SALON DU LIVRE d’ECRITURES & SPIRITUALITES LE 4 MARS 2017

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 Ecritures et Spiritualités tiendra son salon du livre annuel le 4 mars 2017 de 14h à 18h30, la Mairie du 6ème arrondissement de Paris. Cent auteurs de toutes sensibilités spirituelles dédicaceront leurs ouvrages. Une table ronde animée par Virginie Larousse traitera du thème Poésie et Religions. 

Le salon du livre d’Ecritures et Spiritualités est un espace de dialogue et d’échanges unique, nécessaire à notre temps et permettant de découvrir la création littéraire orientée sur la connaissance du sacré et la diversité de ses manifestations.Il est parrainé par le Printemps des poètes, la librairie La Procure, Le monde des Religions, les revues L’Arche et les radios RCF et Radio Orient.

 100 auteurs seront présents

Poètes, romanciers, philosophes, essayistes pourront dédicacer leurs ouvrages et dialoguer avec leurs lecteurs avec notamment Leili Anvar, Marie Balmary, Tahar Bekri,  Maurice Bellet, Catherine Chalier, Mustapha Chérif, Laurence Cossé, Pierrette Fleutiaux, Marie de Hennezel, Alexis Jenni, Laura El Makki, Salomon Malka, Marion Muller-Colard, Colette Nys Mazure, Jean-Michel Oulghourian, Christiane Rancé, François Sureau, Bertrand Vergely…

 Pour son édition 2017 le salon aura pour thème “Poésie et Religions”, car les religions, même menacées, perdurent moins en raison de l’ordre qu’elles édictent que de la puissance poétique et spirituelle qu’elles déploient. Une table ronde sera animée, à 15h, par Virginie LAROUSSE, rédactrice en chef du Monde des religions. Cet échange donnera à chacun la possibilité de nourrir sa réflexion, avec la participation d’invités de renom :

  • Leili ANVAR, spécialiste de l’Islam mystique et traductrice de poésie persane
  • Emmanuel MOSES, poète, romancier et traducteur de poésie hébraïque
  • Gabriel RINGLET, théologien, écrivain et poète.

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Ecoutez l’émission Voix de femmes sur radio orient avec conq auteures qu seront présentes au salon : Tania Heidsik , Christine d’Erceville, Florence Quentin, Zarina Khan et karima Berger : 

Voies de Femmes

AUTEURS PRESENTS

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Marie Vidal, Les aventures du prophète Jérémie

Pourquoi j’ai écrit ce livre
                Comment communiquer ce qui me donne vie et que j’aime ? Comment faire aimer les Paroles qui me régalent ? Voilà pourquoi j’ai écrit ce livre sur le Prophète Jérémie dont la vocation et l’itinéraire m’ont permis de discerner et de vivre mon chemin particulier. Parce que je pense que je ne suis pas seule à être aidée par les événements que Jérémie a dû affronter, j’ai écrit. Il me souvient, même si cela est rare, qu’un évêque français avait choisi la vocation de Jérémie pour son ordination épiscopale. Ce jour-là, les écoutants s’interrogèrent sur la proximité de deux personnes, comme une rencontre.
La Bible, je l’aime, et je l’ai beaucoup lue. Elle offre trois parties aux oreilles et aux yeux qui la lisent, la Torah, les Prophètes, et les Écrits. Mais la première est unique, les deux suivantes n’existant que pour enseigner et mettre en pratique la première, la Torah. Tel a été le travail de Jérémie en son temps, temps de guerre, de réforme, de réflexions et de décisions. Un prophète n’annonce pas l’avenir. Il se tient là pour faire entrer ses contemporains et ses contemporaines de tous niveaux dans l’écoute immédiate des appels de l’Éternel.
Alors, j’ai convoqué huit hommes et huit femmes, en parité, pour discuter avec Jérémie, comme une nouvelle communication en amitié, en confiance.

Aventures du Prophète Jérémie Marie Vidal

Extraits : 
« Le code, le voici. Quand l’Éternel crie : « Je ne te veux plus », Il dit simultanément : « Je te veux ! » Il faut avoir des oreilles… […] Notre cri sonne comme une sirène. Il résonne comme le cor. Ensuite, il diminue de tonalité et vous devenez capables d’entendre, au centre et sommet de nos discours, l’espérance à venir…. »
« Jérémie, lorsque tu racontais la tragédie de Jérusalem et afin de mieux comprendre ton analyse des événements, nous avons décidé de lire les Dix plaies d’Égypte. […] Nous avons remarqué les trois mots répétés par la Torah écrite dans le Livre de l’Exode à propos du cœur de Pharaon. Nous savons par ailleurs que l’hébreu et le français ne donnent pas les mêmes significations au cœur. Pour nous, les Francophones, le cœur montre la charité, l’amour et les émotions. Pour vous, en hébreu, le cœur manifeste la raison, le raisonnement, la faculté de décider, la volonté, et l’intelligence. »

 

Marie Vidal a écrit
Un ressuscité nommé Lazare, Cosmogone, Lyon, 2013
Les Sept Prophétesses, Cosmogone, Lyon, 2006
Un Juif nommé Jésus, Albin Michel, Paris, 1996 et Poche en 2000
http://www.sgdl-auteurs.org/marie-vidal

 

 

 

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Marina Copsidas, « Que votre joie soit parfaite »

POURQUOI J’AI ECRIT CE LIVRE 

C’est l’icône de l’Echelle de saint Jean Climaque, exposée dans le monastère de sainte Catherine au Sinaï, qui m’a inspiré cette recherche sur le dévoilement de la violence dans les Ecritures, en suivant un chemin de trente trois degrés qui, malgré les embuches, mène progressivement au Royaume. Car les icônes traduisent par l’image le contenu de la foi : « Evangiles et icônes se renvoient mutuellement l’une à l’autre et ont la même signification » proclame le concile de Nicée II (787).
Lors de ma précédente recherche sur Les larmes de Pierre, j’ai découvert grâce à René Girard l’anthropologie biblique, qui démasque la violence comme conséquence de la rivalité mimétique. Violences, rivalités, mimétisme atteignent au XXIème siècle des niveaux inégalés, sous des formes souvent dissimulées. Ainsi René Girard a découvert la Bible et professé sa foi :Je vois Satan tomber comme l’éclair (Lc 10,18) [1]
«La singularité et la vérité que la tradition judéo-chrétienne revendique sont     parfaitement réelles, évidentes même, sous le rapport anthropologique… Le          présent livre constitue en dernier ressort ce qu’on appelait jadis une apologie du christianisme. »
Cette méditation sur le chemin de la violence à la joie, achève en quelque sorte ma « Trilogie du Sinaï » : Le Christ Pantocrator (christologie), Les larmes de Pierre (ecclésiologie), Que votre joie soit parfaite (anthropologie et eschatologie), trois recherches toutes inspirées par de célèbres icônes du monastère sainte Catherine au Sinaï.

Mise en page 1

 EXTRAIT :
 « Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » 1Jn 4,16b
Dans la Nouvelle Alliance, Jean le théologien est le seul des disciples du Christ qui nous révèle avec autant de puissance ce mystère ineffable de l’Amour de Dieu, ou agapè : l’Amour n’est pas une qualité de Dieu, mais l’Etre même de Dieu est Amour. Le témoignage irrévocable de Jean (1Jn 1,1), nous entraine vers les sommets vertigineux de sa première épître : dans les 15 versets de 1Jn 4, 7-21, les mots amour ou aimer sont cités selon 27 occurrences, pour révéler et attester que Dieu est amour puisque Il a envoyé son Fils comme Sauveur de monde. C’est ainsi que la fatalité de la haine et de la violence doit être définitivement anéantie par l’Amour de Jésus Christ (Ap 1,5), avant la victoire finale sur le mal attestée par l’Apocalypse (Ap 20,9b-10).
« L’Amour est la plus universelle, la plus formidable et la plus mystérieuse des énergies cosmiques. » [2]
Le message transmis par l‘Eglise, les Eglises, a inculqué trop souvent la vision d’un Dieu violent, diamétralement opposée aux Ecritures, et a de ce fait servi la cause de l’athéisme. Ainsi, Nietzsche ayant cherché en vain le Christ comme le suggère ses deux brûlots, L‘Antéchrist et Ecce Homo, deviendra le chantre de « la mort de Dieu » avant de sombrer dans la folie :
« Le christianisme officiel apparaît comme une religion de la loi et du                 châtiment qui se traduit par des interdits ou des tabous sociaux. La régression         oublie la Trinité, sa paternité sacrificielle qui ne domine pas mais engendre la liberté; cette régression présente Dieu sous la forme du Juge jaloux, Justicier redoutable et terrorisant qui prépare de toute éternité l‘enfer et le châtiment.… Il est urgent de corriger la conception « terroriste » et « pénitentiaire » de Dieu. La théologie des interdits et des enfers est une des causes de l’athéisme actuel… Il n‘est plus possible de croire à un dieu sans entrailles et impassible. Le seul message qui puisse atteindre l‘athée d‘aujourd‘hui c‘est celui du Christ descendant en enfer.» [3]
C’est l’icône de l’Anastasis, qui nous montre le Christ descendant aux enfers lors de la Résurrection, pour en libérer Adam et Eve, c’est-à-dire toute l’humanité.
 L’histoire du christianisme trouve une de ses plus belles manifestations à travers les très nombreuses œuvres caritatives nées de et pour l’amour du prochain. Il est prodigieux de constater, aujourd’hui, que les scientifiques rejoignent Sainte Teresa, dans sa vision de l’amour :
« Nous avons besoin d’amour et d’exister pour quelqu’un d’autre. C’est là que    nous commettons une erreur lorsque nous repoussons les gens sur le bas-côté. Le monde, aujourd’hui, est affamé non seulement de pain, mais d’amour ; il a faim d’être désiré, d’être aimé. Les gens ont faim de sentir la présence du Christ. » [4]
« L’altruisme est un instinct. Pourquoi ? Schématiquement, parce que nous ressentons en nous même la souffrance de l’autre, et qu’en le secourant nous cherchons fondamentalement à nous soulager nous-mêmes… « Il faut nous aimer les uns les autres, ou mourir ». Ce n’est pas un souhait moral, mais une observation neuronale… Le câblage de notre cerveau social nous relie tous à notre humanité commune. » [5]
[1]  R. GIRARD, Je vois Satan tomber comme l’éclair, éd. Grasset 1999, p. 18
[2]  P. TEILHARD de CHARDIN, Sur le bonheur, sur l’amour, Le Seuil 1966, p. 51
[3]  P. EVDOKIMOV, L’amour fou de Dieu, Seuil 1973, p. 20.34
[4]  SAINTE THERESA, No greater love, p. 93
[5]  P. Van EERSEL, Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner, A. Michel 2012, p. 76.77
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Jean-Louis de La Vaissière, François dans la tempête

Pourquoi j’ai écrit ce livre
« Vaticaniste » à Rome pour l’Agence France-Presse entre 2011 et 2016, j’ai observé pendant deux ans avec passion la fin du pontificat de Benoît XVI, une période de déprime et d’intrigues dans le petit Etat du Vatican, puis pendant trois ans cette période de tempête et de floraison qu’est la révolution bergoglienne.
Benoît était un grand théologien, un homme de haute stature morale mal compris, mais François, pape argentin du bout du monde, fait revivre l’Eglise. Il préfère les vagues et les courants d’air au calme apparent et au confinement.
Peut-il réformer l’Eglise et jusqu’où? L’Eglise est très divisée en courants, dans des conflits à fleurets mouchetés. Ce chef déroutant appelle les évêques, les prêtres en jeans ou en soutane, les religieuses, les laïcs à ne pas avoir peur de marcher dans la boue des chemins. François est très exigeant, il ne veut pas d’un christianisme purement sociologique. Le livre est  dédicacé « à toutes les religieuses qui sont mères et sœurs d’une autre manière de par le monde ». Pourquoi j’ai écrit ce livre ? Pour témoigner d’une réalité vivante, contradictoire, libre, divisée qui tente de faire entendre un message magnifique dans une culture qui l’a oublié.

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EXTRAIT
Il y a sûrement une manière d’être chrétien, qui, compte tenu de l’imperfection doit chaque être humain est habité, est plus crédible que d’autres. Une manière plus « aimable ». « Aimable » non pas au sens de poli, mais de « qui aime et aime être aimé ».
Une posture humble et simple, c’est ce qu’on peut lire dans l’expression de François quand il passe saluer un par un les journalistes, lors de ses voyages en avion. « Je suis le pape mais aussi un homme ordinaire, imparfait, pas un extraterrestre. N’ayez pas peur de moi, de me confier vos intentions. Je ne suis que le messager d’une bonne nouvelle et tout, de ce que vous êtes, de ce que vous faites, peut m’intéresser. » Rien de démagogue là-dedans. Une façon d’être, qui brise la glace.
Quelles sont ces matériaux, ces valeurs sans lesquels le témoignage sera difficilement convaincant ? C’est le charisme du pape François d’avoir su les décrire, sans moralisme. Ils sont comme les fondements de la maison. Rendre la maison Église plus aimable, c’est le défi . Un défi  poursuivi depuis le concile Vatican II. La maison Église est toujours en construction, et le travail pour la rendre plus aimable est toujours à reprendre !
ELEMENTS BIOGRAPHIQUES
Jean-Louis de LA VAISSIÈRE est journaliste depuis 1977 à l’AFP, où il a occupé divers postes au siège et à l’étranger (Iran, Allemagne, Italie, Suisse, service diplomatique). De 2011 à 2016, il a couvert l’actualité du Vatican. Il a publié en 2010 chez Max Milo, Qui sont les Allemands ?, puis au Passeur, De Benoît à François, une révolution tranquille, en 2014, Le pape François, un combat pour la joie, en 2015, et un roman, Trois frères et l’éternité, en 2014.

 

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