Exposition : Lieux saints partagés

Lieux saints partagés
Coexistences en Europe et en Méditerranée
Exposition présentée du 24 octobre 2017 au 21 janvier 2018 


293, avenue Daumesnil
75012 Paris

Lire le communiqué de presse et informations pratiques de l’exposition.

Musulmane priant dans le caveau des Patriarches.

Patrice Obert – Émotions du quotidien – recueil de nouvelles

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Nos existences sont construites sur des rencontres. Ceux que nous croisons nous aident à comprendre le monde et à nous émerveiller. Pilleur des mots des uns, voyeur des vies des autres, je recompose les bribes qu’ils me livrent, volontairement ou non, en agençant à ma manière les parcours qui m’ont surpris, les cheminements qui m’ont intéressé, les réflexions qui m’ont marqué, les souffrances qui m’ont touché, les anecdotes qui m’ont fait rire.
J’aime écrire ces courts récits, brosser une histoire en quelques pages. Des destins qui nous parlent et nous emportent avec eux parce qu’ils nous disent chacun un peu du mystère de la vie

Extraits : Nouvelle « La maison de Yann »

À la fin de ces vacances, Yann a disparu.

Connaît-on jamais un être humain, serait-il votre fils ?

Yann n’est pas revenu de Paris où il était allé chercher ses résultats de fin d’étude. Appels téléphoniques, attente, inquiétude, trouble. Il a fallu quelques jours pour comprendre que « quelque chose » s’était passée, puis d’autres jours pour exclure l’accident, l’hospitalisation, la rixe ou l’agression qui aurait mal tournée et le corps que la police aurait pu découvrir. Quelques jours encore pour découvrir la chambre en désordre, la boîte aux lettres remplie de courriers, dont certains dataient de trois ans, le portable et les clés du studio abandonnés sous le lit. Le dernier qui l’aura vu sera le voisin, qui l’aura croisé le dimanche midi, un sac sur l’épaule, partant. Quelques semaines pour douter, en triant les affaires, pour s’interroger sur l’impossibilité de retrouver des cours de fac récents, pour se mettre à imaginer que sa vie n’était peut-être pas celle qu’elle croyait, celle d’un étudiant en médecine qui devait en finir bientôt avec ce premier cycle d’étude, qui avait une amie et des potes avec lesquels ils trinquaient de temps en temps dans des bistros. Quelques semaines encore pour réaliser que l’étudiant n’était plus inscrit à la fac depuis quatre ans, qu’il n’avait jamais passé les derniers examens, que personne n’était au courant, ni Aurélie, effondrée, ni les copains, désemparés, ni les cousins et cousines, stupéfaits, ni le barde et la mère-mer, ni Allan, ni elle, Annie, sa mère. Il avait fui par peur de lui dire la cruelle vérité.

Éditions La lampe de chevet,
Parution le 18 Octobre 2017

Didier Lafargue – La personne humaine dans l’œuvre de Carl Gustav Jung – essai

Pourquoi j’ai écrit ce livre :

Depuis longtemps, je me suis interrogé sur la connaissance de la nature humaine. Cela m’est d’abord venu de mon père qui m’a transmis sa passion pour l’Histoire notamment par l’intermédiaire des biographies des grands hommes, des fortes personnalités qui font l’Histoire.
La psychanalyse, appelée par Jung « psychologie des profondeurs », offre un terrain d’investigation apportant certains éclairages à ce sujet. Sur ce point, Jung s’est singularisé par rapport à Freud. À sa manière, ce dernier a édifié un dogme, distinguant en chaque individu le ça, le moi, le surmoi. Chez Jung, le dogme est absent. L’art, la littérature, la musique, la philosophie font tous état de l’âme humaine ; la diversité caractérise sa pensée. Il discerne dans l’inconscient une partie appelée inconscient collectif dans lequel les archétypes exercent leur puissance. L’ensemble est d’une prodigieuse richesse et il est toujours possible à la personne de s’y reconnaître en cas de troubles psychologiques.
Pour Jung, l’individu doit rester autonome face à la collectivité. Aussi s’est-il interrogé sur le danger que la science était susceptible de lui faire courir. Il a également manifesté son inquiétude à l’égard des mouvements collectifs à caractère idéologique au sein desquels était noyée la personne humaine, ce qui donne un caractère tristement actuel à sa pensée. Car si les forces exprimées par son inconscient collectif peuvent enrichir sa conscience, elles peuvent aussi la subjuguer si elles sont méprisées. En découle chez Jung l’émergence d’une philosophie propre à séduire ceux ayant le désir de s’interroger sur les fondements psychologiques réels des croyances reconnues. C’est ce que ce premier tome a tenté de dégager. Le deuxième tome aura pour thème la dimension purement spirituelle attachée à l’inconscient collectif toutes religions confondues.

Extrait :  

Il arrive que les êtres se mettent en tête d’obéir à des mots d’ordre, des abstractions, jusqu’à en oublier leur âme, succombent à des idées se révélant tyranniques et s’imposant à la société à l’encontre de la liberté de chacun. L’idéologie se présente alors comme un ensemble d’idées visant à présenter le monde dans un sens particulier et se posant en vérité absolue. Son objectif est de rassembler le peuple autour de ses préceptes et de susciter une adhésion pouvant mobiliser les passions. Dès lors, elle tourne vers l’intolérance et se refuse à toute remise en question propre à permettre progrès et innovation. Par cette volonté de fermeture, elle nuit au progrès personnel de chacun. Celui-ci n’est rendu possible que par des confrontations successives, soit en restant résolument ouvert à tout apport extérieur. Cet aspect oppressif accolé à l’idée caractérisa d’abord en Occident le christianisme, à travers l’Inquisition, avant de s’appliquer aux régimes totalitaires du XXe siècle. Avec ces derniers, des valeurs laïques se sont substituées à celles religieuses pour exercer une emprise tout aussi grande sur les volontés. […]
Cette division arbitraire opérée entre le bien et un mal souvent imaginaire ne fait que reproduire celle introduite dans notre esprit. Se produit alors une scission psychologique qui détruit notre intégrité et nous coupe de toute une partie de nous-mêmes. Que cette soumission absolue de l’âme humaine se fasse au nom de Dieu, à celui d’une loi incarnée par un parti ou envers un Etat représenté par un chef charismatique, elle représente toujours la même attitude humaine d’abdication de soi. Jadis existait une divinité toute puissante à laquelle les hommes vouaient une adoration sans limites puisqu’ils allaient jusqu’à lui sacrifier leurs semblables. La fascination qu’exerçait Moloch sur leur esprit était telle que ses fidèles avaient résolu de lui donner leurs propres enfants. Ceux-ci étaient brûlés vif sur l’autel du dieu ou au sein de la statue qui lui avait été élevée. Maintenant Moloch a disparu et, tombé dans l’oubli, n’est plus l’objet de ce culte sans bornes que nourrissaient les angoisses humaines. Mais il renaît de nos jours sous la forme d’idées auxquelles les individus sacrifient tout sans discernement.

Jean-Marc Blancherie-éditeur, Éditions du Désir
Parution : Octobre 2016
http://editionsdudesir.fr/produit/personne-humaine-jung/

L’auteur est né en 1962 à Bordeaux, Didier LAFARGUE a une formation d’historien. Travaillant sur le thème de l’imaginaire, il a écrit de nombreux articles dans les revues Temporel, Jules Verne, Atlantis, Acropolis, L’Initiation traditionnelle, Matières à penser, Choisir.

Assemblée générale d’Écritures & Spiritualités – 3 Octobre 2017

ASSEMBLEE GENERALE DE L’ASSOCIATION

Mardi 3 octobre 2017 à 20 h précises

Au FORUM 104, 104 rue de Vaugirard 75006 Paris – M° Saint-Placide

Mardi 3 octobre, nous serons ravis de vous accueillir à l’occasion de notre assemblée générale, ouverte à tous. Ce sera une belle occasion pour découvrir ou retrouver les personnes qui toute l’année font vivre Écritures & Spiritualités. Mais aussi de nous faire part de votre avis, de vos suggestions, et de votre engagement. Ils seront appréciés et bienvenus !…

TÉLÉCHARGEMENT INVITATION

Françoise Evenou – L’appel des oliviers

Pourquoi  j’ai écrit ce livre :

La jalousie divise les frères, elle sème la guerre, elle veut régner sans partage. J’ai écrit ce roman de sagesse et de fraternité inspirée par deux grands récits bibliques : le récit d’Abel et Caïn et la parabole du fils prodigue. J’éprouve une tendresse particulière pour la figure du frère ainé qui révèle l’homme fidèle, l’homme de devoir, l’homme de la terre. Celui qui reste sur le seuil de la rencontre,  pétrifié de jalousie, incapable de s’ouvrir à la joie de l’autre.  Plein de lui-même. Pour raconter cet apprentissage de la fraternité,  j’ai imaginé un voyage initiatique sur la terre de mes ancêtres, l’Andalousie. Royaume de l’olivier, de Federico Garcia Lorca et du flamenco,  berceau de la rencontre des cultures juives, chrétiennes et musulmanes au temps d’al -Andalus.

En Andalousie, dans une hacienda d’oliviers, Alvaro règne en maître sur son domaine. Le retour de son frère fait basculer sa vie. Arraché à son royaume, ses terres, ses arbres, il est entraîné dans un voyage initiatique. De Cordoue à Grenade, des sommets enneigés au cœur du désert, il fait des rencontres qui bouleversent sa vie. Comment transformer la violence que l’on porte en soi, la jalousie, la haine, la colère en paix intérieure ? Faut-il se perdre pour s’ouvrir à l’autre ?

Extrait :

“ Devant lui, un vaste paysage de collines couvertes d’oliviers s’étendait à perte de vue. Une mer d’oliviers. Ses oliviers. Des milliers d’arbres tournés vers la lumière, défiant le temps de leurs bras noueux brillants de vert, s’offrant au vent, à la pluie, au soleil. Ce même paysage, impassible et majestueux, pétri de gestes ancestraux pour extraire le précieux nectar. De ces terres du sud de la péninsule ibérique, l’huile, versée dans les amphores, voyageait sur le « grand fleuve », le Guadalquivir, pour nourrir et éclairer Rome ; au temps d’al-Andalus, elle illuminait la grande mosquée de Cordoue, splendeur du royaume des princes Omeyyades ; au XVIe siècle, des ports de Séville et Cadix, elle embarquait sur les navires de haute mer avec conquistadors et missionnaires en direction du Nouveau Monde. ‘’

Françoise Evenou, «L’appel des oliviers »

Éditions Salvator, septembre 2017

« La Rencontre »  publié aux éditions Nouvelle Cité, 2015

https://www.facebook.com/lappeldesoliviers/