Jean Lavoué, Illustrations de Nathalie Freour – Chant ensemencé

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

« Au printemps 2017 J’ai écrit les poèmes sur mon blog, du jour de ma maladie jusqu’à maintenant. Je feuillette les pages de mon journal troué, j’y devine des mots enfouis et d’autres à peine encore ébauchés…
Le chant m’est compagnon de clarté et des sources…
« Chant ensemencé » est le recueil de poèmes choisis. »

Extrait :

Quand chaque écorce en nous
Chaque racine, chaque cime
Seront honorées,
Quand toutes nos épreuves et toutes nos blessures
Seront marquées du Signe,
Alors nous serons chacun,
Dans la forêt humaine,
De cette fête transfigurée !

Jean Lavoué,
Dimanche 6 août 2017, 6h20

Éditions L’enfance des arbres, 2018

Jean Lavoué (1955) : Poète et essayiste, auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Il a dirigé une association d’action sociale de protection de l’enfance en Bretagne. Attentif à la fécondité des traces christiques, il a écrit sur Jean Sulivan, René Guy Cadou, Max Jacob, Xavier Grall… En mars 2017 il crée une maison d’édition du nom de son blog « L’enfance des arbres » Premier titre « Ce rien qui nous éclaire ».

Nathalie Freour (1952) : Peintre nantaise & illustratrice de poésie / F.Mauriac, R.M.Rilke, B.Clavel, L.Bresner, R.G.Cadou, H.Cadou, B.Doucey, Gilles Baudry…

Bernard Grasset – Pascal

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Lorsque l’on m’a proposé d’écrire un livre sur Pascal pour la collection Connaître en citations des éditions Ellipses, destinée aux étudiants et à toutes les personnes souhaitant s’initier à un auteur majeur en laissant résonner ses paroles mêmes, je n’ai pas tardé à donner mon accord, quand bien même j’avais d’autres projets d’écriture en attente. Pourquoi ? D’une part parce que Pascal est un auteur passionnant avec lequel je séjourne beaucoup depuis la thèse que je lui ai consacrée, d’autre part parce que je trouve ce chemin d’entrée dans l’œuvre d’un grand penseur, d’un grand écrivain, à partir de citations jugées essentielles tout à fait éclairant. J’étais habitué à tirer des œuvres de poètes, de philosophes, d’écrivains, que je fréquentais, des citations qui me semblaient décisives, de portée universelle tout en parlant à mon cœur et mon esprit, comme une sorte de florilège éclairant l’existence. Sur Pascal, pour la raison évoquée plus haut, je disposais d’un matériau riche permettant d’envisager sereinement l’écriture d’un livre fondé sur un choix de cinquante citations parcourant les différents visages de sa pensée. Ainsi est né, après un long labeur, ce livre, « Pascal », dans la collection Connaître en citations.
Compte tenu de l’esprit de cette collection, j’ai conféré une dimension pédagogique à l’ouvrage tout en m’efforçant d’en faire un exercice d’écriture de telle sorte qu’il soit à la fois un livre destiné à enseigner et un livre qui possède son style propre, un livre qui soit autant d’écrivain que de pédagogue. La préface, constituée d’une biographie en une quinzaine de pages de Blaise Pascal, a été aussi l’occasion privilégiée d’essayer de concilier les deux dimensions.
En résumé, dans ce livre sur Pascal, j’ai eu pour horizon de concilier science, enseignement et travail sur le langage.

Extrait :

« Il n’est ni ange ni bête, mais homme. »
(Pensées) (Fragment 453 S)

Idée :
Qu’est-ce que l’homme ? Telle est la question essentielle qui traverse toutes les Pensées. Pascal donne ici des éléments de réponse en définissant l’être humain par ce qu’il n’est pas. L’homme n’est ni un être purement vertical, ou seulement horizontal, ni une créature uniquement terrestre ou céleste ; il est à part, entre deux opposés.

Commentaire :
Pascal, nous l’avons vu, entend arracher les masques, dénoncer les illusions, afin que se dévoile l’essence même de notre condition. Plus on a de lumière, plus on reconnaît « et grandeur et misère en l’homme ». (155 S) L’homme mis à nu est un être misérable, plein d’amour-propre, de volonté de dominer, injuste, mais aussi inexplicablement grand. Il y a en l’homme deux principes majeurs, l’un de misère, l’autre de grandeur. (182 S) L’homme est fondamentalement un être de contrariétés, un être contradictoire. Afin d’illustrer cela, Pascal recourt aux symboles opposés de l’ange et de la bête. Misérable et grand, l’homme se place entre la bête et l’ange.
« L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. » (557 S) Faire l’ange, c’est oublier sa misère, sa corporéité, sa finitude et le paradoxe est que, lorsque l’on veut ainsi s’élever, on s’abaisse. La place, singulière, unique, de l’homme se situe entre la créature purement céleste et la créature purement terrestre. Il est au milieu de deux mondes, le terrestre et le céleste, et participe de l’un comme de l’autre. Le danger de la pensée sur l’homme est à la fois de trop le ramener à l’animal et de trop l’identifier à l’ange. Pascal s’insurge aussi bien contre ceux qui soulignent à l’excès notre grandeur, tels les stoïciens, que contre ceux qui nous ont rendus semblables aux bêtes, tels les sceptiques ou les épicuriens.
L’homme doit savoir qu’il n’est pas plus égal aux bêtes qu’il n’est égal aux anges. (154 S) Ainsi s’exprime l’auteur des Pensées dans la liasse Contrariétés. La juste connaissance sur l’homme, la bonne représentation, embrasse les contraires, n’efface ni l’un, ni l’autre. La puissance de la pensée pascalienne se révèle dans sa capacité à tenir ensemble ce qui, à un premier regard, paraît inconciliable.

Paris, Éditions Ellipses, Collection Connaître en citations, 2017

 

 

Françoise Bonardel – Jung et la gnose

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

On ne le sait vraiment qu’une fois le livre écrit, et les raisons pour lesquelles on s’est lancé dans cette aventure n’apparaissent clairement que lorsque l’intuition première s’est cristallisée dans cet « objet » si singulier qu’est un livre. Je sais seulement qu’un jour mon intérêt très ancien pour les gnostiques, et la lecture non moins assidue des œuvres de Jung, en sont venus à converger vers un horizon commun. Que Jung ait été ou non « gnostique » – à sa manière il s’entend – m’importait moins que de savoir jusqu’à quel point l’esprit de la gnose antique imprégnait la psychologie analytique. Si les gnoses furent considérées comme des hérésies par les premiers auteurs chrétiens, y a-t-il également quelque chose d’ « hérétique » dans le cheminement intérieur proposé par Jung (individuation), méfiant à l’endroit des institutions religieuses comme des phénomènes de masse qui dépossèdent l’individu de lui-même ?
Sa vision d’une religion rénovée, fondée sur une connaissance transformatrice et libératrice, Jung l’a bel et bien empruntée aux gnoses, même s’il s’en démarque sur bien des points. Il était donc temps de reconstituer ce puzzle dont l’unité retrouvée pourrait contribuer à ce que la psyché de l’homme contemporain soit moins morcelée, désorientée. Tel fut l’espoir de Jung, devenu le mien à mesure que j’écrivais ce livre qui invite à réfléchir sur la différence capitale entre un savoir théorique et une « gnose », qui seule transforme et sauve. C’est de ce type de savoir que nous avons plus que jamais besoin, tout comme de la liberté d’esprit, de l’imagination créatrice et de la fidélité à la Lumière des gnostiques. La vingtaine de siècles qui nous sépare de « ces hommes désespérés et admirables » (J.-L. Borges) est finalement peu de chose, Jung l’a bien compris, par rapport à l’enjeu spirituel majeur dont ils étaient porteurs. À nous d’être à nouveau des passeurs, entre ce qui fut et ce qui demeure.

Extrait : Épilogue p. 412.

Ce qui résonne à travers ces quelques figures majeures de la gnose telle que l’a revisitée Jung est toujours l’appel à une conscientisation de l’être humain, en son fond bien proche de l’appel à l’éveil et à la reconnaissance de son vrai « soi » lancé par les gnostiques : insubordination face à toute institution privant l’individu du droit sacré de « devenir soi » ; refus de voir la foi supplanter la connaissance quand elle n’est pas source de transformation psychologique et d’épanouissement spirituel ; conception novatrice de l’éthique et vision de l’unité du monde qui, si elle n’est pas pleinement pléromatique, bouleverse le rapport au monde au moins autant que la révélation gnostique. Car c’est bien en terme de « conscience » – jamais assez ample ni assez profonde – que Jung a traduit la notion gnostique de « lumière » dont les mille et une nuances, déclinées par la plupart des textes anciens, mettaient en valeur la plénitude indicible du plérôme. Jung aurait pu en ce sens faire sienne, ou prêter à la psychologie analytique dont il fut l’initiateur inspiré, la proclamation des pérates rapportée par Hippolyte, son hérésiologue préféré :
« Je suis la voix du réveil dans le temps de la nuit. Je commence maintenant à désarmer la puissance qui vient du chaos. C’est la puissance du limon de l’abîme, la puissance qui fait remonter la boue de l’immortel et immense élément humide, la puissance entière de l’agitation violente, puissance couleur d’eau, toujours en mouvement ; c’est cette puissance qui porte ce qui demeure, retient ce qui tremble, libère ce qui va, soulage ce qui gémit. » (Philosophumena, V, 14).

Éditions Pierre-Guillaume de Roux (décembre 2017)

Françoise Bonardel : www.francoise-bonardel.com

Bénédicte Jeancourt-Galignani, Jésus en BD

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Cette bande dessinée n’est pas un ouvrage historique. Si la vie de Jésus ne fait de doute pour aucun historien, ses faits et gestes, ses paroles, ont été transmises par des hommes qui voulaient témoigner que la vie de cet homme avait bouleversé la leur. En partageant ce qu’ils avaient vu, entendu ou compris, ils partageaient leur foi. Cela a donné les Evangiles.

Guidée par la lecture des Évangiles et de la Bible, par la vie de grands témoins aux cours des siècles et par l’accompagnement patient de croyants d’aujourd’hui, j’ai choisi de croire en ce Dieu-là qui s’est fait homme. Sa présence discrète et tendre accompagne très concrètement mes pas depuis bien longtemps. Le Christ me met en vie. Témoigner de cela n’est pas forcément chose aisée à notre époque et dans notre société. C’est ce que j’ai cherché à faire dans cette BD. Transmettre la foi qui m’habite aux enfants d’aujourd’hui.

Pour concevoir ce scénario, j’ai commencé par plonger dans l’histoire, la géographie et la culture de l’époque. Mais dès lors que je voulais faire un évangile et non un récit, il fallait avant tout me nourrir théologiquement. En tant que rédactrice en chef des magazines Filotéo et Pomme d’Api Soleil, cela fait quinze ans que je « travaille » sur la transmission de la foi. Chaque mois, des biblistes nous aident à décrypter les textes saints pour rendre audibles leur message aux enfants d’aujourd’hui. Ces séances d’exploration biblique avec Christophe Raimbault, Cécile Thuriot, Marc Sevin, Sylvain Gasser, et les intervenants du service national de la catéchèse et du catéchuménat (SNCC), ont nourri ma réflexion.
Entre plusieurs exégèses, j’ai choisi de lire celle de Joseph Ratzinger et plongé avec régal dans son Jésus de Nazareth. Le scénario de cette BD lui doit beaucoup. Mon expérience personnelle de lecture et de méditation biblique, enrichie par l’école de prière des jésuites, par un parcours d’évangélisation des profondeurs et par l’appartenance à une communauté de vie chrétienne a aussi irrigué ce récit.

Chaque page a été une aventure intérieure autant que créative. Il a fallu faire des choix, couper, alléger… Il a fallu remanier, se laisser guider par le savoir-faire d’Anne Bideault, éditrice hors pair. Puis abandonner le scénario aux doigts experts de Li-An qui l’a mis en dessin et lui a donné vie, avant que Laurence Croix ne lui apporte lumière et couleurs. L’ensemble de ces talents a donné ce récit. Il ne manque plus que des lecteurs pour qu’il soit vraiment vivant !

Extrait :

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Éditions Bayard Jeunesse, Octobre 2017

Bénédicte Jeancourt-Galignani est rédactrice en chef de Pomme d’Api Soleil et Filotéo, deux magazines d’éveil à la foi édités par Bayard. Elle est aussi auteur de plusieurs livres d’éveil religieux édités chez Bayard :
La Bible en BD,
Histoires pour vivre heureux, un recueil de contes de sagesse,
– Un coffret de psaumes écrits spécialement pour les enfants,
Les héros de la Bible, un livre animé pour les 6-10 ans
Que nous dit Jésus
– Les paraboles de Jésus.

Rencontre avec Karima Berger autour de son livre HEGIRES, Actes Sud

Chers amis, nous sommes heureux de vous convier à ce chaleureux moment de partage le :

JEUDI 1er FEVRIER 2018 à 19h00

Cette rencontre se tiendra à l’hôtel de Châtillon  (75003 Paris) 

Réponse indispensable avant le 25 janvier 2018 : philippe.baudasse@ecrituresetspiritualites.fr