Colette Nys-Mazure, Ma maison, c’est là où je vis. Illustrations d’Aurélia Higuet

Pourquoi j’ai écrit ce livre ?

Parce que je souhaitais participer au cinquantième anniversaire d’une ONG : Le Centre national de coopération au développement – communément appelé CNCD-11.11.11 – qui regroupe en son sein près de 90 ONG et des milliers de volontaires engagés dans la solidarité internationale en Belgique francophone et germanophone.
Parce que je suis concernée par l’intégration dans les écoles des enfants des 800 réfugiés accueillis par ma ville de Tournai.
En cours d’élaboration de cet album pour la jeunesse, je suis allé éprouver mon texte dans deux écoles auprès de directeurs, enseignants et enfants de Belgique et d’ailleurs pour l’ajuster.
Il a été complété par une partie didactique qui propose aux enfants des jeux à leur portée en lien avec l’histoire racontée qui se passe en une semaine dans une école de Bruxelles

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Extrait

Mardi sur le trottoir vers l’école, j’ai rattrapé Salam. Elle sautait d’un pavé à l’autre et faisait danser sa jupe rouge. J’ai demandé
– Est-ce que tu vas te voiler  quand tu seras grande?
Elle a répondu par une question.
– Pourquoi les gens de ton pays ne baissent pas les yeux devant les anciens ?
Nous avons passé le portail en silence.
Mercredi midi, Salam et moi, nous avons traîné au square : il y a un toboggan et des bancs verts. On était bien. On n’avait pas envie de rentrer tout de suite puisque l’après-midi, c’est congé.
J’étais en haut du toboggan lorsque j’ai vu débouler un bouledogue fou.
-Salam ! Attention ! J’arrive.
Elle avait déjà grimpé du banc sur la branche basse de l’arbre qu’on voit de la cour de récréation. Elle essayait d’atteindre le mur. J’ai eu du mal à  la rejoindre car je suis trop gros.  Si je veux devenir aussi pompier, je devrai maigrir.
Le chien me collait aux fesses quand son maître  a surgi.
– Pollux, ici !  Au pied.
Le méchant chien est devenu un gentil toutou. Sur notre mur, nous avons ri de soulagement.
-Ton genou saigne, a remarqué Salam, viens à la maison ! Ma mère va te soigner.
J’avais un peu peur. Que diraient mes parents s’ils savaient que j’entre chez des inconnus, surtout des étrangers ?  Mais je l’ai suivie.
La maman de Salam a ouvert tout de suite. Elle se faisait du souci pour sa fille qui ne rentrait pas. Le repas était prêt sur la table  mais pas de couverts.
La maman ne parle pas aussi bien français que Salam mais elle sourit comme elle. Elle m’a fait asseoir. Avec douceur, elle a désinfecté la blessure avant de poser un pansement.
-Tu  restes manger avec nous ?
– Merci ! Mes parents vont s’inquiéter. Merci.
– A demain !
Salam m’a accompagné d’un signe de la main. J’ai remarqué que sa paume est toute blanche.
«  Ma maison, c’est là où je vis », pour parler des migrations aux plus petits
« Les murs protègent les enfants mais ils peuvent parfois séparer les êtres humains, exclure et enfermer les personnes dont on ne veut pas. Comment se comprendre lorsqu’on vient de pays, de langues et de cultures différentes ? »
Éléments biographiques
Née à Wavre, Colette Nys-Mazure vit à Tournai. Philologue de formation, longtemps professeur de lettres, elle collabore à différents journaux et revues et partage son enthousiasme pour la littérature de Belgique avec des lecteurs des Etats-Unis, d’Italie, de Suède, de Pologne, de Lettonie, du Mexique.
Poète, elle a reçu plusieurs prix : Prix de Poésie pour la jeunesse du Ministère de la Jeunesse et des Sports, de la Maison de la poésie de Paris, Prix Max-Pol Fouchet. Elle est nouvelliste, romancière et essayiste.  Elle écrit pour le théâtre et la jeunesse. Ses livres sont traduits en plusieurs langues.

 Colette Nys-Mazure – Ma maison, c’est là où je vis. Illustrations d’Aurélia Higuet, CNCD, 2016

 

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Barbara Lecompte, Marquise au portrait

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Lorsque je viens au Louvre, je vais le plus souvent dans les salles de penture française du XVIII eme siècle ; et je ne manque pas d’aller saluer le portrait de madame de Pompadour, ce pastel époustouflant de Maurice Quentin de La Tour. Un artiste atypique qui avait déjà éveillé mon intérêt lors de la belle exposition consacrée à ses œuvres au château de Versailles. La Tour et la Pompadour, passionnants personnages de roman pour caracoler au siècle de Louis XV !

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Extrait

Rassurez-vous, Dieu ne m’oublie pas et sait comment refréner mon orgueil. Ainsi a t Il missionné un de ses anges pour se placer sur mon chemin et me faire un croche-pied. L’ange, des plus charmants, est madame de Pompadour. Et le croche-pied ? Ce portrait d’elle que j’ai accepté d’exécuter pour mon malheur. Les proportions en sont enivrantes, la difficulté déconcertante. J’ai passé le stade du chatouillement de satisfaction que procure une grande commande, je me dérobe. Vous voici dans la confidence, Maurice Quentin Delatour est devenu plus humble qu’un pénitent, craintif et désespéré devant l’épreuve à venir. La marquise s’impatiente, me harcèle de billets. Peut-on refuser quoi que ce soit à l’ensorcelante et puissante favorite ?

Éléments biographiques

Barbara Lecompte vit dans le sud.
Marquise au portrait est son troisième roman.
Publication à venir : L’encrier de Madame se Sévigné, Editions Arlea, le 5 janvier 2017.

 

Barbara LecompteMarquise au portrait, Editions Arlea, 2014.

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l’Appel spirituel de Genève : 18ème cérémonie avec Karima Berger

Le samedi 17 décembre 2016 à 17h à l’Espace Fusterie, l’écrivain Karima Berger proposera sa lecture de l’Appel spirituel de Genève.

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Ce texte, rédigé en 1999 par des laïcs et des religieux issus de différents courants de pensées à l’occasion de la Journée mondiale de la Paix, lance un appel à toutes les personnes attachées aux valeurs du respect sans condition pour ensemble lutter contre les abus, la haine et la violence.
L’Appel spirituel de Genève : http://www.aasg.ch/
« Parce que nos religions ou nos convictions personnelles ont en commun le respect de la dignité de la personne humaine,
Parce que nos religions ou nos convictions personnelles ont en commun le refus de la haine et de la violence,
Parce que nos religions ou nos convictions personnelles ont en commun l’espoir d’un monde meilleur et juste.
Nous, représentants de communautés religieuses et représentants de la société civile, demandons aux décideurs planétaires, quel que soit leur champ d’activité, de respecter de manière absolue les trois préceptes suivants: Ne pas invoquer une force religieuse ou spirituelle pour justifier la violence, quelle qu’elle soit. Ne pas se référer à une force religieuse ou spirituelle pour justifier toute discrimination et exclusion. Ne pas user de sa force, de sa capacité intellectuelle ou spirituelle, de sa richesse ou de son statut social, pour exploiter ou dominer l’autre. Notre Appel, qui s’inscrit dans la tradition d’accueil, d’asile et de compassion de Genève, est ouvert à toute personne dont les convictions s’accordent avec les présentes demandes. »

18ème cérémonie (entrée libre), une heure de méditation et de réflexion autour de cet appel.

Après l’Abbé Pierre, l’ a. Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, l’a. Haut-commissaire des Droits de l’Homme Mary Robinson, l’a. Président du CICR Cornelio Sommaruga, l’a. Présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, l’a. Conseillère d’Etat genevoise Michèle Künzler, l’écrivain Frédéric Lenoir ou l’a. Directeur de l’Office Fédéral de l’Environnement Philippe Roch pour ne citer que ces derniers, c’est au tour de l’écrivain Karima Berger de partager ses réflexions.

Présidente de l’association Ecritures & spiritualités, Karima Berger est une voix singulière à la croisée de deux langues et deux cultures, témoin d’une tradition musulmane ouverte au dialogue. Dans Éclats d’islam (2009)  et Les Attentives, un dialogue avec Etty Hillesum (2014), parus chez Albin Michel, elle partage la richesse de sa quête spirituelle. Son dernier roman, Mektouba (2016) explore avec sensibilité les enjeux de la transmission entre tradition et modernité.

Bianca Favez, le groupe Ozan Cagdas et Kaleido Vox (dir. Serge Ilg) rythmeront de leurs voix cette cérémonie, qui sera suivie d’une verrée.

Pour plus d’informations :

http://www.aasg.ch/aasg_French/langues/french.pdf

http://www.aasg.ch/

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Jean-François Mézil, La Part du Diable

Jean-François Mézil, auteur et membre d’Écritures & Spiritualités, sera à Paris, le mardi 13 décembre, pour la lecture à 19 h de La Part du Diable au Théâtre du Nord-Ouest.

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Deux paumés sur un coin de terre improbable. Une nuit de décembre étoilée. Pas un souffle. Ils attendent tous deux un dénouement de vie, la chose inespérée : une femme !

Deux hommes face à face. Deux hommes différents qui pourtant se ressemblent. La nuit, rien que la nuit, et une aube qui tarde à venir :

« Il devrait faire froid ! Il devrait faire jour ! Eh bien non, ni chaleur, ni froidure. Nous sommes là à désespérer de l’aube, à compter les étoiles qui meurent, à entendre sonner des trompettes et contempler des feux qui brûlent un pan de ciel. Nous avons changé de monde, basculé corps et âmes. Là où nous sommes, il n’y a plus de certitude. Rien que l’illusion, la folie, le mystère qui nous pénètrent lentement. »

Pour plus d’informations : http://www.billetreduc.com/176060/evt.htm

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Françoise Evenou, la Rencontre

Deux liens pour découvrir Françoise Evenou, écrivain et membre d’Écritures & Spiritualités.

« La vie de Françoise Evenou bascule lors de la mort de son père. Elle a alors 38 ans. Mariée et mère de deux enfants, elle travaille pour la communication d’une grande multinationale. Le décès de son père lui fait réaliser qu’elle a construit sa vie sur du sable, vie dont elle ne voit plus le sens, le but, le pour quoi. De ses lectures de philosophes à la rencontre de voyantes, en passant par la psychanalyse, elle finit par retrouver enfin Dieu le Père. Elle vient sur le plateau d’Un coeur qui écoute raconter cette quête qu’elle a déjà narré dans un livre paru aux éditions Nouvelles Cité et intitulé « La rencontre ». »

Dans le journal la Vie

Entretien à KTO

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Catherine Chalier et Emmanuel Moses, Philosophie juive et spiritualités

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Catherine Chalier, philosophe et membre du jury du prix Ecritures & Spiritualités et Emmanuel Moses, poète, écrivain et traducteur de l’hébreu dialoguent sur France Culture  autour de la philosophie juive et la grande figure d’Emmanuel Levinas.

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/catherine-chalier-levinas

Dernier ouvrage paru de Catherine Chalier : La gravité de l’amour. Philosophie et spiritualités juives. PUF. 2016

Emmanuel Moses sera présent à la table ronde Poésie & Religion lors de notre prochain salon annuel d’Ecritures & Spiritualités le 4 mars 2017

 

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