paul Mongin, éditeur Les petits Platons.

 13 h 30        Jonas, dessin animé : présentation et projection par Paule Amblard,                              auteur-éditeur Enteleki-

 15 h             Table Ronde : Spiritualité, laïcité, Vivre ensemble…

Animée par Loïc Barrière, journaliste Radio Orient, écrivain et membre d’Ecritures & Spiritualités. Avec Patrick Banon, auteur jeunesse, ; Radia Bakkouch, présidente de l’association Co-exister,  Brunor, auteur jeunesse,  Rabbin Michel Sarfaty. 

16 h 30         Le découvreur de trésors, conte de Christine d’Erceville dit par                                    Pierre Fesquet 

 17 h 30         Lectures poétiques par Michael Lonsdale et Pierre Fesquet 

18 h               Clôture du salon

 

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Bertrand Révillion, Les Heures Claires – Dis, Grand Pa, tu y crois au Bon Dieu ?

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Nous sommes nombreux à avoir tissé une complicité joyeuse et mystérieuse avec l’un ou l’autre de nos grands-parents. C’est cette relation privilégiée et universelle, souvent inoubliable et toujours émouvante que j’ai voulu raconter dans ce roman.

Grand Pa est un influent banquier parisien, Marco, son petit-fils est un môme de 10 ans solitaire et rêveur. Le premier est un brin agnostique depuis la mort de sa femme. Il ne digère pas que le vicaire de la paroisse, lors des obsèques, ait évoqué – détestable expression ! – le « rappel à Dieu » de son épouse. Le second, Marco, est à l’âge « métaphysique » et bombarde son aïeul de questions mi-cocasses, mi-sérieuses : « C’est qui l’inventeur des marées et des vagues ? » ; « Où vont les Mamies quand elles meurent ? » ; « C’est quoi, une âme ? » ; « Pourquoi le Bon Dieu n’empêche-t-il pas les bateaux de couler ? »

Lors de promenades main dans la main, des rues de Montmartre aux dunes du Touquet, le grand-père et l’enfant tissent un dialogue confiant, entrecoupé de fous-rire et de mémorables bêtises. J’ai écrit ce livre en écho aux nombreux témoignages de grands-parents souvent émus, parfois déstabilisés, toujours remués par les questions « si importantes » que leurs petits-enfants leur posent, souvent sans crier gare, sur l’existence de Dieu, la mort, le grand pourquoi de l’existence ! Je me suis intéressé à la manière de répondre sans… trop répondre. Face à l’interrogation fragile et belle d’un enfant, il est des réponses qui ouvrent à l’intériorité et à la liberté, d’autres qui, à grand coup de certitudes et de catéchisme, ferment le chemin de la réflexion.

« Devant la question soudain si sérieuse qu’un enfant pose, l’aire de rien, en marchant au bord de la mer, les adultes doivent surtout bien se garder de répondre trop vite. Noyé dans son chagrin, Grand Pa sait que, comme les châteaux de sable à marée haute, la frêle muraille de nos certitudes résiste un instant vaillamment à l’assaut du ressac puis finit par rendre les armes sous la morsure des vagues… »

J’espère que ce roman joyeux sera comme une main tendue entre les générations !

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Extrait

Au moment de la communion, le curé descendit les trois marches de l’autel armé de son ciboire doré et jeta un œil à Grand Pa. C’était à lui – privilège, sans doute, d’apprenti veuf – d’ouvrir le bal. Mais Grand Pa fit semblant (…) de ne pas le voir et ne bougea pas d’un pouce. Face à la foule pressée comme un troupeau à l’heure du foin, le curé attendit, hésita, insista du sourcil, balançant d’un pied sur l’autre, fit froufrouter son surplis à dentelles, mais Grand Pa ne cilla pas.

Incroyable ! Du haut de mes dix ans, je compris tout à coup que Grand Pa avait tout bonnement décidé de se mettre en grève ! Oui, impavide dans son pardessus de laine, mon grand-père ferait ce matin-là ostensiblement et obstinément la grève… de l’hostie !

Comme si la mort de Mamie lui avait coupé l’appétit. Comme s’il n’avait plus faim de ce prétendu « Bon » Dieu à qui, avait dit le curé, il avait plu de rappeler à Lui sa chère Nanie. Cette convocation péremptoire, cette brusque assignation infiniment mal élevée ne passait pas, lui restait même en travers de la gorge, lui pesait carrément sur l’estomac. Mieux valait ne pas trop insister, car si Grand Pa manquait tout à coup d’appétit pour la très sainte communion, il avait sûrement ce matin-là – je le perçus à sa façon de tapoter nerveusement le dosseret de son prie-Dieu – comme une furieuse envie de bouffer le curé, son garde suisse, l’archevêque de Paris, les cardinaux, le pape et tous les saints du ciel !

L’officiant n’avait qu’à bien se tenir et pouvait renvoyer prestement en cuisine sa pitance de pain sec. C’était irrévocable : Grand Pa ne partagerait pas la table d’un Dieu qui, en rappelant à Lui sa chère et tendre femme, témoignait d’un manque flagrant de savoir vivre !

Bertrand Révillion, Les Heures Claires – Dis, Grand Pa, tu y crois au Bon Dieu ?, Éditions du Cerf, 198 page, 18 €


Bertrand Révillion est philosophe, journaliste et éditeur. Il a collaboré notamment à La Croix, Ouest France, La Vie, France 2, Panorama et Psychologies Magazine. Il anime la rubrique « grands entretiens » à la revue Prier (groupe La Vie – Le Monde). Il est aussi directeur éditorial aux éditions Médiaspaul, en charge du secteur « spiritualité ».

Bertrand Révillion a publié une dizaine d’ouvrages. Son précédant roman « Dieu n’y peut rien – Tempête en Chartreuse » est paru au Cerf en 2014.

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Jean Lavoué, La vie comme une caresse

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Parce que je voulais me laisser déplacer moi-même par les rencontres qui creusent en nous la terre de l’intériorité. Qui la rendent disponible, ouverte à de nouvelles fécondités ! Au seuil de ce livre trois femmes juives dont les écrits nous laissent aujourd’hui entrevoir la possibilité de nos propres retournements intérieurs : Etty Hillesum, Magda Hollander-Lafon, Christiane Singer. Ces femmes, du cœur de l’abîme, nous laissent deviner une autre lumière, celle de l’amour auquel elles se livrent chacune sans retour. Dans leur sillage j’ai donné place à tous ces autres amants et amantes de la Présence qui nous font désirer encore, dans chacune de nos existences, un monde sauvé de trop de violence et de repli sur soi.

A la suite de mes précédents écrits, c’est aussi à creuser le sillon d’un christianisme de l’intériorité que je me suis employé, dégagé de cette chape de tristesse dont Xavier Grall s’étonnait qu’elle ait pu s’abattre sur lui : d’où nous est-elle venue, s’écriait-il ? A cette question, j’essaie d’apporter une réponse dans ce livre : d’une vision trop exclusivement extérieure et masculine du religieux, méfiante à l’égard du féminin de l’être auquel ne cesse pourtant, comme le souligne Annick de Souzenelle, de s’adresser le divin en nous.

Comme sous le souffle d’une caresse ! Mais c’est là le mouvement même de toute la Bible que nous tenons trop souvent enfermée dans des lectures moralisatrices, rituelles et sacrificielles qui lui sont étrangères. C’est finalement en suivant le Poème de la vie et des rencontres, des partages en petits groupes autour de la Parole, que je me suis laissé inspirer pour écrire ce  livre : attentif également au mouvement qui se faisait en moi pour continuer à ouvrir un peu plus le chant et la tendresse de l’Evangile à un dialogue créateur avec toutes les autres spiritualités.

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Extrait

Ce livre est un parcours autour de ce que Sulivan nommait l’avènement du Poème. Pour ne pas utiliser des mots qu’il trouvait trop usés, trop religieux, devenus presqu’incompréhensibles à ses yeux. Alors il usait d’un vocable plus énigmatique encore pour parler du Royaume, de l’universelle communion promise entre les hommes : de cette brèche à l’intérieur d’un monde voué à l’emprise croissante de la domination et de la violence. Ce surgissement du Poème, qu’il nomme aussi parfois l’Espérance, peut paraître encore bien caché. L’arbre qu’est appelé à devenir la plus petite des graines ne demeure-t-il pas longtemps comme une promesse ? Notre monde n’est-il pas davantage empli de bruits et de fureurs que de signes de cette disposition à recevoir la caresse du ciel ? Mais « l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse », dit le proverbe. Ainsi me suis-je laissé gagner, au fil des pages, par la rumeur silencieuse de ces germinations : saisi, tout d’abord, par ces figures d’amantes de la Présence qui me sont apparues comme le contrepoint de la douleur et de la détresse des hommes et du monde aujourd’hui. Trois femmes juives, plongées dans la souffrance et portant dans leur chair les traces brûlantes de la parole originaire. Ce sont elles qui éclairent, au fond, par le feu de leurs passions et la fulgurance de leurs transmissions, toutes les autres approches du Poème dont ce petit livre est l’objet.

Jean LavouéLa vie comme une caresse, Editions Médiaspaul France, 2016


Jean Lavoué, né à proximité de St-Malo, vit dans la région de Lorient en Bretagne. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, récits, essais, recueils poétiques touchant à la littérature et à la spiritualité. Il a dirigé une association d’action sociale dans le Morbihan. Depuis 2007, il tient un blog poétique : « L’enfance des arbres ». Ce nouveau livre s’inscrit dans le prolongement des précédents ouvrages de Jean Lavoué : La voie libre de l’intériorité (Salvator 2012), L’Evangile en liberté (Le passeur 2013).

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Les Sept dormants : un pèlerinage islamo-chrétien au Vieux marché (Cotes d’Armor. Bretagne)

Le 24 juillet prochain, aura lieu le pèlerinage habituel au Vieux marché en Bretagne dans les Côtes d’Armor pour célébrer la légende des sept saints que l’on retrouve dans la tradition musulmane, bretonne et celte et chrétienne.

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Programme complet : 2016-07-09 Pardon7Saints2016Programme complet

Louis Massignon, professeur au Collège de France et spécialiste des questions orientales, visite la crypte des Sept dormants d’Éphèse aux Sept-Saints le et assiste au pardon de 1953 ; il est frappé par la similitude entre les paroles de la vieille gwerz chantée en breton, et les versets de la sourate 18 du Coran, dite de la Caverne. « C’est d’ailleurs l’intuition d’une solidarité généalogique et topographique, dans le cadre de la méditation du thème de la résurrection des morts de l’époque mégalithique que j’ai vécue, en venant, après avoir visité la crypte d’Éphèse, prier avec les paroissiens bretons, avec qui j’ai fait trois fois déjà la procession traditionnelle et le feu de joie, tantad, au pardon des Sept Saints ». Il évoque, à propos de la dévotion des Sept Dormants d’Éphèse aux « Sept-Saints », « un mythe hors-classe » et relance en 1954 « un pardon greffé d’islam », c’est-à-dire un pèlerinage commun réunissant chrétiens et musulmans.

« Le pardon a lieu le quatrième dimanche de juillet, dimanche suivant sainte Madeleine. Le pèlerinage commence le samedi matin, et continue l’après-midi par un colloque, auquel prennent part des représentants des trois religions monothéistes, et un représentant agnostique. Le thème varie tous les ans. Le soir, à la chapelle, grand’messe à 21 h, suivie d’une procession et d’un « tantad » (feu de joie). Le dimanche à 11 h, grand messe du Pardon suivie d’une procession qui va à la fontaine, où a lieu une cérémonie musulmane : la sourate 18 du Coran est psalmodiée par un Imam et traduite en français. Ainsi se terminent les cérémonies ».

pour en savoir plus , écouter la belle émission de Manoel Penicaud sur France culture dans l’émission « Chrétiens d’Orient » spécialement consacrée aux Sept Dormants et au pèlerinage de Vieux-Marché. Lien France Culture : http://www.franceculture.fr/emissions/chretiens-d-orient/manoel-penicaud-anthropologue-specialiste-des-pelerinages-et-des

(possibilité de télécharger le podcast)

voir aussi son dédié aux sept dormants  http://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/17629/le-reveil-des-sept-dormants

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Disponibles pour aimer.

 Roger Bichelberger, ancien président de l’association dirige la revue chrétienne « Vie et Fraternité Marianistes ».

Couverture

Le numéro 510 (juillet-août-septembre) de la revue mensuelle de vie intitulée « Vie et Fraternité Marianistes » que je dirige depuis un certain nombre d’années est  partiellement consacré au thème de la miséricorde. Karima Berger, présidente d’Ecritures & Spiritualités y publie l’article ci-dessous qui montre combien le thème de la miséricorde est essentiel dans l’Islam, au point qu’elle a pu intituler son texte « Le manteau de la miséricorde ». Qu’elle soit ici remerciée pour cette page lumineuse qui permettra de mieux poursuivre le dialogue entre nous, membres de cette association que j’ai moi-même dirigée naguère, à la suite du fondateur Olivier Clément et de la regrettée France Quéré, alors qu’elle s’appelait encore « Association des Ecrivains Croyants d’expression française » (AECEF). ».
Roger Bichelberger

VFM n°510 sommaire

Le manteau de l’existence
La miséricorde ouvre le Coran avec  le premier verset de la Fâtiha, première sourate : « Au nom de Dieu : Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » et rythme de son souffle redoublé chacune des cinq prières quotidiennes.
« La miséricorde dépasse les frontières de l’Eglise » dit le pape François, « ces invocations se retrouvent sur les lèvres des musulmans qui se sentent accompagnés et soutenus par la miséricorde dans leur faiblesse quotidienne ». Lors d’une audience à laquelle j’ai eu la chance de participer je l’ai remercié et lui ai dit combien ce choix de la Miséricorde fait du bien au monde musulman qui dans la douleur accouche de son histoire contemporaine, c’est un mot qui fait pont entre l’islam et le christianisme.
 
Le mot arabe de Miséricorde provient de la racine sémitique RHM – matrice -. Celle-ci fait du Rahman un Dieu qui a pour ses créatures des entrailles de mère. La première Rahma qu’il nous a accordée est notre existenciation, en nous sortant des ténèbres vers la lumière, nous tous, la chaîne de filiation depuis Adam et Abraham  étant ininterrompue.
« Par quel moyen L’aurions-nous connu s’il ne nous avait revêtus du manteau de l’existence » ? nous rappelle l’Emir Abdelkader cette immense figure de l’islam. C’est de son souffle que nait l’univers,  que le monde subsiste et c’est à lui que nous retournons «  ô âme apaisée, retourne vers To seigneur ».
 « Ton Seigneur est celui qui pardonne : Il est le Maître de la miséricorde ». Dieu aime celui qui se repend mais ce pardon n’est dit-on qu’un simple mouvement intérieur, l’islam ignorant les sacrements.  Mais c’est bien là que se loge la responsabilité du croyant, ce « simple » mouvement insuffle au croyant un désir intime de vérité, sans témoin autre que son seigneur : « Lis ton livre, il te suffit d’être ton propre juge ». C’est le cœur qui est le réel sacrement. Sa « miséricorde embrasse toute chose » et la Rahma doit être la règle entre les hommes : « Repousse le mal par le bien».
Mais aujourd’hui n’est-ce pas à nous, en ces temps sombres, de lui accorder Miséricorde ? Lui si maltraité, n’est-ce pas à nous de mettre au vivant notre foi (au sens de vivifier) et ainsi le rendre vivant en soi, loin des pulsions mortifères. Se rendre vivant, se rendre signe Vivant, en lui. Chacun à sa manière ! La pluralité de nos manifestations le ravit !  Ecoutons l’Emir Abdelkader: « Si tu penses qu’Il est ce que croient les diverses communautés -musulmans, chrétiens, juifs, mazdéens, polythéistes et autres- Il est cela et Il est autre que cela ! Et si tu penses et crois ce que professent les Connaisseurs par excellence -prophètes, saints et anges-, Il est cela ! Il est autre que cela ! Aucune de ses créatures ne L’adore sous tous Ses aspects ; aucune ne Lui est infidèle sous tous Ses aspects. Nul ne Le connaît sous tous Ses aspects ; nul ne l’ignore sous tous Ses aspects. »
Karima Berger
Mai 2016.
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